Pétition fermée

Skype n'est pas la solution - nous avons besoin d'aide dans les camps de réfugiés en Grèce

Cette pétition avait 213 842 signataires


Mon nom est Rania Ali et je viens de Raqqa en Syrie. J'ai 20 ans. J'étais étudiante en commerce quand je vivais en Syrie mais quand l'Etat islamique a attaqué notre ville, ma famille n'avait pas d'autre choix que de partir. Parce que nous sommes kurdes nous étions d'autant plus en danger.

Maintenant, je suis au camp d'Idomeni, en Grèce, avec mon mari. Depuis la fermeture des frontières, nous vivons dans une tente dans la boue, sous la pluie et le soleil depuis plus d'un mois et demi. Cette vie en enfer devient presque normale, les frustrations augmentent à mesure que mon mari et moi perdons espoir.
 
Les réfugiés en Grèce ont seulement trois options pour pouvoir sortir de ces camps et continuer leur vie : demander l'asile en Grèce, le regroupement familial avec leurs proches en Grèce, ou le transfert dans un autre pays européen si celui-ci accepte de nous accueillir. 

Avoir accès à l'une de ces trois options passe obligatoirement par un premier appel via Skype aux services grecs d'accompagnement des réfugiés. Mais ce service n'est accessible qu'une heure par semaine, et pour ceux qui parlent certaines langues seulement.

Mon mari et moi voulons faire une demande de réinstallation dans un autre pays en Europe pour échapper à cette situation. J'ai essayé d'appeler le service d'asile Skype pendant 20 jours sans réponse. Nos vies sont réduites à une routine de sommeil et d'attente. Faire la queue pour la nourriture, pour aller aux toilettes, pour recharger nos téléphones, et attendre sans fin que quelqu'un réponde à un appel via Skype. Nos vies sont bloquées, en attente, elles aussi.

Attendre sans fin que quelqu'un réponde à un appel est frustrant, mais quand votre vie dépend de l'appel c'est encore pire.

Pour les personnes vivant dans des camps avec un accès limité à l'électricité, aux smartphones, aux ordinateurs ou à Internet, ce système est cruel et insensé. Si nous bénéficions de ce droit inaliénable de réclamer l'asile, alors pourquoi y a-t-il de tels obstacles qui rendent impossible cette démarche ?

Si mon mari et moi pouvons enfin faire cette demande de transfert, nous devrons encore attendre plusieurs mois avant qu'une décision soit prise pour notre avenir - un avenir qui n'est plus entre nos mains. Mais au moins nous commencerions l'attente maintenant avec une certitude - nous ne serons pas coincés dans des camps en Grèce pour toujours.

Nous exigeons que les responsables politiques ici en Grèce, avec l'aide de l'UE, prennent des mesures immédiates et remplacent ce système défaillant qui ne permet de faire de demande d'asile auprès des services grecs seulement via un appel Skype auquel personne ne répond. Nous avons besoin d'avoir des personnes en face de nous qui répondent à nos demandes. Il faut qu'un service d'aide aux réfugiés soit créé sur place, dans les camps de réfugiés ici en Grèce.

Parce que plus nous attendons dans ce vide, plus nos vies restent suspendues, plus nous seront désespérés. Plus nous serons désespérés, plus nous allons disparaître et mourir dans des réseaux trafiquants, ou même nous suicider.

Et plus l'Europe devra avoir honte de laisser 50.000 d'entre nous ici sans autre solution qu'un appel Skype auquel personne ne répond.

S'il vous plaît signez ma pétition!

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Rania Ali a besoin de votre aide pour sa pétition “Skype n'est pas la solution - nous avons besoin d'aide dans les camps de réfugiés en Grèce #livesonhold”. Rejoignez Rania et 213 841 signataires.