Yavuz Selim : La famille indestructible...

Le problème

À Yavuz Selim, un jour ouvrable, le décor rimait déjà avec la panique. Sur les visages des enfants, la probabilité d’une perturbation de l’année scolaire en cours forçait la tristesse. La notification par décret faisant état de la gestion des écoles turques, confiée désormais à ‘’Maarif’’, est passée par là.

Les parents d’élèves arrivaient par groupe pour les besoins d’une Assemblée générale. Sans doute pour comprendre le sort réservé à leurs progénitures. Sur les tableaux des différentes salles de classes, une pétition était déjà lancée par les élèves : «Ils changent l’administration, on se retire de l’école». Sous cette interpellation, des signatures d’adhésion.

Cette panique dans la déclaration des enfants a fait craquer certains parents. L’émotion était au rendez-vous, les larmes aussi. Nous sommes à l’établissement Bosphore du groupe scolaire Yavuz Selim. La pression d’Erdogan de fermer toutes les écoles turques du leader Gulën a fini par prendre forme. Le Gouvernement a cédé. Pour des raisons d’Etat ? C’est en tout cas l’explication du ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam.

«Ils nous ont signifié que les enseignements vont se poursuivre. Mais si une telle décision a été prise alors qu’on avait en charge la gestion, il devait au moins nous expliquer pourquoi le changement», constate Madiambal Diagne, président de l’Association qui gère l’administration de l’école. Pour lui, il est impossible de leur reprocher une mauvaise gestion. «Et pour qu’on nous retire la gestion de l’école, il faut qu’on enfreigne la loi, ce qui n’est pas le cas. Le ministre ne nous a donné aucune explication sur ce sujet, il nous a dit que ce n’est pas lui qui a pris la décision, c’est le ministre de l’Intérieur (Abdoulaye DaoudaDiallo)», a renseigné le directeur général du groupe Avenir communication. Il parle même de honte parce que, dit-il, la même procédure s’est déroulée en Gambie et en Guinée Conakry, en Somalie, au Pakistan, et le Sénégal ne devrait pas accepter d’être parmi les cinq pays qui ont cédé à la pression sur un total de 170 pays.

#JokkoSukeundiDoomiRewmi
#TouchesPasAMonEcole
#HandOffMySchool

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Anciens de Yavuz SelimLanceur de pétition
Cette pétition avait 4 933 signataires

Le problème

À Yavuz Selim, un jour ouvrable, le décor rimait déjà avec la panique. Sur les visages des enfants, la probabilité d’une perturbation de l’année scolaire en cours forçait la tristesse. La notification par décret faisant état de la gestion des écoles turques, confiée désormais à ‘’Maarif’’, est passée par là.

Les parents d’élèves arrivaient par groupe pour les besoins d’une Assemblée générale. Sans doute pour comprendre le sort réservé à leurs progénitures. Sur les tableaux des différentes salles de classes, une pétition était déjà lancée par les élèves : «Ils changent l’administration, on se retire de l’école». Sous cette interpellation, des signatures d’adhésion.

Cette panique dans la déclaration des enfants a fait craquer certains parents. L’émotion était au rendez-vous, les larmes aussi. Nous sommes à l’établissement Bosphore du groupe scolaire Yavuz Selim. La pression d’Erdogan de fermer toutes les écoles turques du leader Gulën a fini par prendre forme. Le Gouvernement a cédé. Pour des raisons d’Etat ? C’est en tout cas l’explication du ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam.

«Ils nous ont signifié que les enseignements vont se poursuivre. Mais si une telle décision a été prise alors qu’on avait en charge la gestion, il devait au moins nous expliquer pourquoi le changement», constate Madiambal Diagne, président de l’Association qui gère l’administration de l’école. Pour lui, il est impossible de leur reprocher une mauvaise gestion. «Et pour qu’on nous retire la gestion de l’école, il faut qu’on enfreigne la loi, ce qui n’est pas le cas. Le ministre ne nous a donné aucune explication sur ce sujet, il nous a dit que ce n’est pas lui qui a pris la décision, c’est le ministre de l’Intérieur (Abdoulaye DaoudaDiallo)», a renseigné le directeur général du groupe Avenir communication. Il parle même de honte parce que, dit-il, la même procédure s’est déroulée en Gambie et en Guinée Conakry, en Somalie, au Pakistan, et le Sénégal ne devrait pas accepter d’être parmi les cinq pays qui ont cédé à la pression sur un total de 170 pays.

#JokkoSukeundiDoomiRewmi
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Pétition lancée le 10 décembre 2016