

Non à la fermeture programmée de l’école publique Ave Maria


Non à la fermeture programmée de l’école publique Ave Maria
Le problème
« Famille, on vous aime ! ». C’est le titre du journal de Paris Centre publié cet automne.
A grand renfort de slogans, la majorité municipale communique sur sa politique de soutien aux familles et sur sa volonté de renforcer une école publique républicaine ouverte à toutes et à tous.
Pourtant, sur le terrain, c’est l’inverse qui se produit. Le projet de suppression de l’école élémentaire Ave Maria, pensé de longue date par la mairie et le rectorat de Paris, en constitue une brillante démonstration.
Comment démanteler une école en trois leçons ?
Leçon n°1 : réduire progressivement le périmètre de la carte scolaire
La comparaison de la carte scolaire des années 2017-2019 avec celle de 2019 – 2021 ne laisse aucun doute : c’est d’un trognon de pomme dont il faut se contenter. Et c’est la première cause de la réduction du nombre d’élèves par classe que nous constatons.
Leçon n°2 : organiser la fusion des écoles Fauconnier – Ave Maria en 2019
Le projet de fusion de l’école maternelle Fauconnier avec l’école élémentaire Ave Maria avait été accepté en échange de la promesse faite par la mairie de Paris Centre et du rectorat de ne pas supprimer de classe à l’Ave Maria. Deux jours après l’élection d’Anne Hidalgo, la mairie et le rectorat sont revenus sur leur promesse et ont annoncé la fermeture de la classe.
Leçon n°3 : Poursuivre le processus de démantèlement via un projet qui prévoit la fermeture d’une école et de deux classes
Alors que la fusion était censée consolider le complexe scolaire, un nouveau projet a été annoncé aux parents d’élèves ce 21 octobre à la mairie de Paris centre pour acter le rapprochement du complexe scolaire Fauconnier – Ave Maria avec l’école primaire Neuve Saint-Pierre. Et de surcroît ce projet s’accompagne d’une nouvelle réduction de la carte scolaire pour ces établissements.
A terme, c’est donc la double peine : fermeture de l’école Ave Maria et fermeture de deux classes en élémentaire.
Nous nous insurgeons contre ce projet qui n’a :
- Aucune considération pour nos enfants dont le parcours scolaire est de plus en plus fragilisé, dans un contexte où ils font déjà face à une crise sanitaire qui bouscule leur scolarité. Tous les projets linguistiques et culturels proposés ces dernières années par l’école pour renforcer leur enseignement ont été balayés d’un revers de main.
- Aucune considération pour nos enseignants comme pour le personnel périscolaire qui n’ont pas été consultés sur ce projet et dont l’avenir est incertain.
- Aucune considération pour les parents informés en dernière minute sur un projet qui révèle le vrai visage d’une « démocratie participative » d’affichage.
- Aucune considération pour l’histoire d’une école fondée en 1884 réduite à des murs qui pourraient être demain à vendre.
Si la Mairie veut faire taire les critiques qui lui prêtent la volonté de transformer Paris en ville musée, si avec le rectorat elle veut prouver son attachement aux valeurs de l’école Républicaine qui fêtera en 2022 les 140 ans de la loi Jules Ferry sur l'instruction obligatoire laïque et gratuite, alors il lui faut sauver l’école publique de l’Ave Maria !
Nous réclamons :
- une nouvelle répartition de la carte scolaire, équitable entre toutes les écoles de l'arrondissement.
- un projet pédagogique fort, comme ont pu en bénéficier les autres écoles de l'arrondissement.
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Le problème
« Famille, on vous aime ! ». C’est le titre du journal de Paris Centre publié cet automne.
A grand renfort de slogans, la majorité municipale communique sur sa politique de soutien aux familles et sur sa volonté de renforcer une école publique républicaine ouverte à toutes et à tous.
Pourtant, sur le terrain, c’est l’inverse qui se produit. Le projet de suppression de l’école élémentaire Ave Maria, pensé de longue date par la mairie et le rectorat de Paris, en constitue une brillante démonstration.
Comment démanteler une école en trois leçons ?
Leçon n°1 : réduire progressivement le périmètre de la carte scolaire
La comparaison de la carte scolaire des années 2017-2019 avec celle de 2019 – 2021 ne laisse aucun doute : c’est d’un trognon de pomme dont il faut se contenter. Et c’est la première cause de la réduction du nombre d’élèves par classe que nous constatons.
Leçon n°2 : organiser la fusion des écoles Fauconnier – Ave Maria en 2019
Le projet de fusion de l’école maternelle Fauconnier avec l’école élémentaire Ave Maria avait été accepté en échange de la promesse faite par la mairie de Paris Centre et du rectorat de ne pas supprimer de classe à l’Ave Maria. Deux jours après l’élection d’Anne Hidalgo, la mairie et le rectorat sont revenus sur leur promesse et ont annoncé la fermeture de la classe.
Leçon n°3 : Poursuivre le processus de démantèlement via un projet qui prévoit la fermeture d’une école et de deux classes
Alors que la fusion était censée consolider le complexe scolaire, un nouveau projet a été annoncé aux parents d’élèves ce 21 octobre à la mairie de Paris centre pour acter le rapprochement du complexe scolaire Fauconnier – Ave Maria avec l’école primaire Neuve Saint-Pierre. Et de surcroît ce projet s’accompagne d’une nouvelle réduction de la carte scolaire pour ces établissements.
A terme, c’est donc la double peine : fermeture de l’école Ave Maria et fermeture de deux classes en élémentaire.
Nous nous insurgeons contre ce projet qui n’a :
- Aucune considération pour nos enfants dont le parcours scolaire est de plus en plus fragilisé, dans un contexte où ils font déjà face à une crise sanitaire qui bouscule leur scolarité. Tous les projets linguistiques et culturels proposés ces dernières années par l’école pour renforcer leur enseignement ont été balayés d’un revers de main.
- Aucune considération pour nos enseignants comme pour le personnel périscolaire qui n’ont pas été consultés sur ce projet et dont l’avenir est incertain.
- Aucune considération pour les parents informés en dernière minute sur un projet qui révèle le vrai visage d’une « démocratie participative » d’affichage.
- Aucune considération pour l’histoire d’une école fondée en 1884 réduite à des murs qui pourraient être demain à vendre.
Si la Mairie veut faire taire les critiques qui lui prêtent la volonté de transformer Paris en ville musée, si avec le rectorat elle veut prouver son attachement aux valeurs de l’école Républicaine qui fêtera en 2022 les 140 ans de la loi Jules Ferry sur l'instruction obligatoire laïque et gratuite, alors il lui faut sauver l’école publique de l’Ave Maria !
Nous réclamons :
- une nouvelle répartition de la carte scolaire, équitable entre toutes les écoles de l'arrondissement.
- un projet pédagogique fort, comme ont pu en bénéficier les autres écoles de l'arrondissement.
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Pétition lancée le 15 novembre 2021