

Vies en danger. Nos pompiers ont-ils encore les moyens de nous secourir ?
Le problème
Nos vies sont en danger dans l’apparente indifférence de l’État
Sur quoi reposent réellement la pérennité et la qualité de nos secours ?
Lorsque nous appelons le 18 ou le 112, nous considérons comme acquis qu’un véhicule et des pompiers pourront partir.
Nous ne nous demandons pas :
- si la caserne dispose du véhicule nécessaire ;
- si elle a suffisamment de personnel pour l’armer ;
- si une équipe est déjà mobilisée loin de son secteur ;
- si le département a pu financer les recrutements et les équipements correspondant à l’augmentation des besoins.
Nous attendons simplement que les secours arrivent.
Mais sur quoi repose réellement ce service public vital qui nous semble garanti ?
1. Des besoins qui augmentent plus vite que les garanties
En Haute-Garonne, les pompiers ont réalisé 61 104 interventions en 2025, soit 8 % de plus en un an. Les secours à personne ont augmenté de 7 % et les interventions pour incendie de 12 %.
Pourtant, contrairement à ce que beaucoup imaginent, le fonctionnement quotidien des services d’incendie et de secours n’est pas principalement financé par un budget national garantissant les mêmes moyens partout.
D’après le budget 2026 du SDIS de la Haute-Garonne :
le Département apporte 60,85 % des recettes réelles de fonctionnement ;
les communes et intercommunalités en apportent 33,58 % ;
la participation directe de l’État inscrite dans ces comptes représente 0,05 %.
Ce dernier chiffre ne résume pas toute l’intervention de l’État : celui-ci transfère notamment des recettes fiscales aux départements et finance les moyens nationaux de sécurité civile. Mais il ne garantit à chaque département ni un budget minimal fondé sur ses risques, ni un nombre minimal de pompiers et de véhicules, ni un délai uniforme d’arrivée des secours.
La contribution du Département au SDIS est obligatoire. Son montant reste néanmoins déterminé dans un budget qui doit également financer les solidarités sociales, les collèges, les routes et les autres politiques territoriales.
Notre sécurité dépend donc largement des ressources et des arbitrages budgétaires locaux.
Que devient un département confronté à des risques croissants sans disposer des ressources suffisantes pour y répondre ?
2. Lorsque les moyens manquent, le système tient grâce à l’engagement humain
Des pompiers de Muret(31) ont indiqué qu’ils pouvaient être envoyés en renfort jusqu’à Saint-Gaudens, avec un trajet approchant quarante-cinq minutes.
Saint-Gaudens possède sa propre caserne : cela ne signifie pas qu’une victime y attend systématiquement quarante-cinq minutes. Il peut s’agir d’un renfort, d’un moyen spécialisé ou de l’indisponibilité d’une ressource plus proche.
Mais lorsqu’une équipe de Muret est mobilisée aussi loin, une question demeure : quels moyens restent disponibles pour protéger le Muretain pendant son absence ?
Combien de véhicules sont temporairement indisponibles faute de personnel ? Combien de départs sont différés ou nécessitent un renfort éloigné ? Quels délais réels observe-t-on selon les communes et les horaires ?
La population ne dispose pas de ces informations.
Pendant les incendies de l’été 2026, des habitants ont apporté de l’eau et de la nourriture aux équipes mobilisées. Un pompier de Muret a raconté être parti avec, pour ravitaillement fourni par le service, des biscuits salés et une bouteille d’eau.
Ce témoignage individuel ne constitue pas un audit général de la logistique du SDIS. Mais lorsque la population doit contribuer à nourrir ceux que la puissance publique envoie affronter les flammes, cette solidarité révèle aussi les limites du système.
Une bouteille d’eau et quelques biscuits ne constituent pas une politique publique.
3. L’appel aux sapeurs-pompiers volontaires
Face aux besoins d’effectifs, l’une des réponses régulièrement mises en avant consiste à recruter de nouveaux volontaires.
Près de 80 % des sapeurs-pompiers français sont volontaires.
En Haute-Garonne, le budget 2026 recense 872 professionnels et 1 945 volontaires : ces derniers représentent environ 69 % des sapeurs-pompiers du département.
Le mot « volontaire » peut donner l’impression d’un engagement occasionnel. La réalité est tout autre.
Être sapeur-pompier volontaire, c’est:
- être formé pour intervenir lors d’incendies, d’accidents de la route, de secours à personne ou de catastrophes.
- C’est pouvoir quitter son activité, son repos ou sa famille pour intervenir. C’est aussi dépendre de la possibilité, pour son employeur, de supporter son absence.
- sans bénéficier du même statut ni des mêmes garantis qu'un professionnel même s'il évolue avec les mêmes riques
L’employeur absorbe une partie de la contrainte.
La famille absorbe les gardes, les départs et l’inquiétude.
Le volontaire assume le risque.
Et le service public dépend de sa disponibilité.
Le volontariat est indispensable et admirable.
Mais il ne doit pas devenir le moyen invisible de compenser durablement un manque de moyens professionnels.
Le cas de Lucas Canuel montre jusqu’où peut aller cet engagement. Lors d’un feu de forêt en 2016, ce pompier volontaire est allé chercher un collègue professionnel dans les flammes. Son collègue est décédé. Lucas s’est réveillé après trois mois de coma, brûlé sur 40 % du corps et amputé de ses dix doigts.
Dans sa pétition contre "l’ubérisation du statut de sapeur-pompier volontaire", il dénonce la différence de droits et de protection entre professionnels et volontaires exposés au même danger, ainsi que les années de recours nécessaires pour obtenir une indemnisation complète.
Même mission. Même feu. Même risque. Mais pas les mêmes garanties.
Un service public ne peut pas reposer sur le seul dévouement de la population
Les pompiers compensent.
Les volontaires se rendent disponibles.
Les familles s’adaptent.
Les équipes acceptent des gardes supplémentaires.
Les habitants apportent de l’eau et de la nourriture.
Grâce à cet engagement, le système continue de fonctionner — et sa fragilité reste largement invisible.
Jusqu’au jour où il manque une personne pour armer un véhicule.
Jusqu’au jour où une équipe est déjà mobilisée loin de son secteur.
Jusqu’au jour où quelques minutes supplémentaires réduisent les chances de survie d’une victime ou permettent à un incendie de se propager.
Le dévouement ne peut pas tenir lieu de politique publique.
Nous ne dénonçons pas seulement un manque de moyens.
Nous interrogeons un système dans lequel l’égalité d’accès à un secours vital dépend des capacités financières locales et de la disponibilité de citoyens volontaires.
Combien de temps pouvons-nous accepter qu’un service vital repose majoritairement sur des citoyens auxquels on demande les compétences et la prise de risque de professionnels, sans leur accorder pourtant les mêmes garanties ?
Ce que nous demandons au Gouvernement et au Parlement
Nous demandons :
- Une garantie nationale minimale de capacité opérationnelle, adaptée à la population, aux distances et aux risques de chaque territoire.
- Un mécanisme national de solidarité financière, afin que la qualité des secours ne dépende pas de la richesse du département.
- La publication d’indicateurs territoriaux sur les délais d’intervention, la disponibilité des véhicules, les départs différés et les renforts provenant de secteurs éloignés.
- Une programmation pluriannuelle des effectifs, des véhicules, des équipements, de la formation et de la logistique.
- Une protection et une indemnisation à la hauteur des risques supportés par les sapeurs-pompiers volontaires.
- Un débat parlementaire sur l’égalité des citoyens devant les secours.
4. Le 29 septembre, ce combat devient celui de tous les services publics
Les sapeurs-pompiers professionnels sont engagés dans un mouvement national : neuf organisations syndicales ont déposé un préavis de grève du 8 septembre au 20 octobre 2026.
Elles réclament notamment davantage d’effectifs, des moyens humains, matériels et financiers pérennes, ainsi qu’une meilleure protection de la santé des personnels.
Cette grève n’interrompt pas les secours : les pompiers professionnels peuvent être maintenus en service ou réquisitionnés afin d’en assurer la continuité. Mais elle permet de rendre visible ce que leur engagement quotidien masque habituellement.
L’intersyndicale appelle à une mobilisation renforcée les 27, 28 et surtout le 29 septembre.
Le préavis et cet appel national sont notamment rapportés ici.
Le 29 septembre 2026, des organisations syndicales de la fonction publique appellent également à la grève et aux manifestations.
Parmi leurs revendications figurent la reconnaissance de l’engagement des agents et l’attribution de moyens humains et financiers correspondant aux besoins réels des services publics.
Les événements de l’été et le rôle essentiel des pompiers et des personnels hospitaliers sont expressément invoqués dans l’appel de Force ouvrière.
Ce que révèle la situation des pompiers n’est donc pas un problème isolé.
Le même mécanisme touche l’hôpital, l’école, la justice et les autres services publics : les besoins augmentent, les moyens ne suivent pas et les personnels compensent par leur engagement, leurs heures, leur fatigue et leur conscience professionnelle.
Tant qu’ils compensent, le service semble continuer à fonctionner.
Puis les restrictions deviennent notre attente aux urgences, l’absence d’un enseignant, l’allongement d’une procédure ou l’indisponibilité d’un véhicule de secours.
Cette mobilisation ne concerne pas seulement les fonctionnaires.
Elle nous concerne tous en tant que citoyens : habitants, patients, parents, justiciables et personnes susceptibles d’avoir un jour besoin de secours ou, plus largement, d’un service public qui fonctionne.
Soutenir la mobilisation du 29 septembre, c’est demander :
- des effectifs correspondant aux missions réellement assumées ;
- des équipements permettant d’intervenir efficacement et en sécurité ;
- une reconnaissance professionnelle à la hauteur des responsabilités exercées ;
une égalité réelle entre les territoires ; - un financement durable des services publics dont dépendent nos vies.
La solidarité citoyenne ne doit pas remplacer la puissance publique
Nous pouvons soutenir les amicales de pompiers, acheter leurs calendriers, leurs écussons ou leurs tee-shirts et contribuer à l’aide apportée aux pupilles et aux familles.
Ces gestes sont précieux.
Mais ils ne peuvent financer, à la place de la collectivité, les véhicules, les protections, la formation ou les effectifs nécessaires à notre propre sécurité.
Nous pensions ce service acquis.
Il repose en réalité sur des budgets territoriaux contraints, sur des professionnels qui compensent le manque de moyens et sur la disponibilité de milliers de citoyens volontaires.
Leur engagement permet au système de tenir.
Il ne garantit pas qu’il pourra continuer à tenir indéfiniment.
Signez cette pétition.
Partagez-la.
Interpellez vos députés, vos sénateurs et vos élus départementaux.
Soutenez et rejoignez, lorsque vous le pouvez, les manifestations du 29 septembre pour la défense des services publics.
Nous ne demandons pas un privilège pour les pompiers.
Nous demandons que la sécurité, la santé et la protection de la population cessent d’être considérées comme des dépenses sur lesquelles il serait toujours possible d’économiser.
Car le jour où nous appellerons le 18 ou le 112, la seule question qui comptera sera celle-ci :
Les moyens nécessaires seront-ils réellement disponibles pour venir nous sauver ?
Cette pétition a vocation à être remise aux députés avec un dossier argumenté sur le fonctionnement et le financement de notre service de secours.
Le nombre de signatures ne les obligera pas juridiquement à agir. Mais il donnera un poids bien différent à la démarche : je ne me présenterai plus seulement avec une inquiétude personnelle, mais avec une demande portée par des centaines — je l’espère, des milliers — de citoyens.
Signer, c’est donc aussi nous donner les moyens d’obtenir leur attention et de leur demander de porter cette question à l’Assemblée nationale.

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Le problème
Nos vies sont en danger dans l’apparente indifférence de l’État
Sur quoi reposent réellement la pérennité et la qualité de nos secours ?
Lorsque nous appelons le 18 ou le 112, nous considérons comme acquis qu’un véhicule et des pompiers pourront partir.
Nous ne nous demandons pas :
- si la caserne dispose du véhicule nécessaire ;
- si elle a suffisamment de personnel pour l’armer ;
- si une équipe est déjà mobilisée loin de son secteur ;
- si le département a pu financer les recrutements et les équipements correspondant à l’augmentation des besoins.
Nous attendons simplement que les secours arrivent.
Mais sur quoi repose réellement ce service public vital qui nous semble garanti ?
1. Des besoins qui augmentent plus vite que les garanties
En Haute-Garonne, les pompiers ont réalisé 61 104 interventions en 2025, soit 8 % de plus en un an. Les secours à personne ont augmenté de 7 % et les interventions pour incendie de 12 %.
Pourtant, contrairement à ce que beaucoup imaginent, le fonctionnement quotidien des services d’incendie et de secours n’est pas principalement financé par un budget national garantissant les mêmes moyens partout.
D’après le budget 2026 du SDIS de la Haute-Garonne :
le Département apporte 60,85 % des recettes réelles de fonctionnement ;
les communes et intercommunalités en apportent 33,58 % ;
la participation directe de l’État inscrite dans ces comptes représente 0,05 %.
Ce dernier chiffre ne résume pas toute l’intervention de l’État : celui-ci transfère notamment des recettes fiscales aux départements et finance les moyens nationaux de sécurité civile. Mais il ne garantit à chaque département ni un budget minimal fondé sur ses risques, ni un nombre minimal de pompiers et de véhicules, ni un délai uniforme d’arrivée des secours.
La contribution du Département au SDIS est obligatoire. Son montant reste néanmoins déterminé dans un budget qui doit également financer les solidarités sociales, les collèges, les routes et les autres politiques territoriales.
Notre sécurité dépend donc largement des ressources et des arbitrages budgétaires locaux.
Que devient un département confronté à des risques croissants sans disposer des ressources suffisantes pour y répondre ?
2. Lorsque les moyens manquent, le système tient grâce à l’engagement humain
Des pompiers de Muret(31) ont indiqué qu’ils pouvaient être envoyés en renfort jusqu’à Saint-Gaudens, avec un trajet approchant quarante-cinq minutes.
Saint-Gaudens possède sa propre caserne : cela ne signifie pas qu’une victime y attend systématiquement quarante-cinq minutes. Il peut s’agir d’un renfort, d’un moyen spécialisé ou de l’indisponibilité d’une ressource plus proche.
Mais lorsqu’une équipe de Muret est mobilisée aussi loin, une question demeure : quels moyens restent disponibles pour protéger le Muretain pendant son absence ?
Combien de véhicules sont temporairement indisponibles faute de personnel ? Combien de départs sont différés ou nécessitent un renfort éloigné ? Quels délais réels observe-t-on selon les communes et les horaires ?
La population ne dispose pas de ces informations.
Pendant les incendies de l’été 2026, des habitants ont apporté de l’eau et de la nourriture aux équipes mobilisées. Un pompier de Muret a raconté être parti avec, pour ravitaillement fourni par le service, des biscuits salés et une bouteille d’eau.
Ce témoignage individuel ne constitue pas un audit général de la logistique du SDIS. Mais lorsque la population doit contribuer à nourrir ceux que la puissance publique envoie affronter les flammes, cette solidarité révèle aussi les limites du système.
Une bouteille d’eau et quelques biscuits ne constituent pas une politique publique.
3. L’appel aux sapeurs-pompiers volontaires
Face aux besoins d’effectifs, l’une des réponses régulièrement mises en avant consiste à recruter de nouveaux volontaires.
Près de 80 % des sapeurs-pompiers français sont volontaires.
En Haute-Garonne, le budget 2026 recense 872 professionnels et 1 945 volontaires : ces derniers représentent environ 69 % des sapeurs-pompiers du département.
Le mot « volontaire » peut donner l’impression d’un engagement occasionnel. La réalité est tout autre.
Être sapeur-pompier volontaire, c’est:
- être formé pour intervenir lors d’incendies, d’accidents de la route, de secours à personne ou de catastrophes.
- C’est pouvoir quitter son activité, son repos ou sa famille pour intervenir. C’est aussi dépendre de la possibilité, pour son employeur, de supporter son absence.
- sans bénéficier du même statut ni des mêmes garantis qu'un professionnel même s'il évolue avec les mêmes riques
L’employeur absorbe une partie de la contrainte.
La famille absorbe les gardes, les départs et l’inquiétude.
Le volontaire assume le risque.
Et le service public dépend de sa disponibilité.
Le volontariat est indispensable et admirable.
Mais il ne doit pas devenir le moyen invisible de compenser durablement un manque de moyens professionnels.
Le cas de Lucas Canuel montre jusqu’où peut aller cet engagement. Lors d’un feu de forêt en 2016, ce pompier volontaire est allé chercher un collègue professionnel dans les flammes. Son collègue est décédé. Lucas s’est réveillé après trois mois de coma, brûlé sur 40 % du corps et amputé de ses dix doigts.
Dans sa pétition contre "l’ubérisation du statut de sapeur-pompier volontaire", il dénonce la différence de droits et de protection entre professionnels et volontaires exposés au même danger, ainsi que les années de recours nécessaires pour obtenir une indemnisation complète.
Même mission. Même feu. Même risque. Mais pas les mêmes garanties.
Un service public ne peut pas reposer sur le seul dévouement de la population
Les pompiers compensent.
Les volontaires se rendent disponibles.
Les familles s’adaptent.
Les équipes acceptent des gardes supplémentaires.
Les habitants apportent de l’eau et de la nourriture.
Grâce à cet engagement, le système continue de fonctionner — et sa fragilité reste largement invisible.
Jusqu’au jour où il manque une personne pour armer un véhicule.
Jusqu’au jour où une équipe est déjà mobilisée loin de son secteur.
Jusqu’au jour où quelques minutes supplémentaires réduisent les chances de survie d’une victime ou permettent à un incendie de se propager.
Le dévouement ne peut pas tenir lieu de politique publique.
Nous ne dénonçons pas seulement un manque de moyens.
Nous interrogeons un système dans lequel l’égalité d’accès à un secours vital dépend des capacités financières locales et de la disponibilité de citoyens volontaires.
Combien de temps pouvons-nous accepter qu’un service vital repose majoritairement sur des citoyens auxquels on demande les compétences et la prise de risque de professionnels, sans leur accorder pourtant les mêmes garanties ?
Ce que nous demandons au Gouvernement et au Parlement
Nous demandons :
- Une garantie nationale minimale de capacité opérationnelle, adaptée à la population, aux distances et aux risques de chaque territoire.
- Un mécanisme national de solidarité financière, afin que la qualité des secours ne dépende pas de la richesse du département.
- La publication d’indicateurs territoriaux sur les délais d’intervention, la disponibilité des véhicules, les départs différés et les renforts provenant de secteurs éloignés.
- Une programmation pluriannuelle des effectifs, des véhicules, des équipements, de la formation et de la logistique.
- Une protection et une indemnisation à la hauteur des risques supportés par les sapeurs-pompiers volontaires.
- Un débat parlementaire sur l’égalité des citoyens devant les secours.
4. Le 29 septembre, ce combat devient celui de tous les services publics
Les sapeurs-pompiers professionnels sont engagés dans un mouvement national : neuf organisations syndicales ont déposé un préavis de grève du 8 septembre au 20 octobre 2026.
Elles réclament notamment davantage d’effectifs, des moyens humains, matériels et financiers pérennes, ainsi qu’une meilleure protection de la santé des personnels.
Cette grève n’interrompt pas les secours : les pompiers professionnels peuvent être maintenus en service ou réquisitionnés afin d’en assurer la continuité. Mais elle permet de rendre visible ce que leur engagement quotidien masque habituellement.
L’intersyndicale appelle à une mobilisation renforcée les 27, 28 et surtout le 29 septembre.
Le préavis et cet appel national sont notamment rapportés ici.
Le 29 septembre 2026, des organisations syndicales de la fonction publique appellent également à la grève et aux manifestations.
Parmi leurs revendications figurent la reconnaissance de l’engagement des agents et l’attribution de moyens humains et financiers correspondant aux besoins réels des services publics.
Les événements de l’été et le rôle essentiel des pompiers et des personnels hospitaliers sont expressément invoqués dans l’appel de Force ouvrière.
Ce que révèle la situation des pompiers n’est donc pas un problème isolé.
Le même mécanisme touche l’hôpital, l’école, la justice et les autres services publics : les besoins augmentent, les moyens ne suivent pas et les personnels compensent par leur engagement, leurs heures, leur fatigue et leur conscience professionnelle.
Tant qu’ils compensent, le service semble continuer à fonctionner.
Puis les restrictions deviennent notre attente aux urgences, l’absence d’un enseignant, l’allongement d’une procédure ou l’indisponibilité d’un véhicule de secours.
Cette mobilisation ne concerne pas seulement les fonctionnaires.
Elle nous concerne tous en tant que citoyens : habitants, patients, parents, justiciables et personnes susceptibles d’avoir un jour besoin de secours ou, plus largement, d’un service public qui fonctionne.
Soutenir la mobilisation du 29 septembre, c’est demander :
- des effectifs correspondant aux missions réellement assumées ;
- des équipements permettant d’intervenir efficacement et en sécurité ;
- une reconnaissance professionnelle à la hauteur des responsabilités exercées ;
une égalité réelle entre les territoires ; - un financement durable des services publics dont dépendent nos vies.
La solidarité citoyenne ne doit pas remplacer la puissance publique
Nous pouvons soutenir les amicales de pompiers, acheter leurs calendriers, leurs écussons ou leurs tee-shirts et contribuer à l’aide apportée aux pupilles et aux familles.
Ces gestes sont précieux.
Mais ils ne peuvent financer, à la place de la collectivité, les véhicules, les protections, la formation ou les effectifs nécessaires à notre propre sécurité.
Nous pensions ce service acquis.
Il repose en réalité sur des budgets territoriaux contraints, sur des professionnels qui compensent le manque de moyens et sur la disponibilité de milliers de citoyens volontaires.
Leur engagement permet au système de tenir.
Il ne garantit pas qu’il pourra continuer à tenir indéfiniment.
Signez cette pétition.
Partagez-la.
Interpellez vos députés, vos sénateurs et vos élus départementaux.
Soutenez et rejoignez, lorsque vous le pouvez, les manifestations du 29 septembre pour la défense des services publics.
Nous ne demandons pas un privilège pour les pompiers.
Nous demandons que la sécurité, la santé et la protection de la population cessent d’être considérées comme des dépenses sur lesquelles il serait toujours possible d’économiser.
Car le jour où nous appellerons le 18 ou le 112, la seule question qui comptera sera celle-ci :
Les moyens nécessaires seront-ils réellement disponibles pour venir nous sauver ?
Cette pétition a vocation à être remise aux députés avec un dossier argumenté sur le fonctionnement et le financement de notre service de secours.
Le nombre de signatures ne les obligera pas juridiquement à agir. Mais il donnera un poids bien différent à la démarche : je ne me présenterai plus seulement avec une inquiétude personnelle, mais avec une demande portée par des centaines — je l’espère, des milliers — de citoyens.
Signer, c’est donc aussi nous donner les moyens d’obtenir leur attention et de leur demander de porter cette question à l’Assemblée nationale.

Les décisionnaires
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Pétition lancée le 20 septembre 2026