Vie chère : ne mettons pas, pour autant, notre Martinique en danger !

Le problème

À l’attention des autorités compétentes de la Martinique 

Nous sommes des citoyens martiniquais, touchés, comme l’ensemble de la population martiniquaise, par la problématique de la vie chère. Nous le sommes néanmoins tout autant par les événements récents et craignons que cet engagement ne soit instrumentalisé par une minorité.
Nous nous sentons offensés dans notre citoyenneté entendant qu’un groupuscule - le RPPRAC - s’est auto proclamé représentant du peuple. Le « R », « mandaté par le peuple martiniquais » tel qu’il est indiqué dans un communiqué de presse publié par ce mouvement le 14/10/2024, affirme également « je proclame l’autonomie de la Martinique » dans une vidéo réalisée par l’intéressé et publiée sur TikTok. Aude Goussard quant à elle, déclare le 16 octobre au soir « Fok sav jodi jou sé le RPPRAC ki le garant de la démocratie participative ».
Il ne nous semble pas que le RPRRAC – jusqu’alors totalement inconnu du grand public - ait fait l’objet d’une consultation pour nous représenter à la table des négociations. 

Nous ne partageons pas l’ensemble de leurs opinions : 
Sur le fond, si certaines de leurs revendications sont justes, nous ne leur reconnaissons pas les compétences nécessaires pour décider de mesures économiques pertinentes, et ne sommes pas en accord avec l’ensemble de leurs réclamations qui paraissent irréalisables et incohérentes : une baisse « des prix sur l’intégralité de l’alimentaire importé » quand le combat semble pourtant identitaire et qu’il va à l’encontre de la protection des productions locales. Non seulement la direction n’est pas claire, mais en plus, une décision doit être prise en urgence, dans l’intérêt de tous les Martiniquais, quitte à poursuivre des négociations sur le moyen et long terme.
Sur la forme, nous contestons fermement les méthodes de pression exercées qui nous semblent radicales et qui bafouent notre liberté fondamentale de nous déplacer sur le territoire, bloquent l’activité économique, détruisent de l’emploi, entrave l’instruction de nos enfants, perturbent la prise en charge médicale de certains de nos concitoyens et met en danger l’ensemble de la population. Rodrigue Petitot reconnaît par ailleurs avoir une part de responsabilité dans la montée de la violence qu’il légitime au nom de la vie chère. Nous sommes également inquiets, quant aux menaces qu’il profère librement à l’encontre des autorités ou autres opposants « Si vous en tuez un, nous en tuerons 100, si vous en tuez 100, nous vous éliminerons » ou encore « si nou ni an nettoyaj pou fè an peyi a a coumancé pa sa ki mem koulè ki nou, nous key fè nettoyaj tala aussi, nous pa mélé épi piess moun » en direct de sa chambre d’hôpital, « lorsqu’il y a des soulèvements populaires, la première étape, c’est les pillages, la deuxième, c’est la destruction et la troisième c’est la traque de ceux qu’on estime être nos ennemis » en direct sur Martinique la première, « Ayin pa ka passé, on maintient les bloquages, tout tan minis la pa ka déplacé, pesson pa ka circulé » au sortir de la 7ème table ronde le 16 octobre. Cette situation divise l’ensemble des martiniquais et ne laisse guère l’opportunité à l’ensemble des citoyens d’exprimer son avis ou son opposition librement et en toute sécurité.

Nous demandons par ailleurs aux représentants de l’Etat de mettre en place toutes les mesures nécessaires à notre libre circulation.

Par la présente, nous souhaitons démontrer qu’une partie des martiniquais prend position non pas contre une cause, mais contre un mouvement qui se veut le représentant de l’intégralité du peuple, mais dont nous ne faisons pas partie.  Où sont les politiques et les syndicats ? Quelle est la légitimité réelle du RPPRAC ? Nous demandons à ce que nos élus reprennent sérieusement et durablement les choses en main, et qu’une délégation citoyenne largement plus représentative du peuple soit constituée afin que le RPRRAC n’ait pas un droit de veto unilatéral dans le but de débloquer cette situation qui sème le chaos et divise les martiniquais.
Si la cause est juste, les moyens utilisés ne le sont pas.

Des martiniquais jusqu’alors silencieux

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Le problème

À l’attention des autorités compétentes de la Martinique 

Nous sommes des citoyens martiniquais, touchés, comme l’ensemble de la population martiniquaise, par la problématique de la vie chère. Nous le sommes néanmoins tout autant par les événements récents et craignons que cet engagement ne soit instrumentalisé par une minorité.
Nous nous sentons offensés dans notre citoyenneté entendant qu’un groupuscule - le RPPRAC - s’est auto proclamé représentant du peuple. Le « R », « mandaté par le peuple martiniquais » tel qu’il est indiqué dans un communiqué de presse publié par ce mouvement le 14/10/2024, affirme également « je proclame l’autonomie de la Martinique » dans une vidéo réalisée par l’intéressé et publiée sur TikTok. Aude Goussard quant à elle, déclare le 16 octobre au soir « Fok sav jodi jou sé le RPPRAC ki le garant de la démocratie participative ».
Il ne nous semble pas que le RPRRAC – jusqu’alors totalement inconnu du grand public - ait fait l’objet d’une consultation pour nous représenter à la table des négociations. 

Nous ne partageons pas l’ensemble de leurs opinions : 
Sur le fond, si certaines de leurs revendications sont justes, nous ne leur reconnaissons pas les compétences nécessaires pour décider de mesures économiques pertinentes, et ne sommes pas en accord avec l’ensemble de leurs réclamations qui paraissent irréalisables et incohérentes : une baisse « des prix sur l’intégralité de l’alimentaire importé » quand le combat semble pourtant identitaire et qu’il va à l’encontre de la protection des productions locales. Non seulement la direction n’est pas claire, mais en plus, une décision doit être prise en urgence, dans l’intérêt de tous les Martiniquais, quitte à poursuivre des négociations sur le moyen et long terme.
Sur la forme, nous contestons fermement les méthodes de pression exercées qui nous semblent radicales et qui bafouent notre liberté fondamentale de nous déplacer sur le territoire, bloquent l’activité économique, détruisent de l’emploi, entrave l’instruction de nos enfants, perturbent la prise en charge médicale de certains de nos concitoyens et met en danger l’ensemble de la population. Rodrigue Petitot reconnaît par ailleurs avoir une part de responsabilité dans la montée de la violence qu’il légitime au nom de la vie chère. Nous sommes également inquiets, quant aux menaces qu’il profère librement à l’encontre des autorités ou autres opposants « Si vous en tuez un, nous en tuerons 100, si vous en tuez 100, nous vous éliminerons » ou encore « si nou ni an nettoyaj pou fè an peyi a a coumancé pa sa ki mem koulè ki nou, nous key fè nettoyaj tala aussi, nous pa mélé épi piess moun » en direct de sa chambre d’hôpital, « lorsqu’il y a des soulèvements populaires, la première étape, c’est les pillages, la deuxième, c’est la destruction et la troisième c’est la traque de ceux qu’on estime être nos ennemis » en direct sur Martinique la première, « Ayin pa ka passé, on maintient les bloquages, tout tan minis la pa ka déplacé, pesson pa ka circulé » au sortir de la 7ème table ronde le 16 octobre. Cette situation divise l’ensemble des martiniquais et ne laisse guère l’opportunité à l’ensemble des citoyens d’exprimer son avis ou son opposition librement et en toute sécurité.

Nous demandons par ailleurs aux représentants de l’Etat de mettre en place toutes les mesures nécessaires à notre libre circulation.

Par la présente, nous souhaitons démontrer qu’une partie des martiniquais prend position non pas contre une cause, mais contre un mouvement qui se veut le représentant de l’intégralité du peuple, mais dont nous ne faisons pas partie.  Où sont les politiques et les syndicats ? Quelle est la légitimité réelle du RPPRAC ? Nous demandons à ce que nos élus reprennent sérieusement et durablement les choses en main, et qu’une délégation citoyenne largement plus représentative du peuple soit constituée afin que le RPRRAC n’ait pas un droit de veto unilatéral dans le but de débloquer cette situation qui sème le chaos et divise les martiniquais.
Si la cause est juste, les moyens utilisés ne le sont pas.

Des martiniquais jusqu’alors silencieux

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