Enquête Internationale sur les Massacres au CAMEROUN, Règlement de la Crise Postélectorale

Enquête Internationale sur les Massacres au CAMEROUN, Règlement de la Crise Postélectorale

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Christian Djoko started this petition to United Nations and

Lettre Ouverte et Pétition

Objet : Protestation contre les multiples massacres(GENOCIDE) en cours depuis plus de 4 ans au Cameroun et Demande urgente d‘une Enquête Internationale Indépendante Impartiale et Juste sur les multiples massacres perpétrés par le régime du Président en fonction (Président de fait) du Cameroun M. Paul Biya dans les régions du Nord-Ouest, Sud-Ouest et du grand Nord du Cameroun d’une part, et d‘une médiation internationale dans le but de trouver des solutions politiques inclusives aux multiples crises que traverse le Cameroun en l‘occurrence la crise anglophone et la crise post électorale de la présidentielle d' octobre 2018, d’autre part.

 

Mesdames et Messieurs les présidents et chefs de l’exécutif des principales puissances membres de l’ONU,

Mesdames et Messieurs les présidents et chefs de l’exécutif des pays membres de l'union européenne,

Mesdames et Messieurs les présidents et chefs de l’exécutif de tous les pays membres des Nations Unies,

Monsieur le président de la CPI,

Messieurs les vices présidents de la CPI,

Madame le procureur de la CPI,

Mesdames et Messieurs les représentants des membres du Conseil de sécurité des Nations Unies,

Mesdames et Messieurs les représentants des membres des Nations Unies,

Monsieur le président du Parlement Européen,

Mesdames et Messieurs les députés du Parlement Européen,

Madame la présidente de la Commission Européenne,

Mesdames et Messieurs les commissaires de la Commission Européenne,

Monsieur le secrétaire d'état adjoint du Bureau des Affaires Africaines du Département d'État des États-Unis,

Mesdames et Messieurs les représentants des membres de l’Union Africaine,

Monsieur le président de la Banque Mondiale,

Madame la directrice du FMI,

Mesdames et Messieurs les dignitaires religieux,

Mesdames et Messieurs les députés (députés de fait) de l’Assemblée Nationale du Cameroun,

Mesdames et Messieurs les membres du Congrès des États Unis d’Amerique,

Mesdames et Messieurs les membres du Parlement du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord,

Mesdames et Messieurs les membres du Bundestag de la République Fédérale d’Allemagne,

Mesdames et Messieurs les membres de l’Assemblée Fédérale de la Suisse,

Mesdames et Messieurs les membres du Parlement de la République Italienne,

Mesdames et Messieurs les membres du Parlement du Canada,

Mesdames et Messieurs les députés de l’Assemblée Nationale de France,

Messieurs les généraux des forces de l’Armée du Cameroun,

Mesdames et Messieurs,

 

Nous, citoyennes et citoyens d’origine camerounaise, organisation de la société civile, amis du Cameroun d‘Allemagne, de France, des Etats Unis d’Amérique, de Grande Bretagne, de Suisse, de Russie, du Canada, d’Italie, de Belgique, Suède et autres pays d’Europe, d’Amérique, d‘Asie et d’Afrique, avons le respectueux honneur de vous adresser solennellement ce jour cette lettre pour non seulement exiger l’arrêt immédiat des massacres des populations civiles non armées dans les régions du Nord-Ouest, Sud-Ouest et du Nord du Cameroun, mais également l‘ouverture d‘une enquête internationale impartiale et indépendante sur les multiples massacres perpétrés dans les régions susmentionnées. Nous exigeons en outre la médiation de la communauté internationale non seulement dans le but de mettre un terme aux massacres susmentionnés, mais également dans le but de trouver des solutions politiques inclusives aux multiples crises que traverse le Cameroun, en l’occurrence la crise anglophone et la crise post-électorale depuis octobre 2018.

En effet, le président en fonction (président de fait) du Cameroun, M. Paul Biya, âgé de 87 ans, régnant sans partage et de façon féroce sur le Cameroun depuis 38 ans, a initié deux guerres il y a 4 et 5 ans respectivement contre des résistants, les populations des régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest Cameroun et contre Boko Haram dans le grand Nord du Cameroun. Ces deux guerres ont malheureusement été l‘occasion pour des factions tribales au sein de l‘armée à la solde de M. Paul Biya, de commettre de très graves exactions sur les populations civiles, sur ses propres concitoyens.


1- Ngarbuh dans la région du Nord-Ouest du Cameroun

Concernant les multiples massacres perpétrés par des factions au sein de l‘armée contrôlées par M. Paul Biya, le Ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la république du Cameroun a finalement, après plusieurs démentis du gouvernement de fait, admis dans un communiqué signé le 21 avril 2020 la culpabilité des forces armées du Cameroun sur les massacres perpétrés à Ngarbuh le 14 février 2020.

Le régime de M. Paul Biya a donc enfin avoué, sous la pression extérieure que ce sont bien des éléments des forces de défense camerounaises qui ont massacré des populations camerounaises, en l’occurrence des civils inoffensifs, parmi lesquels des bébés et des femmes enceintes. Toutes les sources avaient du reste déjà établi cette responsabilité.

Nonobstant l’aveu forcé du régime de M. Paul Biya à travers son communiqué du 21 avril 2020 concernant sa culpabilité dans les massacres de Ngarbuh dans la région du Nord-Ouest du Cameroun, des points importants restent à élucider, notamment:

1- Combien de personnes au total ont été massacrées le 14 février 2020 ?

2- Combien de maisons ont été brulées ?

3- Qui sont ceux qui, dans l’armée du Cameroun, au sein des institutions de l’Etat du Cameroun, dans l’administration du Cameroun, au sein de la société civile du Cameroun ont ordonné, supervisé la politique militaire des massacres accompagné des incendies des maisons en général, et le massacre de Ngarbuh et les incendies des maisons en particulier .

4- Qui sont ceux qui, dans l’armée du Cameroun, au sein des institutions de l’Etat du Cameroun, dans l’administration du Cameroun, au sein de la société civile du Cameroun ont couvert et/ou tenté de manipuler l’opinion nationale et internationale ?

5- Que sont devenues toutes les personnes arrêtées arbitrairement et torturées par l‘armée ou la police de M. Paul Biya au motif fallacieux qu’elles auraient collaboré avec les Organisations de défense des droits de l’homme ayant dévoilé les crimes et l’implication de l’armée ? (A titre d’exemple la personne qui avait été arrêtée, torturée et accusée d’avoir envoyé les images des massacres à l’organisation Human Rights Watch) ?

6- Qui finance et entretient les miliciens et supplétifs enrôlés par le Commando de Ngarbuh ?

7- Les massacres de Ngarbuh ont fait naître de graves tensions religieuses et tribales entre les populations Fulani et d’autres communautés de la zone. Qui a instrumentalisé la communauté Fulani et à quelles fins ? Qu’est-ce qui est mis en place pour la réconciliation des Fulani et des autres communautés concernées ?

2- Les autres multiples cas de Massacres dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest Cameroun

Outre les points non élucidés dans le communiqué du 21 avril 2020 du ministre d‘état sécrétaire général à la présidence de la république du Cameroun, l’aveu arraché au régime de M. Paul Biya sur la responsabilité de l’Armée et du régime dans les massacres de Ngarbuh ramène à la lumière d’autres cas de civils massacrés dans le conflit armé qui ravage les Régions anglophones de notre pays depuis bientôt quatre ans.

Parmi ces cas on peut citer ceux de :

  1. Ofen- Tben ( Batibo)
  2. Menka-Pnyin (Santa)
  3. Bakweri Town ( Buea)
  4. Buea Town, (Buea)
  5. Martha ( Muyuka)
  6. Ekona
  7. Munyend
  8. Kwa- Kwa
  9. Sam Soya ( Bello)
  10. Weh
  11. Esu
  12. Wum
  13. Le journaliste Samuel Wazizi


3- Le Communiqué du 21 avril 2020 : Une manœuvre pour dissimuler l’identité des vrais responsables militaires et politiques des massacres de Ngarbuh

Eu égard non seulement aux multiples points à clarifier sur le massacre de Ngarbuh mais également aux gigantesques efforts déployés par le régime de M. Paul Biya pour dissimuler la vérité, y compris le recours à l’intimidation et à la terreur, il en résulte que les conclusions qui ont permis la rédaction du communiqué du 21 avril 2020 sont amputées d‘éléments très IMPORTANTS. Le régime de M. Paul Biya a choisi de servir au monde une demi-vérité dans le seul but de faire retomber la pression internationale et de continuer sa sale guerre.

Dans ces conditions Nous , Camerounais de tous bords et Amis du Cameroun demandons l‘ouverture d‘une enquête Internationale Impartiale Indépendante et Juste sur les massacres de Ngarbuh et tous les autres massacres de civils, aussi bien dans le conflit armé en cours dans les deux Régions anglophones que dans la Région de l’Extrême-Nord, où l’armée combat la secte extrémiste Boko Haram.

4- Médiation de la communauté internationale afin de trouver une solution inclusive aux 2 principales crises que traverse le Cameroun en l‘occurrence la crise anglophone et la crise post électorale issue de l‘élection présidentielle d‘octobre 2018

Chers Mesdames et Messieurs,

Le peuple camerounais aspire à la paix comme tous les peuples du monde. C‘est la raison pour laquelle nous vous prions publiquement de bien vouloir peser de tout votre poids afin que des solutions politiques justes et inclusives soient trouvées aux deux principales crises que traverse le Cameroun en l‘occurrence la crise anglophone et la crise post électorale de l‘élection présidentielle d‘octobre 2018.


Les quelques points suivants se retrouvent parmis les solutions politiques:

  1. Cessez-le feu immédiat et sans conditions dans toutes les régions en conflit assorti du déploiment d‘une force militaire internationale d‘interposition entre les parties en conflit.
  2. Libération de tous les prisonniers politiques issus des crises anglophones et post électorales
  3. L‘organisation d‘un véritable grand dialogue national inclusif(réunissant tous les Camerounais sans exception) sous l‘égide des Nations unies, du Parlement Européen, de l‘Union Africaine, des pays principales puissances membres de l‘ ONU et des pays amis du peuple Camerounais aux résolutions contraignantes pour toutes les parties.
  4. Démission de M. Paul Biya agé de 87 ans, qui règne de manière autoritaire, féroce et sans partage au Cameroun depuis 38 ans tout en promouvant la haine ethnique.
  5. L‘aménagement et la révision du Système électoral et du code électoral du Cameroun de façon Juste et Impartiale (Résultat du grand dialogue national)
  6. L‘adoption du Fédéralisme comme forme de l‘Etat. (Résultat du grand dialogue national)
  7. L‘organisation de nouvelles élections Présidentielle, Législative et municipale (Résultat du grand dialogue national)
  8. Amnestie pour des membres des parties en conflit (Résultat du grand dialogue national).
  9. Refus par la Banque Mondiale, le FMI et les pays amis du Cameroun de faire des prêts d‘argent liquide au Cameroun tant que cela ne concerne pas la résolution politique des crises que traversent le Cameroun


Nous prions la CPI d’engager des poursuites pour les crimes de guerre , les crimes contre l’humanité, et le genocide relatés conformément au Statut de ROME, tout en souhaitant que des solutions politiques soient rapidement appliquées avec l‘aide de la Communauté Internationale car le régime sanguinaire en fonction dans notre pays a montré sa mauvaise foi et son incapacité à résoudre ces crises.

Chers Mesdames et Messieurs,

En perdant encore du temps, en restant sourds à notre demande ou en refusant de nous aider à résoudre ces graves crises que traverse notre cher et beau pays, vous l'exposerez inéluctablement à être victime d'atrocités encore plus graves que celles en cours et qui prendraient l’ampleur du GÉNOCIDE Rwandais ou des évènements tragiques en Tchétchénie dans les années 90.

Dans l‘attente de votre prompte réaction, veuillez agréer, chers mesdames et messieurs l‘expression de notre très haute considération.

 

 

Fait à Cologne le 04 Juillet 2020.

Djoko Christian

Kamwa Christian

Njanpou Celestine

Fotso Vincent de Paul

 

 

Ont également collaboré à l'élaboration de ce document:

Kemta Emmanuel, Wanto Robert, Youmbi Dany, Tchappi Tchamdou Helene, Kamoua Jeanjacques, Tajo Martin, Ewang Micheline, Dr. Noumsi Jacques, Noumeyi Valdez, Matene Thérèse, Tamo Alain, Pegang Caroline, Owona Hermann, Kayo Brice, Djif Djimeli, Tchangue Marcel, Ngono Françoise, Lahmi Madeleine, Tchouanang Jacques, Madi Kom, Ndongo Étiennette, Moumié Éric, Wamini Christine, Boukam Justine, Kameni Jean Désiré, Fotso Willy, Sikadi Berty, Ninovè Maxime, Pidjou Benjo, Gambet Karine, Tanti Justin, Kerharo Mado, Tchapwa Bertrand, Tchanang Olivier, Nana Collins, Tchoumbou Stéphane, Tchamba Mirabelle, Simo Sopgui, Soh Thierry, Niat Benjamin, Kouam Therèse, D'agostino Marie Claire.

Il est IMPORTANT de souligner que tous les Groupes de la RÉSISTANCE pour la LIBÉRATION du CAMEROUN sont en phase avec cette Lettre-Pétition.

 

 

 

 

 

 

 

 

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