

Sénégal : pour la dignité de tous, contre la haine et l'arbitraire


Sénégal : pour la dignité de tous, contre la haine et l'arbitraire
Le problème
Tribune Pétition citoyenne — Dakar, 19 mai 2026
En quelques mots
Au Sénégal, le durcissement des peines relatives aux « actes contre nature » a ouvert la voie à une chasse aux sorcières inacceptable. Des citoyens sont exposés publiquement, humiliés, livrés à la vindicte populaire avant tout jugement. Des responsables politiques, par opportunisme, alimentent ce climat au lieu de le calmer. Nous refusons cette dérive. Nous appelons à la résistance civique.
Pourquoi cette tribune pétition ?
Le Sénégal traverse une crise morale silencieuse. Sous couvert de morale publique, une parole de haine se banalise — sur les réseaux sociaux, dans les médias, dans les discours politiques. Des personnes sont stigmatisées, exposées, parfois violentées, en raison de leur orientation sexuelle réelle ou supposée.
Ce n'est pas le Sénégal que nous connaissons.
Les Gor Djiguène ont de tout temps existé dans notre société, intégrés, tolérés, sans que cela n'ébranle nos fondements. Notre Teranga, notre sens de la dignité humaine, notre tradition séculaire de résilience et d'ouverture — voilà ce qui a fait de notre pays une exception en Afrique et dans le monde.
Aujourd'hui, cette exception est menacée. Après les violences contre les étrangers, c'est au tour d'une minorité de citoyens d'être désignée à la haine publique. Si nous laissons faire, qui sera la prochaine cible ?
Nous comprenons que la transmission volontaire du VIH, si elle est prouvée, constitue un acte criminel qui appelle une réponse judiciaire. Mais la justice appartient aux tribunaux — pas à la rue, pas aux réseaux sociaux, pas aux tribunes politiques. Confondre les deux est une faute grave que nous refusons de cautionner.
Notre Constitution garantit la dignité de chaque être humain sur le sol sénégalais. Ce n'est pas une concession à l'Occident — c'est notre propre héritage, celui de Léopold Sédar Senghor, de Cheikh Anta Diop, de tous ceux qui ont pensé le Sénégal comme une civilisation de l'humain.
Nos trois exigences
1. Que les responsables politiques de toutes tendances condamnent sans ambiguïté les violences physiques et verbales, et les discours de haine visant des personnes en raison de leur orientation sexuelle réelle ou supposée.
Le silence politique face à la haine est une complicité. Nous attendons des actes, pas des calculs électoraux.
2. Que toute procédure judiciaire se déroule dans le strict respect des droits fondamentaux — présomption d'innocence, protection de la vie privée, interdiction de toute exposition publique humiliante — à l'abri des pressions de la rue et des réseaux sociaux.
La justice rendue sous la pression de la foule n'est pas la justice. C'est la vengeance.
3. Que les pouvoirs publics investissent massivement dans l'éducation et la prévention sanitaire — notamment sur les IST et le VIH — plutôt que dans la stigmatisation de communautés.
La santé publique se construit avec la science et la pédagogie, jamais avec la honte et la peur.
Notre engagement
Nous ne demandons pas l'impossible. Nous ne réclamons pas une révolution des mœurs. Nous demandons simplement ce que notre propre tradition nous enseigne : que chaque être humain soit traité avec dignité. Que la loi s'applique équitablement, sereinement, loin des passions. Que notre pays reste fidèle à lui-même.
L'Occident n'a aucune leçon à nous donner. Mais nous, nous avons des convictions à honorer — celles qui ont construit le Sénégal depuis des siècles.
Je résiste à l'intolérance. Je signe cette pétition.
Pétition initiée par Amar THIOUNE, responsable politique et militant antiraciste.
Président fondateur du Mouvement Authentique National africain -M.A.N.A
Contact : amar.thioune38@gmail.com— Diffusion libre avec mention de la source

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Le problème
Tribune Pétition citoyenne — Dakar, 19 mai 2026
En quelques mots
Au Sénégal, le durcissement des peines relatives aux « actes contre nature » a ouvert la voie à une chasse aux sorcières inacceptable. Des citoyens sont exposés publiquement, humiliés, livrés à la vindicte populaire avant tout jugement. Des responsables politiques, par opportunisme, alimentent ce climat au lieu de le calmer. Nous refusons cette dérive. Nous appelons à la résistance civique.
Pourquoi cette tribune pétition ?
Le Sénégal traverse une crise morale silencieuse. Sous couvert de morale publique, une parole de haine se banalise — sur les réseaux sociaux, dans les médias, dans les discours politiques. Des personnes sont stigmatisées, exposées, parfois violentées, en raison de leur orientation sexuelle réelle ou supposée.
Ce n'est pas le Sénégal que nous connaissons.
Les Gor Djiguène ont de tout temps existé dans notre société, intégrés, tolérés, sans que cela n'ébranle nos fondements. Notre Teranga, notre sens de la dignité humaine, notre tradition séculaire de résilience et d'ouverture — voilà ce qui a fait de notre pays une exception en Afrique et dans le monde.
Aujourd'hui, cette exception est menacée. Après les violences contre les étrangers, c'est au tour d'une minorité de citoyens d'être désignée à la haine publique. Si nous laissons faire, qui sera la prochaine cible ?
Nous comprenons que la transmission volontaire du VIH, si elle est prouvée, constitue un acte criminel qui appelle une réponse judiciaire. Mais la justice appartient aux tribunaux — pas à la rue, pas aux réseaux sociaux, pas aux tribunes politiques. Confondre les deux est une faute grave que nous refusons de cautionner.
Notre Constitution garantit la dignité de chaque être humain sur le sol sénégalais. Ce n'est pas une concession à l'Occident — c'est notre propre héritage, celui de Léopold Sédar Senghor, de Cheikh Anta Diop, de tous ceux qui ont pensé le Sénégal comme une civilisation de l'humain.
Nos trois exigences
1. Que les responsables politiques de toutes tendances condamnent sans ambiguïté les violences physiques et verbales, et les discours de haine visant des personnes en raison de leur orientation sexuelle réelle ou supposée.
Le silence politique face à la haine est une complicité. Nous attendons des actes, pas des calculs électoraux.
2. Que toute procédure judiciaire se déroule dans le strict respect des droits fondamentaux — présomption d'innocence, protection de la vie privée, interdiction de toute exposition publique humiliante — à l'abri des pressions de la rue et des réseaux sociaux.
La justice rendue sous la pression de la foule n'est pas la justice. C'est la vengeance.
3. Que les pouvoirs publics investissent massivement dans l'éducation et la prévention sanitaire — notamment sur les IST et le VIH — plutôt que dans la stigmatisation de communautés.
La santé publique se construit avec la science et la pédagogie, jamais avec la honte et la peur.
Notre engagement
Nous ne demandons pas l'impossible. Nous ne réclamons pas une révolution des mœurs. Nous demandons simplement ce que notre propre tradition nous enseigne : que chaque être humain soit traité avec dignité. Que la loi s'applique équitablement, sereinement, loin des passions. Que notre pays reste fidèle à lui-même.
L'Occident n'a aucune leçon à nous donner. Mais nous, nous avons des convictions à honorer — celles qui ont construit le Sénégal depuis des siècles.
Je résiste à l'intolérance. Je signe cette pétition.
Pétition initiée par Amar THIOUNE, responsable politique et militant antiraciste.
Président fondateur du Mouvement Authentique National africain -M.A.N.A
Contact : amar.thioune38@gmail.com— Diffusion libre avec mention de la source

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Pétition lancée le 19 mai 2026