Actualización sobre la peticiónNon à la défiguration du Palais Garnier voulue par Stéphane LissnerAudience du 14 décembre : des faits très graves enfin confirmés
Sylvain FORTFrancia
15 dic 2015
Chères signataires, chers signataires, Hier lundi 14 décembre a eu lieu devant le tribunal administratif de Paris l'audience du référé déposé par la SPPEF et trois abonnés de l'Opéra contre l'autorisation accordée par la DRAC le 24 novembre dernier. L'avocat, Maître Benoît Jorion, a demandé la suspension des travaux et la remise en état de la salle du Palais Garnier. La décision du tribunal administratif devrait intervenir dans les prochains jours. Nous vous en tiendrons informés. D'ores et déjà, cette audience est venue confirmer une information très importante qui nous était parvenue mais que l'Opéra n'avait jamais voulu confirmer : les cloisons anciennes n'ont pas été "déposées" mais bel et bien détruites. L'avocat de l'Opéra a dû le reconnaître - non sans embarras - face aux questions pressantes de la Présidente du tribunal administratif et en présence du directeur des bâtiments de l'Opéra de Paris et du Conservateur en chef des monuments historiques, Monsieur Dominique Cerclet, signataire de l'autorisation de la DRAC, qui n'ont pu qu'acquiescer. Cet aveu est extrêmement grave. D'abord parce que l'Opéra a constamment indiqué que les cloisons avaient été "déposées" et non détruites, indiquant à la presse qu'elles étaient en "restauration". Cela remet gravement en cause la sincérité de l'Opéra. Ensuite, parce que c'est ce que l'Opéra de Paris avait indiqué lors du premier référé alors que la question du devenir de ces cloisons lui avait été posée : cela avait même contribué au rejet du premier référé. Cela remet gravement en cause la parole de l'Opéra devant une juridiction. Enfin parce que la destruction de monument historique est un délit pénal passible de 100 000 euros d'amende et de 7 ans de prison. De référé en référé, la vérité se fait jour sur la réalité de ce chantier, qui a été mené en toute illégalité avec des procédés d'une brutalité inouïe : certaines cloisons ont été abattues à la masse. L'irrespect constaté à l'égard du monument de Charles Garnier est de plus en plus clairement un acte de vandalisme : un terme que derechef l'Opéra a demandé au tribunal de faire retirer - mais qui décidément s'impose avec une évidence désormais aveuglante et lamentable. Enfin il est à noter que Monsieur Dominique Cerclet a comparé en audience les opposants à ce chantier aux ennemis de Chagall et de "l'art dégénéré". Tant d'outrance ne fait pas honneur à un haut-fonctionnaire dont le discernement devrait être la qualité première. La Tribune de l'Art relate l'audience ici : http://www.latribunedelart.com/vandalisme-avere-a-l-opera Forum Opéra relate l'audience ici : http://www.forumopera.com/breve/loges-de-garnier-des-aveux-embarrassants-devant-le-tribunal-administratif
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