Petition updateNon à la défiguration du Palais Garnier voulue par Stéphane LissnerLa vérité ou le doute ? Sur la décision du tribunal administratif de ce jour.

Sylvain FORTFrance
18 Dec 2015
Chères signataires, chers signataires,
Le tribunal administratif saisi en référé a rendu sa décision : il ne relève aucun "doute sérieux" quant à la légalité de l'autorisation donnée par la DRAC aux travaux à Garnier. Ils peuvent donc se poursuivre. Est en cours la pose de caissons au plafond pour masquer l'épaisseur des rails. Les plafonds s'en trouveront rabaissés d'une dizaine de centimètres et calfeutrés - va-t-on nous dire que c'est bon pour l'acoustique ?
Perdre en référé n'est pas inusuel ni catastrophique. Comme le rappelle Maître Benoît Jorion, "le juge des référés ne se prononce que sur la base d’une illégalité flagrante et de l’urgence. Cette décision ne préjuge donc en rien du jugement sur le fond, qui interviendra dans quelques mois. Les très nombreuses irrégularités que nous avons relevées seront alors jugées par une formation collégiale, après une instruction complète et contradictoire. Nous avons de bonnes raisons de rester confiants".
Toutefois, nous sommes face à une situation étrange. En somme la vérité a finalement éclaté grâce à ces assignations en référé alors que la direction de l'Opéra de Paris s'est évertuée à la masquer à longueur de déclarations et d'articles de presse ! Car les mensonges publics de l'Opéra n'ont pu être repris par ses avocats devant un tribunal où prévaut la vérité sous serment.
Cette "tempête dans un verre d'eau" évoquée par le directeur de l'Opéra s'est révélée sous son vrai jour, comme l'explique Alexandre Gady, Président de la SPPEF, le souligne : « De référé en référé, nous avons découvert la triste vérité : en plein mois d’août, sans autorisation de personne, la direction de l’Opéra de Paris a fait détruire une partie de la salle du Palais Garnier. Les petits arrangements qui s’en sont suivis ont neutralisé les juges de l'urgence. Je ne doute pas que ce comportement, et ses effets visibles par tous, seront finalement punis par une juridiction française, qu’il s’agisse du tribunal administratif jugeant sur le fond ou de la juridiction pénale que nous allons saisir dans les jours qui viennent. »
Si le "doute sérieux" n'existe pas selon le tribunal administratif, la vérité, elle, existe bel et bien et elle dérange : connue désormais de tous, elle n'a suscité aucune réaction de la part des tutelles de l'Opéra de Paris, qui au contraire se sont ingéniées à couvrir, soutenir, arranger des actes dont le tribunal administratif a reconnu qu'il n'était pas diffamatoire de les qualifier de "vandalisme".
La procédure de référé a comme avantage la rapidité, comme inconvénient le fait de ne pas juger du fond. C'est donc du fond qu'il va s'agir désormais de parler, et ce fond est pour le moins trouble. La justice administrative se prononcera dans les mois à venir, et la justice pénale sera saisie sous peu ; elle devrait statuer rapidement.
Une fois encore, votre soutien est essentiel. Vos messages sont un encouragement constant face à une partie adverse qui s'enferme dans l'absurdité de ses déportements. L'action judiciaire peut aussi requérir votre contribution financière - même si cette période de fêtes amoindrit nos budgets ! Vous pouvez donner ici : http://www.sppef.fr/donner/
Je vous souhaite de très belles fêtes en vous remerciant encore de votre aide et de votre soutien.
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