Petition updateNon à la défiguration du Palais Garnier voulue par Stéphane LissnerVives inquiétudes sur Garnier et suite des procédures judiciaires

Sylvain FORTFrance
10 Dec 2015
Chères Signataires, chers Signataires,
Tout d'abord, nos plus vifs remerciements à ceux qui par leurs dons ont soutenu notre effort financier dans les procédures qui nous opposent à l'Opéra de Paris et à la DRAC. Nous approchons lentement mais sûrement de ce qui nous est nécessaire.
Il est toujours possible de nous aider en allant sur cette page : http://www.sppef.fr/donner/
Les dons sont directement affectés à notre combat et déductibles à 66% au-delà de 15 euros.
Les procédures aujourd'hui se poursuivent. Lundi prochain 14 décembre aura lieu l'audience de notre référé contre la décision de la DRAC. Une plainte au fond a également été déposée.
Une plainte pénale contre l'Opéra de Paris se précise. En effet, l'illégalité des travaux menés l'été dernier a été constatée par le tribunal administratif et relève du pénal.
Mais, pire encore, une nouvelle inquiétude se fait jour.
L'Opéra de Paris a en effet toujours promis que les cloisons historiques avaient été seulement enlevées. Or il apparaît qu'elles pourraient bien avoir été détruites et jetées à la benne !!!
C'est ce que révèle un article stupéfiant de Didier Rykner dans La Tribune de l'Art (cf. lien) : Didier Rykner a demandé à voir les cloisons anciennes, ce qui lui a été refusé. Il a donc demandé à l'Opéra de démentir qu'elles avaient été détruites : l'Opéra a indiqué qu'il ne lui était pas possible de démentir.
Si les travaux illégaux se sont doublés effectivement d'une destruction de patrimoine, la peine est de 7 ans d'emprisonnement et 100 000 euros d'amende.
Nous entrons là dans le vif d'un scandale qui à ce stade est presque inconcevable : nous espérons que très rapidement l'Opéra de Paris prouvera que les cloisons ont été conservées. Il s'agit d'une quarantaine de panneaux, les cloisons n'étant pas d'une seule pièce. Si cette preuve venait à manquer, la situation serait encore plus grave que nous ne l'imaginions.
Nous vous tiendrons bien entendu au courant. Comme vous le constatez, le combat continue.
Bien cordialement.
Précision : Pour mémoire, le juge des référés juge de l'urgence à suspendre une décision dont les effets sont en cours. La procédure au fond permet de juger du bien fondé ou pas d'une décision. Notre premier référé avait été perdu non sur le fond mais parce que la décision providentielle de la DRAC validait a posteriori les travaux et parce que les travaux avaient déjà été effectués : il n'y avait donc plus d'urgence à suspendre... sauf à attaquer la décision de la DRAC, ce que nous faisons.
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