Signons contre la casse imminente des salaires dans l'industrie du film d'animation!


Signons contre la casse imminente des salaires dans l'industrie du film d'animation!
The Issue
À l'attention de tous les salariés de l'industrie du film d'animation.
Comme si les attaques répétées du gouvernement à l'encontre des droits des travailleurs ne suffisaient pas, le Syndicat des Producteurs de Films d'Animation (SPFA) s'apprête à faire passer un projet de réforme de notre convention collective qui se traduira par une baisse dramatique des minima salariaux de notre secteur. La dernière réunion prévue se tiendra le 21 mars prochain.
Que pouvez-vous y faire ?
En faisant front commun, les syndicats de travailleurs peuvent faire opposition à ce projet (50% des voix suffisent). Mais ces organisations syndicales ne se laisseront convaincre que si les salariés de l'animation manifestent massivement leur rejet de la réforme proposée par le SPFA .
Situation actuelle et projet du SPFA:
Alors que sur ces dix dernières années les salaires des non-cadres n'ont en moyenne progressé que de 3% malgré une inflation des prix de 15%, le SPFA a déposé, en octobre dernier, un projet de réforme de la Convention Collective de la Production de Films d'Animation qui revenait ni plus ni moins à baisser de 19 à 45% les salaires minimum fixés, pour chaque fonction, par le texte actuel.
Notre convention collective, qui a force de loi, comporte une clause qui interdit, en principe, toute modification de la convention qui aboutirait à un recul des avantages acquis par les travailleurs.
« JUNIOR » le nouveau salaire minimum:
La stratégie du SPFA a donc consisté à créer, pour chaque fonction existante, plusieurs niveaux d'expérience (junior et confirmé), pour ensuite attribuer aux " juniors " le salaire minimum qui est actuellement celui des assistants, et aux " confirmés " le salaire minimum qui est aujourd'hui celui d'un salarié en début de carrière.
Or, un animateur débutant exerce la même fonction qu'un animateur expérimenté. Ainsi, à supposer que l'on accepte de créer les catégories "junior" et "confirmé " et de leur attribuer des salaires minimum distincts, le salaire des " juniors " devrait correspondre aux minima salariaux actuellement en vigueur dans la convention collective et celui des confirmés devrait en toute logique être supérieur aux minimas salariaux de cette même convention. Pour contourner cet argument, le SPFA a pris soin de définir chaque fonction de l'échelon " junior " (animateur junior, storyboardeur junior...) comme une fonction à part entière qui aurait des responsabilités moindres que les mêmes fonctions à l'échelon " confirmé " (animateur confirmé, storyboardeur confirmé ...).
En présentant les fonctions de l'échelon " junior " comme des fonctions distinctes de l'échelon " confirmé", le SPFA peut prétendre n'avoir fait qu'ajouter des fonctions qui n'existaient pas. Il peut ainsi faire mine de n'avoir pas baissé les minima salariaux des fonctions déjà existantes. Cette manœuvre lui permet de proposer, sans rougir, une baisse drastique de nos salaires.
Depuis des années nous grappillons des miettes au prix d'éprouvantes négociations syndicales, et l'on voudrait aujourd'hui nous enlever une part substantielle du fruit de notre travail alors même que les salaires des cadres permanents ont en moyenne augmente de 32% en 10 ans et que les producteurs de films d'animation ont récemment obtenu un important crédit d'impôt pour les longs-métrages d'initiative française. Ajoutons à cela qu'avec l'explosion du prix des formations, les plus directement touché(e)s par cette réforme seront les jeunes diplômé(e)s tout juste sorti(e)s d'école avec des emprunts toujours plus gigantesques à rembourser.
Négociations en cours : récapitulatif du Work in progress :
Après plusieurs mois de négociations, les modifications que le SPFA a accepté d'apporter à son projet sont dérisoires (la majorité des fonctions "junior" seraient à 85 euros/jour et les "juniors" les plus chanceux auraient droit à 98,16 euros/jour). Malgré cela, le positionnement actuel de la plupart des syndicats de travailleurs n'est pas rassurant. Si la CFTC et le SNTPCT comptent s'opposer au projet du SPFA, les autres organisations syndicales semblent prêtes à le signer. Le SPIAC CGT a quant à lui posé des conditions, trop peu ambitieuses, à la signature du projet.
Les conditions sont les suivantes:
- 90 euros de salaire minimum pour les juniors (ce qui entérinerait la baisse des minima salariaux dans toute l'industrie)
- Obligation, pour l'employeur, d'embaucher en tant que "confirmé" un salarié qui aurait travaillé au même poste pendant 24 mois, consécutifs ou non, chez un ou plusieurs employeurs. (Avec le risque d'inciter les entreprises à remplacer leurs employés par des juniors dès que ceux-ci ont 24 mois d'expérience à un même poste)
- Les postes juniors ne seront mis en place que dans les métiers où il existe au préalable une fonction assistant (Cette clause n'empêche pas les entreprises de continuer à embaucher, frauduleusement, des animateurs juniors sous des contrats d'assistants. Elle entérine la création d'un échelon junior qui constituerait un échelon intermédiaire entre l'assistant et le "confirmé", conformément à la rhétorique du SPFA qui justifie ainsi la baisse des minima salariaux)
- Une entreprise doit respecter un quota imposé de juniors/confirmés
Pas d’accord avec ce projet ? Exprimez-vous, signez la pétition !
Si la création des catégories "junior" et "confirmé" et les conditions de recours à ces catégories doivent pouvoir faire l'objet d'une négociation, celle-ci doit être distincte des négociations concernant la révision de la liste des fonctions existantes ou encore des négociations concernant la revalorisation des minima salariaux. C'est parce qu'il a instauré un flou thématique que le SPFA se retrouve en mesure d'opérer un tour de passe-passe qui se traduit par une baisse scandaleuse des minima salariaux que nous avons si durement amenés à leur niveau actuel.
En signant cette pétition vous manifestez votre rejet de la réforme proposée par le SPFA et donnez ainsi aux organisations syndicales la légitimité de s'opposer massivement à ce projet.

The Issue
À l'attention de tous les salariés de l'industrie du film d'animation.
Comme si les attaques répétées du gouvernement à l'encontre des droits des travailleurs ne suffisaient pas, le Syndicat des Producteurs de Films d'Animation (SPFA) s'apprête à faire passer un projet de réforme de notre convention collective qui se traduira par une baisse dramatique des minima salariaux de notre secteur. La dernière réunion prévue se tiendra le 21 mars prochain.
Que pouvez-vous y faire ?
En faisant front commun, les syndicats de travailleurs peuvent faire opposition à ce projet (50% des voix suffisent). Mais ces organisations syndicales ne se laisseront convaincre que si les salariés de l'animation manifestent massivement leur rejet de la réforme proposée par le SPFA .
Situation actuelle et projet du SPFA:
Alors que sur ces dix dernières années les salaires des non-cadres n'ont en moyenne progressé que de 3% malgré une inflation des prix de 15%, le SPFA a déposé, en octobre dernier, un projet de réforme de la Convention Collective de la Production de Films d'Animation qui revenait ni plus ni moins à baisser de 19 à 45% les salaires minimum fixés, pour chaque fonction, par le texte actuel.
Notre convention collective, qui a force de loi, comporte une clause qui interdit, en principe, toute modification de la convention qui aboutirait à un recul des avantages acquis par les travailleurs.
« JUNIOR » le nouveau salaire minimum:
La stratégie du SPFA a donc consisté à créer, pour chaque fonction existante, plusieurs niveaux d'expérience (junior et confirmé), pour ensuite attribuer aux " juniors " le salaire minimum qui est actuellement celui des assistants, et aux " confirmés " le salaire minimum qui est aujourd'hui celui d'un salarié en début de carrière.
Or, un animateur débutant exerce la même fonction qu'un animateur expérimenté. Ainsi, à supposer que l'on accepte de créer les catégories "junior" et "confirmé " et de leur attribuer des salaires minimum distincts, le salaire des " juniors " devrait correspondre aux minima salariaux actuellement en vigueur dans la convention collective et celui des confirmés devrait en toute logique être supérieur aux minimas salariaux de cette même convention. Pour contourner cet argument, le SPFA a pris soin de définir chaque fonction de l'échelon " junior " (animateur junior, storyboardeur junior...) comme une fonction à part entière qui aurait des responsabilités moindres que les mêmes fonctions à l'échelon " confirmé " (animateur confirmé, storyboardeur confirmé ...).
En présentant les fonctions de l'échelon " junior " comme des fonctions distinctes de l'échelon " confirmé", le SPFA peut prétendre n'avoir fait qu'ajouter des fonctions qui n'existaient pas. Il peut ainsi faire mine de n'avoir pas baissé les minima salariaux des fonctions déjà existantes. Cette manœuvre lui permet de proposer, sans rougir, une baisse drastique de nos salaires.
Depuis des années nous grappillons des miettes au prix d'éprouvantes négociations syndicales, et l'on voudrait aujourd'hui nous enlever une part substantielle du fruit de notre travail alors même que les salaires des cadres permanents ont en moyenne augmente de 32% en 10 ans et que les producteurs de films d'animation ont récemment obtenu un important crédit d'impôt pour les longs-métrages d'initiative française. Ajoutons à cela qu'avec l'explosion du prix des formations, les plus directement touché(e)s par cette réforme seront les jeunes diplômé(e)s tout juste sorti(e)s d'école avec des emprunts toujours plus gigantesques à rembourser.
Négociations en cours : récapitulatif du Work in progress :
Après plusieurs mois de négociations, les modifications que le SPFA a accepté d'apporter à son projet sont dérisoires (la majorité des fonctions "junior" seraient à 85 euros/jour et les "juniors" les plus chanceux auraient droit à 98,16 euros/jour). Malgré cela, le positionnement actuel de la plupart des syndicats de travailleurs n'est pas rassurant. Si la CFTC et le SNTPCT comptent s'opposer au projet du SPFA, les autres organisations syndicales semblent prêtes à le signer. Le SPIAC CGT a quant à lui posé des conditions, trop peu ambitieuses, à la signature du projet.
Les conditions sont les suivantes:
- 90 euros de salaire minimum pour les juniors (ce qui entérinerait la baisse des minima salariaux dans toute l'industrie)
- Obligation, pour l'employeur, d'embaucher en tant que "confirmé" un salarié qui aurait travaillé au même poste pendant 24 mois, consécutifs ou non, chez un ou plusieurs employeurs. (Avec le risque d'inciter les entreprises à remplacer leurs employés par des juniors dès que ceux-ci ont 24 mois d'expérience à un même poste)
- Les postes juniors ne seront mis en place que dans les métiers où il existe au préalable une fonction assistant (Cette clause n'empêche pas les entreprises de continuer à embaucher, frauduleusement, des animateurs juniors sous des contrats d'assistants. Elle entérine la création d'un échelon junior qui constituerait un échelon intermédiaire entre l'assistant et le "confirmé", conformément à la rhétorique du SPFA qui justifie ainsi la baisse des minima salariaux)
- Une entreprise doit respecter un quota imposé de juniors/confirmés
Pas d’accord avec ce projet ? Exprimez-vous, signez la pétition !
Si la création des catégories "junior" et "confirmé" et les conditions de recours à ces catégories doivent pouvoir faire l'objet d'une négociation, celle-ci doit être distincte des négociations concernant la révision de la liste des fonctions existantes ou encore des négociations concernant la revalorisation des minima salariaux. C'est parce qu'il a instauré un flou thématique que le SPFA se retrouve en mesure d'opérer un tour de passe-passe qui se traduit par une baisse scandaleuse des minima salariaux que nous avons si durement amenés à leur niveau actuel.
En signant cette pétition vous manifestez votre rejet de la réforme proposée par le SPFA et donnez ainsi aux organisations syndicales la légitimité de s'opposer massivement à ce projet.

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Petition created on March 18, 2016