Sauvons le dispositif DALY !


Sauvons le dispositif DALY !
Le problème
Lors du conseil pédagogique du lycée Gabriel Fauré d'Annecy présentant la répartition de la dotation globale horaire, nous avons appris avec stupéfaction et indignation la fermeture programmée des classes du dispositif DALY.
Le dispositif DALY est un dispositif innovant, créé en 2007 sous label Cardie.
En partenariat avec la clinique psychiatrique Regina de Sévrier, qui a une délégation de pouvoir public pour la prise en charge des jeunes, la médecine scolaire, l’AHPAD, les infirmières scolaires, les équipes enseignantes et administratives volontaires, les classes accueillent chaque année jusqu’à 30 jeunes âgés de 14 à 18 ans, jeunes qui souffrent d’anxiété, de phobie scolaire, de troubles psychiatriques et qui, pour la majorité d’entre eux, ont été déscolarisés depuis plusieurs mois.
Ces élèves retrouvent peu à peu le chemin de l’école avec une inclusion croissante en classe ordinaire de la Seconde à la Terminale et pour certains d’entre eux, une intégration à l’internat ainsi qu’une possibilité de réintégrer une classe ordinaire à tout moment.
En 7 ans, nous avons suivi 49 jeunes parmi lesquels 26 ont poursuivi des études (générales, techniques ou professionnelles), 2 ont intégré le monde professionnel, 2 sont accompagnés par des structures spécialisées, 7 vont mieux d’un point de vue psychologique et cherchent leur voie.
Pendant plusieurs années, ce dispositif a été financé grâce à des moyens fléchés donnés par le rectorat de Grenoble.
Mais la dotation globale horaire attribuée cette année au lycée est insuffisante pour nous permettre la poursuite du dispositif sans utiliser des moyens nécessaires par ailleurs aux autres enseignements.
Pour nous, cette décision est incompréhensible.
Cela nous paraît aller totalement à rebours de la politique gouvernementale avec notamment un premier ministre qui souhaite faire de « la santé mentale des jeunes la grande cause de son gouvernement ».
Face à la dégradation de la santé mentale des jeunes avec un chiffre de tentatives de suicides qui a doublé entre 2017 et 2021 (Source Santé Publique France), nous ne comprenons pas la décision de la fermeture d’un dispositif qui vise à la réinsertion scolaire de jeunes en décrochage scolaire en raison de troubles psychiatriques.
De plus, nous sommes extrêmement inquiets quant à l’avenir des jeunes auprès desquels nous sommes déjà engagés.
On nous propose qu’ils réintègrent des classes ordinaires mais ces élèves, pour des raisons de santé mentale, ne seront en mesure de suivre ni une scolarité ordinaire, ni une scolarité au CNED.
Ce sont dix jeunes qui vont se retrouver déscolarisés l’année prochaine si nous ne pouvons pas maintenir le dispositif DALY, un nombre encore plus conséquent si nous prenons en compte les jeunes qui devaient intégrer le dispositif à la rentrée 2024.
C'est pourquoi nous avons besoin de votre soutien.
Aidez-nous à alerter les services de l'Éducation Nationale et à obtenir rapidement les moyens nécessaires.
Il y a urgence car les jeunes se retrouvent dans l'angoisse de ne pas savoir ce qu'il va advenir d'eux.
Signez la pétition.
Croyez bien que nous mettons tout en œuvre chaque jour pour donner envie à ces jeunes de revenir dans une salle de classe et remplacer petit à petit l’anxiété par le plaisir d’apprendre.
C’est parce que le bien-être et la santé mentale des élèves nous semblent être au cœur des politiques éducatives,
C’est parce que nous croyons en ces jeunes et en notre école,
C’est parce que tout le monde peut se retrouver un jour confronté à ce type de difficultés,
C’est parce que nous savons que ce dispositif fonctionne que nous nous battrons pour le maintenir.
© Photo le Dauphiné Libéré. Muriel Rottier

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Le problème
Lors du conseil pédagogique du lycée Gabriel Fauré d'Annecy présentant la répartition de la dotation globale horaire, nous avons appris avec stupéfaction et indignation la fermeture programmée des classes du dispositif DALY.
Le dispositif DALY est un dispositif innovant, créé en 2007 sous label Cardie.
En partenariat avec la clinique psychiatrique Regina de Sévrier, qui a une délégation de pouvoir public pour la prise en charge des jeunes, la médecine scolaire, l’AHPAD, les infirmières scolaires, les équipes enseignantes et administratives volontaires, les classes accueillent chaque année jusqu’à 30 jeunes âgés de 14 à 18 ans, jeunes qui souffrent d’anxiété, de phobie scolaire, de troubles psychiatriques et qui, pour la majorité d’entre eux, ont été déscolarisés depuis plusieurs mois.
Ces élèves retrouvent peu à peu le chemin de l’école avec une inclusion croissante en classe ordinaire de la Seconde à la Terminale et pour certains d’entre eux, une intégration à l’internat ainsi qu’une possibilité de réintégrer une classe ordinaire à tout moment.
En 7 ans, nous avons suivi 49 jeunes parmi lesquels 26 ont poursuivi des études (générales, techniques ou professionnelles), 2 ont intégré le monde professionnel, 2 sont accompagnés par des structures spécialisées, 7 vont mieux d’un point de vue psychologique et cherchent leur voie.
Pendant plusieurs années, ce dispositif a été financé grâce à des moyens fléchés donnés par le rectorat de Grenoble.
Mais la dotation globale horaire attribuée cette année au lycée est insuffisante pour nous permettre la poursuite du dispositif sans utiliser des moyens nécessaires par ailleurs aux autres enseignements.
Pour nous, cette décision est incompréhensible.
Cela nous paraît aller totalement à rebours de la politique gouvernementale avec notamment un premier ministre qui souhaite faire de « la santé mentale des jeunes la grande cause de son gouvernement ».
Face à la dégradation de la santé mentale des jeunes avec un chiffre de tentatives de suicides qui a doublé entre 2017 et 2021 (Source Santé Publique France), nous ne comprenons pas la décision de la fermeture d’un dispositif qui vise à la réinsertion scolaire de jeunes en décrochage scolaire en raison de troubles psychiatriques.
De plus, nous sommes extrêmement inquiets quant à l’avenir des jeunes auprès desquels nous sommes déjà engagés.
On nous propose qu’ils réintègrent des classes ordinaires mais ces élèves, pour des raisons de santé mentale, ne seront en mesure de suivre ni une scolarité ordinaire, ni une scolarité au CNED.
Ce sont dix jeunes qui vont se retrouver déscolarisés l’année prochaine si nous ne pouvons pas maintenir le dispositif DALY, un nombre encore plus conséquent si nous prenons en compte les jeunes qui devaient intégrer le dispositif à la rentrée 2024.
C'est pourquoi nous avons besoin de votre soutien.
Aidez-nous à alerter les services de l'Éducation Nationale et à obtenir rapidement les moyens nécessaires.
Il y a urgence car les jeunes se retrouvent dans l'angoisse de ne pas savoir ce qu'il va advenir d'eux.
Signez la pétition.
Croyez bien que nous mettons tout en œuvre chaque jour pour donner envie à ces jeunes de revenir dans une salle de classe et remplacer petit à petit l’anxiété par le plaisir d’apprendre.
C’est parce que le bien-être et la santé mentale des élèves nous semblent être au cœur des politiques éducatives,
C’est parce que nous croyons en ces jeunes et en notre école,
C’est parce que tout le monde peut se retrouver un jour confronté à ce type de difficultés,
C’est parce que nous savons que ce dispositif fonctionne que nous nous battrons pour le maintenir.
© Photo le Dauphiné Libéré. Muriel Rottier

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Pétition lancée le 16 février 2024