

Sauvons la MJC de Villeurbanne


Sauvons la MJC de Villeurbanne
Le problème
Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les élus,
Nous, adhérents, familles et citoyens de Villeurbanne, vous adressons cette alerte avec la gravité que la situation impose. Notre démarche est strictement citoyenne et non-partisane : elle n'a d'autre but que de protéger un pilier social de notre ville.
Le constat est alarmant. L’assemblée générale qui s’est déroulée le 30/01/26 a confirmé l'ampleur de la crise. Pour la deuxième année consécutive, le Commissaire aux comptes a déclenché une alerte quant à la continuité d'exploitation de la MJC au-delà de l'été 2026. Avec un déficit qui se creuse et des fonds propres négatifs, la MJC est poussée vers un point de non-retour. Nous refusons de rejouer chaque année ce scénario d'asphyxie financière qui, partout en France, précède la fermeture définitive des lieux d'éducation populaire.
Pourtant, nous, adhérents, avons pris nos responsabilités depuis 2 ans. En acceptant le principe d’une tarification solidaire basée sur le quotient familial, nous avons honoré un contrat social fort : faire contribuer davantage ceux qui le peuvent pour garantir l'accès de la MJC au plus grand nombre. Mais ces efforts ne peuvent servir de bouclier à votre désengagement. Avec un taux de financement public de seulement 27 %, contre 52 % en moyenne nationale, Villeurbanne demande aux familles de porter plus de 70 % du budget par leurs propres moyens.
Pourquoi un jeune Villeurbannais est-il deux à trois fois moins soutenu par sa ville qu’un jeune des communes voisines ? À Villeurbanne, l'aide municipale plafonne à 135 € par adhérent, quand elle atteint 285 € à Lyon et culmine à 370 € à Bron. Pourquoi une telle discrimination territoriale ? Pourquoi la culture et la jeunesse seraient-elles moins essentielles ici qu'ailleurs ?
Derrière ces chiffres, il y a une réalité humaine que nous ne voulons pas taire. La situation financière a déjà imposé en 2025 la suppression de deux postes permanents, générant des tensions et de la souffrance pour les équipes. Ces choix douloureux menacent aujourd'hui la santé de ceux qui font battre le cœur de cette maison.
Une MJC n’est pas une start-up en quête de rentabilité. C’est un service public de proximité qui ne peut se transformer en entreprise commerciale ou en organisation caritative - via l’ouverture d’espaces de coworking ou les appels aux dons - pour simplement pallier la diminution du soutien municipal.
Notre demande est claire. À l’approche des échéances de mars 2026, nous attendons des actes à la hauteur de l’urgence. Nous demandons un engagement de la Ville pour porter le financement public à 50 % du budget d’exploitation, conformément aux standards nationaux du secteur, afin de garantir la pérennité de notre structure et la sauvegarde des emplois restants.
Monsieur le Maire, le choix vous appartient désormais : être celui qui aura rénové les murs, ou celui qui aura laissé s'éteindre l'âme de cette maison.
L’éducation populaire ne se quémande pas, elle se garantit. Nous n'attendons plus de vains discours de solidarité, mais un acte politique fort.
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Le problème
Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les élus,
Nous, adhérents, familles et citoyens de Villeurbanne, vous adressons cette alerte avec la gravité que la situation impose. Notre démarche est strictement citoyenne et non-partisane : elle n'a d'autre but que de protéger un pilier social de notre ville.
Le constat est alarmant. L’assemblée générale qui s’est déroulée le 30/01/26 a confirmé l'ampleur de la crise. Pour la deuxième année consécutive, le Commissaire aux comptes a déclenché une alerte quant à la continuité d'exploitation de la MJC au-delà de l'été 2026. Avec un déficit qui se creuse et des fonds propres négatifs, la MJC est poussée vers un point de non-retour. Nous refusons de rejouer chaque année ce scénario d'asphyxie financière qui, partout en France, précède la fermeture définitive des lieux d'éducation populaire.
Pourtant, nous, adhérents, avons pris nos responsabilités depuis 2 ans. En acceptant le principe d’une tarification solidaire basée sur le quotient familial, nous avons honoré un contrat social fort : faire contribuer davantage ceux qui le peuvent pour garantir l'accès de la MJC au plus grand nombre. Mais ces efforts ne peuvent servir de bouclier à votre désengagement. Avec un taux de financement public de seulement 27 %, contre 52 % en moyenne nationale, Villeurbanne demande aux familles de porter plus de 70 % du budget par leurs propres moyens.
Pourquoi un jeune Villeurbannais est-il deux à trois fois moins soutenu par sa ville qu’un jeune des communes voisines ? À Villeurbanne, l'aide municipale plafonne à 135 € par adhérent, quand elle atteint 285 € à Lyon et culmine à 370 € à Bron. Pourquoi une telle discrimination territoriale ? Pourquoi la culture et la jeunesse seraient-elles moins essentielles ici qu'ailleurs ?
Derrière ces chiffres, il y a une réalité humaine que nous ne voulons pas taire. La situation financière a déjà imposé en 2025 la suppression de deux postes permanents, générant des tensions et de la souffrance pour les équipes. Ces choix douloureux menacent aujourd'hui la santé de ceux qui font battre le cœur de cette maison.
Une MJC n’est pas une start-up en quête de rentabilité. C’est un service public de proximité qui ne peut se transformer en entreprise commerciale ou en organisation caritative - via l’ouverture d’espaces de coworking ou les appels aux dons - pour simplement pallier la diminution du soutien municipal.
Notre demande est claire. À l’approche des échéances de mars 2026, nous attendons des actes à la hauteur de l’urgence. Nous demandons un engagement de la Ville pour porter le financement public à 50 % du budget d’exploitation, conformément aux standards nationaux du secteur, afin de garantir la pérennité de notre structure et la sauvegarde des emplois restants.
Monsieur le Maire, le choix vous appartient désormais : être celui qui aura rénové les murs, ou celui qui aura laissé s'éteindre l'âme de cette maison.
L’éducation populaire ne se quémande pas, elle se garantit. Nous n'attendons plus de vains discours de solidarité, mais un acte politique fort.
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Pétition lancée le 4 février 2026