Sauvez les formations du social !


Sauvez les formations du social !
Le problème
IRTS en lutte, étudiant-es en colère
Après les métiers du médico-social, c’est au tour des métiers de nos camarades de la petite enfance d’être mis en lumière dans une belle campagne de promotion du gouvernement. Il est plus facile, après tout, de faire de belles publicités, que d’adresser les conditions déplorables auxquelles le médico-social et les métiers de la petite enfance font face.
L’Etat fait campagne sur campagne, pourtant, rien ne change.
Nous, étudiants du social et du médico-social, faisons face aux mêmes problèmes :
-Le manque cruel de stages gratifiables, face à des étudiants qui, elleux, le sont de plus en plus.
-Les étudiant-es gratifiables poussé-es à renoncer à leurs droits, la gratification, en coupant leur stage en deux fois huit semaines, durée légale en dessous de laquelle il n’est plus nécessaire de les gratifier, ou suppliant Pôle Emploi de leur ouvrir des droits, même pour une somme risible, juste pour faire sauter cette gratification qui leur ferme des terrains de stage. Ce renoncement renforce la précarité, financière et professionnelle, que nous subissons dans un premier temps en tant qu’étudiant-es et dans un second temps en tant que futur-es travailleurs-euses sociaux.
-S'ajoutent à cela des lieux de stage parfois à des dizaines, voire des centaines de kilomètres de nos lieux d’habitations, les frais de déplacement, l'impact mental.
-Mais aussi des travailleurs-euses qui ne peuvent ni accueillir ni former décemment leurs futur-es collègues autrement que dans des conditions toujours plus dégradées.
-Des conditions de formation dégradées : l’IRTS n’a plus de directeur, plus de directeur financier, et formateurs comme étudiants sont abandonné-es par la région.
Depuis la publication de notre première lettre ouverte, rien n’a changé. Ou plutôt, la situation s’est encore empirée. En effet, l’IRTS, malgré sa connaissance des difficultés, a décidé d’arrêter les mises en stage collectives, qui avaient jusqu'à présent permis à de nombreuxses étudiant-es de trouver un stage. C’est en se mobilisant en tant que collectif, en tant qu’institution, que nous avons pu tous continuer notre formation. Dans des conditions loin d'être idéales pour certain-es d’entre nous, ayant dû couper leur stage pour faire sauter leur gratification ou devant aller dans des structures loin de leur lieu d’habitation, mais ce système a au moins permis d’éviter tout arrêt ou suspension de formation par manque de stage.
L’administration a pris la décision, unilatéralement, sans consulter les délégué-es de promotion, sans consulter les étudiant-es, de mettre fin à cette mise en stage. C’est pourtant une initiative étudiante, qui, il y a sept ans, a permis de mettre en place la mise en stage collective ! La retirer, sans nous consulter, sans dialoguer, sans oser nous faire face, est inacceptable. C’est nuire à la cohésion des promotions, nuire à l’égalité des chances et finalement au bon déroulement de nos formations.
On a besoin de nous, besoin de futurs travailleurs-euses sociaux nous dit-on. Mais l’on ne nous permet pourtant pas de trouver des stages ni de les gratifier et finalement de poursuivre sereinement ces 3 années d’étude. On se sent abandonné-es, délaissé-es et certainement pas aidé-es par la direction (désormais absente) de l’IRTS, mais aussi par l'Université de Poitiers.
Nous subissons, comme nos camarades étudiant-es de l’Université, la précarité de plein fouet. Nous sommes inscrit-es à l’Université de Poitiers, pourtant, nous constatons ne pas avoir accès aux services universitaires.
Ici, à l’IRTS, pas de Restaurant Universitaire, ni de repas à un euro.
Pas de Service de Soins Universitaires, où nous voyons des camarades refusé-es en consultation.
Pas d’accompagnement satisfaisant des élèves en situation de handicap (tiers temps, ordinateur etc.), les travailleurs-euses sociaux n’ont-ils donc pas le droit d'être handicapé-es ?
Pas de retour sur notre cotisation, cette fameuse CVEC qui fait de nous des étudiant-es, mais dont on ne voit aucun projet ni contre la précarité menstruelle ni pour participer à la vie étudiante.
Des cartes étudiantes qui nous sont délivrées des mois après celles des étudiants du campus, laissant nos camarades des résidences CROUS en difficulté face à l’accès aux RU et aux laveries.
Ces services sont fixés par la convention qui lie l’IRTS à l’Université. Nous sommes censés être reconnus comme des étudiant-es en formation universitaire depuis 2018 !
Nous voulons être présent-es lors des prochaines négociations et leur demander : quand allons nous être reconnu-es comme de vrai-es étudiant-es et en avoir les droits ?
Nous, futur-es travailleur-euses sociaux, avons le devoir de nous mobiliser, nous affirmons d’ailleurs une solidarité infaillible au mouvement social face à un contexte politique alarmant.
Nous, futur-es travailleur-euses sociaux, ne pouvons rester aveugles face à des réformes ultra libérales telles que la réforme de la retraite ou la loi Darmanin, qui vont encore une fois précariser et impacter le travail social.
Nous, futur-es travailleur-euses sociaux, réclamons :
-La mise en place de CROUS truck, et un plein accès à nos droits universitaires.
-Le retour des mises en stage collectives de l’IRTS.
-Des enveloppes de gratification de l’ARS, du département et de tous les financeurs dans tous les domaines du social et du médico-social (protection de l’enfance, handicap, insertion, psychiatrie, etc.), afin que les structures puissent accueillir des stagiaires gratifiables, qui sont désormais majoritaires dans les formations bac+3.
-Un soutien de la région à l’école pour des conditions de formation décentes.
Devant des promotions découragées et invisibilisées, nous décidons aujourd’hui de lutter jusqu'à parvenir à notre but : des conditions de formations décentes pour tous les étudiant-es des formations sociales et médico-sociales !
Le problème
IRTS en lutte, étudiant-es en colère
Après les métiers du médico-social, c’est au tour des métiers de nos camarades de la petite enfance d’être mis en lumière dans une belle campagne de promotion du gouvernement. Il est plus facile, après tout, de faire de belles publicités, que d’adresser les conditions déplorables auxquelles le médico-social et les métiers de la petite enfance font face.
L’Etat fait campagne sur campagne, pourtant, rien ne change.
Nous, étudiants du social et du médico-social, faisons face aux mêmes problèmes :
-Le manque cruel de stages gratifiables, face à des étudiants qui, elleux, le sont de plus en plus.
-Les étudiant-es gratifiables poussé-es à renoncer à leurs droits, la gratification, en coupant leur stage en deux fois huit semaines, durée légale en dessous de laquelle il n’est plus nécessaire de les gratifier, ou suppliant Pôle Emploi de leur ouvrir des droits, même pour une somme risible, juste pour faire sauter cette gratification qui leur ferme des terrains de stage. Ce renoncement renforce la précarité, financière et professionnelle, que nous subissons dans un premier temps en tant qu’étudiant-es et dans un second temps en tant que futur-es travailleurs-euses sociaux.
-S'ajoutent à cela des lieux de stage parfois à des dizaines, voire des centaines de kilomètres de nos lieux d’habitations, les frais de déplacement, l'impact mental.
-Mais aussi des travailleurs-euses qui ne peuvent ni accueillir ni former décemment leurs futur-es collègues autrement que dans des conditions toujours plus dégradées.
-Des conditions de formation dégradées : l’IRTS n’a plus de directeur, plus de directeur financier, et formateurs comme étudiants sont abandonné-es par la région.
Depuis la publication de notre première lettre ouverte, rien n’a changé. Ou plutôt, la situation s’est encore empirée. En effet, l’IRTS, malgré sa connaissance des difficultés, a décidé d’arrêter les mises en stage collectives, qui avaient jusqu'à présent permis à de nombreuxses étudiant-es de trouver un stage. C’est en se mobilisant en tant que collectif, en tant qu’institution, que nous avons pu tous continuer notre formation. Dans des conditions loin d'être idéales pour certain-es d’entre nous, ayant dû couper leur stage pour faire sauter leur gratification ou devant aller dans des structures loin de leur lieu d’habitation, mais ce système a au moins permis d’éviter tout arrêt ou suspension de formation par manque de stage.
L’administration a pris la décision, unilatéralement, sans consulter les délégué-es de promotion, sans consulter les étudiant-es, de mettre fin à cette mise en stage. C’est pourtant une initiative étudiante, qui, il y a sept ans, a permis de mettre en place la mise en stage collective ! La retirer, sans nous consulter, sans dialoguer, sans oser nous faire face, est inacceptable. C’est nuire à la cohésion des promotions, nuire à l’égalité des chances et finalement au bon déroulement de nos formations.
On a besoin de nous, besoin de futurs travailleurs-euses sociaux nous dit-on. Mais l’on ne nous permet pourtant pas de trouver des stages ni de les gratifier et finalement de poursuivre sereinement ces 3 années d’étude. On se sent abandonné-es, délaissé-es et certainement pas aidé-es par la direction (désormais absente) de l’IRTS, mais aussi par l'Université de Poitiers.
Nous subissons, comme nos camarades étudiant-es de l’Université, la précarité de plein fouet. Nous sommes inscrit-es à l’Université de Poitiers, pourtant, nous constatons ne pas avoir accès aux services universitaires.
Ici, à l’IRTS, pas de Restaurant Universitaire, ni de repas à un euro.
Pas de Service de Soins Universitaires, où nous voyons des camarades refusé-es en consultation.
Pas d’accompagnement satisfaisant des élèves en situation de handicap (tiers temps, ordinateur etc.), les travailleurs-euses sociaux n’ont-ils donc pas le droit d'être handicapé-es ?
Pas de retour sur notre cotisation, cette fameuse CVEC qui fait de nous des étudiant-es, mais dont on ne voit aucun projet ni contre la précarité menstruelle ni pour participer à la vie étudiante.
Des cartes étudiantes qui nous sont délivrées des mois après celles des étudiants du campus, laissant nos camarades des résidences CROUS en difficulté face à l’accès aux RU et aux laveries.
Ces services sont fixés par la convention qui lie l’IRTS à l’Université. Nous sommes censés être reconnus comme des étudiant-es en formation universitaire depuis 2018 !
Nous voulons être présent-es lors des prochaines négociations et leur demander : quand allons nous être reconnu-es comme de vrai-es étudiant-es et en avoir les droits ?
Nous, futur-es travailleur-euses sociaux, avons le devoir de nous mobiliser, nous affirmons d’ailleurs une solidarité infaillible au mouvement social face à un contexte politique alarmant.
Nous, futur-es travailleur-euses sociaux, ne pouvons rester aveugles face à des réformes ultra libérales telles que la réforme de la retraite ou la loi Darmanin, qui vont encore une fois précariser et impacter le travail social.
Nous, futur-es travailleur-euses sociaux, réclamons :
-La mise en place de CROUS truck, et un plein accès à nos droits universitaires.
-Le retour des mises en stage collectives de l’IRTS.
-Des enveloppes de gratification de l’ARS, du département et de tous les financeurs dans tous les domaines du social et du médico-social (protection de l’enfance, handicap, insertion, psychiatrie, etc.), afin que les structures puissent accueillir des stagiaires gratifiables, qui sont désormais majoritaires dans les formations bac+3.
-Un soutien de la région à l’école pour des conditions de formation décentes.
Devant des promotions découragées et invisibilisées, nous décidons aujourd’hui de lutter jusqu'à parvenir à notre but : des conditions de formations décentes pour tous les étudiant-es des formations sociales et médico-sociales !
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Pétition lancée le 14 juin 2023