ENFIN PRODUIRE LES VACCINS POUR VOLAILLES EN CONDITIONNEMENTS ADAPTÉS AUX PETITS ÉLEVAGES

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Cécile GUILBERT et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

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UN ENJEU : POUR LA SAUVEGARDE DE LA BIODIVERSITÉ DOMESTIQUE, LA PROTECTION ET LA CONSERVATION DU PATRIMOINE VIVANT EN RACES LOCALES DE VOLAILLES, LE MAINTIEN ET LE DÉVELOPPEMENT DE L'AVICULTURE FAMILIALE, DE LOISIR ET DE SÉLECTION, CELUI DES PETITS PRODUCTEURS ALTERNATIFS DE PROXIMITÉ, PORTEURS SUR TOUS LES TERRITOIRES D'ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE ET D'ANIMATION.

Nous, citoyens français ou européens, aviculteurs amateurs naisseurs sélectionneurs de races locales anciennes de volailles, éleveurs familiaux, petits producteurs de volailles en circuits courts de distribution, demandons à Mr Le Président de la République Française et à ses homologues Européens, aux Ministres de l'Agriculture français et européens et à Mesdames et Messieurs les Parlementaires, de contraindre par la loi ou la réglementation les firmes pharmaceutiques vétérinaires à produire les vaccins pour volailles en des petits conditionnements de dosages unitaires limités, adaptés aux petits élevages.

Veillant dans la foulée et pour ce faire, à ce que les agences publiques responsables de la délivrance pour les vaccins volailles des autorisations de mise sur le marché (AMM), principalement l'ANSES-ANMV ( Agence Nationale du Médicament Vétérinaire ) pour la France, modifient en ce sens et à l'avenir leurs pratiques, leurs exigences et leur politique générale vis-à-vis des laboratoires pharmaceutiques vétérinaires.

Voici nos arguments :

Pour tous les animaux, il existe des vaccins en une, dix, cinquante ou cent doses. Malheureusement, les vaccins pour les volailles ( poules, dindons, canards, oies, pintades, faisans, etc... ) n'existent qu'en 1.000, 10.000 ou 20.000 doses ! Ce qui fait que leur coût d'acquisition est pratiquement inaccessible pour la majorité des aviculteurs amateurs conservateurs des races anciennes de volailles fermières ou d'ornement. Alors qu'elles représentent pourtant un immense patrimoine génétique et réservoir de biodiversité domestique.

C'est un frein majeur à la préservation de ces anciennes races locales de volailles, à leur diffusion, et au développement et à la structuration de ces filières potentiellement créatrices de centaines d'emplois directs ou induits sur tout le territoire. Un gâchis à la fois génétique et économique.

Ainsi, à l’échelon français il existe environ 800.000 basse-cours familiales et 8.000 éleveurs amateurs sélectionneurs qui sauvegardent ces races locales anciennes rares ou en voie de disparition. Autrement dit une grande partie de la diversité génétique. Ces éleveurs amateurs sélectionneurs sont organisés en associations locales, départementales, régionales ou nationales et dans des clubs de races français ou européens.

De ce fait, à l’échelon européen, sont concernés plusieurs centaines de milliers d'éleveurs familiaux ou de sélectionneurs faisant partie pour ces derniers de l’Entente Européenne d’Aviculture. L'aviculture est leur passion et ils sauvegardent des dizaines de races anciennes qui auraient disparu sans leur intervention. Ils participent par ailleurs à des Expositions et Concours Avicoles où l’état sanitaire des animaux est contrôlé, mais pourrait être aussi mieux sécurisé et amélioré par une accessibilité accrue à tous les vaccins volailles homologués existant dans le monde. Utilisables alors sous le conseil de nos vétérinaires praticiens, habilités à prescrire les vaccins volailles et à établir des programmes de prophylaxie préventive vaccinale adaptés aux besoins de leur patientèle. 

Cependant, cette non-disponibilité chronique, organisée depuis des décennies dans le circuit officiel de distribution, de l'ensemble de ces vaccins volailles en des petits conditionnements et dosages unitaires adaptés, situation imputable en premier lieu à une politique commerciale indigne de la part des firmes pharmaceutiques productrices, menace constamment la sauvegarde des volailles de races anciennes. 

Or, un éleveur amateur sélectionneur n’a souvent qu'une à quelques dizaines d’animaux, jeunes et adultes, à vacciner. D'ailleurs, leur statut d'éleveurs amateurs implique de ne pas conserver en sélection plus de 50 reproducteurs adultes. Ce qui fait qu’aujourd’hui, alors même que les éleveurs familiaux souhaiteraient pouvoir vacciner pour protéger leurs rares animaux, pour la plupart des maladies potentiellement dangereuses ils ne peuvent le faire. Ils sont donc sous le péril permanent de voir des années de sélection et de sauvegarde anéanties par la survenance d’une maladie. 

Les vétérinaires sont eux aussi désemparés, ne disposant pas de vaccins pour volailles présentés en 10, 50 ou 100 doses. Alors qu’ils sont pourtant fabriqués en 10, 20 ou 50 doses pour les lapins et dans les mêmes petits conditionnements pour les pigeons ! Le conditionnement unique en 1000 doses ou plus des vaccins volailles, discriminant, s'assimile donc à de la vente forcée et engendre au final un incalculable gaspillage qui devrait être combattu. 

Par ailleurs, le fait de ne pas pouvoir vacciner principalement contre les maladies bactériennes et virales, entraîne l'utilisation abusive d'antibiotiques. Antibiotiques utilisés dans un premier cas pour tenter de soigner des animaux non vaccinés contre des germes bactériens pouvant être responsables de l'affection. Soit, dans un deuxième cas, pour limiter d'éventuelles surinfections bactériennes en parallèle d'une maladie virale. Tout ceci est pourtant généralement évitable par les vaccinations et engendre donc inutilement le possible développement des antibiorésistances avec des conséquences néfastes potentielles pour la santé humaine.

Alors que pourtant, fort judicieusement afin de limiter les abus avec les traitements curatifs allopathiques et médicamenteux habituels, l'usage des vaccins est conventionné et autorisé dans les cahiers des charges de l'aviculture BIO. Les producteurs et les vétérinaires les plus en pointe sur ces questions privilégiant une méthodologie de prévention par les vaccinations, associées si besoin était à des produits naturels tels que ceux apportés notamment par la phytothérapie, l'homéopathie, etc ...

Ne perdant pas de vue que les traitements curatifs classiques peuvent aussi dans certains cas avoir leur pleine utilité. Lorsque par exemple ils doivent être utilisés comme dernier recours, en aviculture de sélection et de conservation de nos races anciennes, pour sauver dans les cas critiques, d'autant plus s'ils n'ont pu être vaccinés à titre préventif, les meilleurs géniteurs d'une race rare en cas de risque aggravé. Car contrairement aux semences végétales, les volailles de nos races pures ne peuvent se conserver au frigo. Ou très difficilement pour le sperme des volailles avec des techniques fort coûteuses n'étant pas à la portée des petits éleveurs et aujourd'hui encore bien moins efficientes que dans d'autres espèces animales. Nous avons donc entre les mains la mission de préserver et de multiplier chaque saison du capital génétique par essence vivant de chez vivant. 

Aussi, dans ces conditions et contraintes imposées par reine nature, l'éventail des thérapies possibles pour protéger devrait donc aussi pouvoir être élargi, n'en déplaise aux firmes pharmaceutiques dans leurs visions mercantiles à court terme, à l'aviculture familiale de loisir ou de sélection et de conservation. Ainsi, de fait, qu'aux petits producteurs inscrits dans une optique qualitative et de développement durable. Ceci par une accessibilité accrue aux vaccins volailles produits alors en petits dosages unitaires et conditionnements adaptés.

Rappelons dans ce cadre que la France a signé, en 1992, la Convention de Rio. Qui prévoyait dans ses règles et objectifs de préserver la biodiversité. Notamment par la mise en place de mesures pratiques visant à protéger les espèces et races domestiques locales à faibles effectifs ou en voie de disparition. Aussi, pour ce qui est de la facilitation de l'usage de la vaccination des volailles par la fabrication en petits dosages et conditionnements, nous serons forcés de constater que, malgré ces vertueux engagements, aucune action n'a donc depuis tout ce temps été ni envisagée, ni appliquée .... Les vaccins avicoles ne sont toujours et seulement disponibles qu'en des conditionnements destinés à des élevages de plusieurs centaines de sujets. En partant donc de 1000 doses minimum à la fabrication. On passe ensuite, dans les références et conditionnements disponibles en lots numérotés et traçables, à des petites boites contenant 10 flacons de 1.000 doses soit 10.000 unités, ou 10 flacons de 2.000 doses soit 20.000. Voilà la seule panoplie de vaccins pour volailles qui depuis des décennies soit disponible pour l'instant auprès de toutes les firmes spécialisées dans ce domaine. Et, par voie de conséquence, au niveau des centrales de distribution des médicaments vétérinaires et d'organisation de la livraison dans la chaîne de transport par le froid.

Sur le terrain, les petites structures d'élevage ne pourraient en se regroupant, si déjà elles sont suffisamment rapprochées géographiquement, que limiter le gaspillage au vu des quantités concernées qui doivent être utilisées immédiatement dès l'ouverture d'un flacon de vaccin. Risquant ainsi de perdre en efficacité en cas de rupture de la chaîne de froid et par le temps perdu dans les déplacements, de multiplier par manque de cloisonnement les risques sanitaires avec la mobilité des intervenants, de rencontrer des difficultés pour obtenir toutes les ordonnances justificatives de la part des vétérinaires puisque les praticiens doivent respecter un code de déontologie et connaitre les élevages suivis. Du reste, ils enfreindraient ce-faisant la réglementation, puisque le partage d'un flacon de 1.000 doses entre plusieurs élevages, décrit juridiquement comme un "fractionnement du conditionnement primaire" numéroté et traçable, est pour d'évidentes raisons d'efficience de toute façon formellement proscrit. Nous ne citerons pas tous les tarifs pour ces méga-conditionnements, ils sont tout simplement astronomiques dans le budget annuel d'un petit élevage, poussant la plupart des éleveurs concernés à renoncer à l'utilisation des vaccinations pour protéger leurs cheptels sélectionnés. Même s'ils sont le fruit d'un long, constant et patient travail de sélection sur plusieurs années.

Toutefois, afin de vous permettre de complètement mesurer l'ampleur économique de ce scandale, nous donnerons quelques exemples tarifaires. Ainsi, la seule vaccination aviaire qui soit pour l'instant légalement obligatoire, notamment pour les éleveurs exposant en Concours Avicoles ou pour tout rassemblement d'animaux, concerne la maladie virale de Newcastle ou pseudo-peste aviaire. Disponible à partir de 1.000 doses ce vaccin reste à un tarif abordable aux alentours de 40 € pour un flacon de 500 ml. Mais, si vous souhaitez élargir la protection des reproducteurs et de leur descendance contre d'autres maladies virales, il existe sur le marché un vaccin homologué couvrant quatre affections : la Rhinotrachéite infectieuse, la Bronchite infectieuse, la Maladie de Gumboro et la même Newcastle. Fort malheureusement, il faudra alors prévoir, selon les centrales vétérinaires, en moyenne 450 € pour ce flacon de 1.000 doses, seul conditionnement minimum existant avec un rappel annuel à effectuer sur les reproducteurs ! Ceci pour un flacon de même volume et contenance donc, 40 € pour protéger contre la seule Maladie de Newcastle, 450 € pour une couverture élargie à 4 maladies virales ... Le conditionnement identique, le flacon contenant, n'étant donc pas ici la composante principale du prix.

Contrairement à ce que voudraient nous faire croire les laboratoires producteurs, arguant toujours de l'impossibilité d'envisager la fabrication des vaccins pour volailles en des petits conditionnements et dosages unitaires car, dans cette éventualité, le contenant reviendrait prétendument alors plus cher que le contenu .... Nous venons donc de démontrer que ce ne sont que des foutaises, au bas mot de la mauvaise volonté, mensonges et malhonnêteté intellectuelle difficiles à totalement assumer .... ! Et ne parlons pas des primo-vaccinations des jeunes qui pourraient se rajouter, car avec de tels conditionnements industriels on risquerait de se faire très peur à l'observation de la facture annuelle, pour quelques dizaines de reproducteurs et chaque campagne leur descendance. Mais les quelques types de souches de poules hybrides réparties mondialement en quantités industrielles, méritent certainement plus d'être protégées par l'accès aux vaccinations, que les centaines d'espèces et de races pures anciennes de volailles aussi diverses et magnifiques, réservoir de biodiversité, que nous tentons tant bien que mal ici ou ailleurs de sauver de la disparition progressive ?

Rien ne tient la route dans toutes ces inepties et incohérences imposées au nom du gigantisme et du seul profit à court terme. Le soutien au développement durable dont se targuent certains laboratoires, ne relève dans ces conditions que du discours. Nous ne les féliciterons donc pas, ces firmes pharmaceutiques productrices, car aucun scientifique avisé et intellectuellement honnête ne pourrait valider.

C'est pourquoi, pour toutes ces raisons qu'elles soient d'ordre sanitaire général dans le cadre de la lutte contre les antibiorésistances et l'usage abusif des antibiotiques, génétiques pour la préservation de la biodiversité ou économiques pour le maintien sur tous les territoires de tous les secteurs créateurs d'emplois liés à ces filières, l'aviculture amatrice de loisir et de sélection et l'aviculture à taille humaine dans le cadre d'un développement durable, nous vous demandons, Monsieur le Président de la République Française ainsi qu'à vos homologues Européens, Mesdames et Messieurs les Ministres de l'Agriculture français et européens ainsi que Mesdames et Messieurs les Parlementaires, de supprimer le frein majeur à leur développement crée par l'impensable et inadmissible situation actuelle. Contraignant pour ce faire par la loi ou la réglementation les firmes pharmaceutiques officiant sur le territoire français ou européen à produire des vaccins pour volailles en petits conditionnements et dosages unitaires réduits, à des tarifs cohérents, adaptés et responsables.

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Collectif RURALITELanceur de pétitionanimateur pétition : Philippe CARASSOU

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UN ENJEU : POUR LA SAUVEGARDE DE LA BIODIVERSITÉ DOMESTIQUE, LA PROTECTION ET LA CONSERVATION DU PATRIMOINE VIVANT EN RACES LOCALES DE VOLAILLES, LE MAINTIEN ET LE DÉVELOPPEMENT DE L'AVICULTURE FAMILIALE, DE LOISIR ET DE SÉLECTION, CELUI DES PETITS PRODUCTEURS ALTERNATIFS DE PROXIMITÉ, PORTEURS SUR TOUS LES TERRITOIRES D'ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE ET D'ANIMATION.

Nous, citoyens français ou européens, aviculteurs amateurs naisseurs sélectionneurs de races locales anciennes de volailles, éleveurs familiaux, petits producteurs de volailles en circuits courts de distribution, demandons à Mr Le Président de la République Française et à ses homologues Européens, aux Ministres de l'Agriculture français et européens et à Mesdames et Messieurs les Parlementaires, de contraindre par la loi ou la réglementation les firmes pharmaceutiques vétérinaires à produire les vaccins pour volailles en des petits conditionnements de dosages unitaires limités, adaptés aux petits élevages.

Veillant dans la foulée et pour ce faire, à ce que les agences publiques responsables de la délivrance pour les vaccins volailles des autorisations de mise sur le marché (AMM), principalement l'ANSES-ANMV ( Agence Nationale du Médicament Vétérinaire ) pour la France, modifient en ce sens et à l'avenir leurs pratiques, leurs exigences et leur politique générale vis-à-vis des laboratoires pharmaceutiques vétérinaires.

Voici nos arguments :

Pour tous les animaux, il existe des vaccins en une, dix, cinquante ou cent doses. Malheureusement, les vaccins pour les volailles ( poules, dindons, canards, oies, pintades, faisans, etc... ) n'existent qu'en 1.000, 10.000 ou 20.000 doses ! Ce qui fait que leur coût d'acquisition est pratiquement inaccessible pour la majorité des aviculteurs amateurs conservateurs des races anciennes de volailles fermières ou d'ornement. Alors qu'elles représentent pourtant un immense patrimoine génétique et réservoir de biodiversité domestique.

C'est un frein majeur à la préservation de ces anciennes races locales de volailles, à leur diffusion, et au développement et à la structuration de ces filières potentiellement créatrices de centaines d'emplois directs ou induits sur tout le territoire. Un gâchis à la fois génétique et économique.

Ainsi, à l’échelon français il existe environ 800.000 basse-cours familiales et 8.000 éleveurs amateurs sélectionneurs qui sauvegardent ces races locales anciennes rares ou en voie de disparition. Autrement dit une grande partie de la diversité génétique. Ces éleveurs amateurs sélectionneurs sont organisés en associations locales, départementales, régionales ou nationales et dans des clubs de races français ou européens.

De ce fait, à l’échelon européen, sont concernés plusieurs centaines de milliers d'éleveurs familiaux ou de sélectionneurs faisant partie pour ces derniers de l’Entente Européenne d’Aviculture. L'aviculture est leur passion et ils sauvegardent des dizaines de races anciennes qui auraient disparu sans leur intervention. Ils participent par ailleurs à des Expositions et Concours Avicoles où l’état sanitaire des animaux est contrôlé, mais pourrait être aussi mieux sécurisé et amélioré par une accessibilité accrue à tous les vaccins volailles homologués existant dans le monde. Utilisables alors sous le conseil de nos vétérinaires praticiens, habilités à prescrire les vaccins volailles et à établir des programmes de prophylaxie préventive vaccinale adaptés aux besoins de leur patientèle. 

Cependant, cette non-disponibilité chronique, organisée depuis des décennies dans le circuit officiel de distribution, de l'ensemble de ces vaccins volailles en des petits conditionnements et dosages unitaires adaptés, situation imputable en premier lieu à une politique commerciale indigne de la part des firmes pharmaceutiques productrices, menace constamment la sauvegarde des volailles de races anciennes. 

Or, un éleveur amateur sélectionneur n’a souvent qu'une à quelques dizaines d’animaux, jeunes et adultes, à vacciner. D'ailleurs, leur statut d'éleveurs amateurs implique de ne pas conserver en sélection plus de 50 reproducteurs adultes. Ce qui fait qu’aujourd’hui, alors même que les éleveurs familiaux souhaiteraient pouvoir vacciner pour protéger leurs rares animaux, pour la plupart des maladies potentiellement dangereuses ils ne peuvent le faire. Ils sont donc sous le péril permanent de voir des années de sélection et de sauvegarde anéanties par la survenance d’une maladie. 

Les vétérinaires sont eux aussi désemparés, ne disposant pas de vaccins pour volailles présentés en 10, 50 ou 100 doses. Alors qu’ils sont pourtant fabriqués en 10, 20 ou 50 doses pour les lapins et dans les mêmes petits conditionnements pour les pigeons ! Le conditionnement unique en 1000 doses ou plus des vaccins volailles, discriminant, s'assimile donc à de la vente forcée et engendre au final un incalculable gaspillage qui devrait être combattu. 

Par ailleurs, le fait de ne pas pouvoir vacciner principalement contre les maladies bactériennes et virales, entraîne l'utilisation abusive d'antibiotiques. Antibiotiques utilisés dans un premier cas pour tenter de soigner des animaux non vaccinés contre des germes bactériens pouvant être responsables de l'affection. Soit, dans un deuxième cas, pour limiter d'éventuelles surinfections bactériennes en parallèle d'une maladie virale. Tout ceci est pourtant généralement évitable par les vaccinations et engendre donc inutilement le possible développement des antibiorésistances avec des conséquences néfastes potentielles pour la santé humaine.

Alors que pourtant, fort judicieusement afin de limiter les abus avec les traitements curatifs allopathiques et médicamenteux habituels, l'usage des vaccins est conventionné et autorisé dans les cahiers des charges de l'aviculture BIO. Les producteurs et les vétérinaires les plus en pointe sur ces questions privilégiant une méthodologie de prévention par les vaccinations, associées si besoin était à des produits naturels tels que ceux apportés notamment par la phytothérapie, l'homéopathie, etc ...

Ne perdant pas de vue que les traitements curatifs classiques peuvent aussi dans certains cas avoir leur pleine utilité. Lorsque par exemple ils doivent être utilisés comme dernier recours, en aviculture de sélection et de conservation de nos races anciennes, pour sauver dans les cas critiques, d'autant plus s'ils n'ont pu être vaccinés à titre préventif, les meilleurs géniteurs d'une race rare en cas de risque aggravé. Car contrairement aux semences végétales, les volailles de nos races pures ne peuvent se conserver au frigo. Ou très difficilement pour le sperme des volailles avec des techniques fort coûteuses n'étant pas à la portée des petits éleveurs et aujourd'hui encore bien moins efficientes que dans d'autres espèces animales. Nous avons donc entre les mains la mission de préserver et de multiplier chaque saison du capital génétique par essence vivant de chez vivant. 

Aussi, dans ces conditions et contraintes imposées par reine nature, l'éventail des thérapies possibles pour protéger devrait donc aussi pouvoir être élargi, n'en déplaise aux firmes pharmaceutiques dans leurs visions mercantiles à court terme, à l'aviculture familiale de loisir ou de sélection et de conservation. Ainsi, de fait, qu'aux petits producteurs inscrits dans une optique qualitative et de développement durable. Ceci par une accessibilité accrue aux vaccins volailles produits alors en petits dosages unitaires et conditionnements adaptés.

Rappelons dans ce cadre que la France a signé, en 1992, la Convention de Rio. Qui prévoyait dans ses règles et objectifs de préserver la biodiversité. Notamment par la mise en place de mesures pratiques visant à protéger les espèces et races domestiques locales à faibles effectifs ou en voie de disparition. Aussi, pour ce qui est de la facilitation de l'usage de la vaccination des volailles par la fabrication en petits dosages et conditionnements, nous serons forcés de constater que, malgré ces vertueux engagements, aucune action n'a donc depuis tout ce temps été ni envisagée, ni appliquée .... Les vaccins avicoles ne sont toujours et seulement disponibles qu'en des conditionnements destinés à des élevages de plusieurs centaines de sujets. En partant donc de 1000 doses minimum à la fabrication. On passe ensuite, dans les références et conditionnements disponibles en lots numérotés et traçables, à des petites boites contenant 10 flacons de 1.000 doses soit 10.000 unités, ou 10 flacons de 2.000 doses soit 20.000. Voilà la seule panoplie de vaccins pour volailles qui depuis des décennies soit disponible pour l'instant auprès de toutes les firmes spécialisées dans ce domaine. Et, par voie de conséquence, au niveau des centrales de distribution des médicaments vétérinaires et d'organisation de la livraison dans la chaîne de transport par le froid.

Sur le terrain, les petites structures d'élevage ne pourraient en se regroupant, si déjà elles sont suffisamment rapprochées géographiquement, que limiter le gaspillage au vu des quantités concernées qui doivent être utilisées immédiatement dès l'ouverture d'un flacon de vaccin. Risquant ainsi de perdre en efficacité en cas de rupture de la chaîne de froid et par le temps perdu dans les déplacements, de multiplier par manque de cloisonnement les risques sanitaires avec la mobilité des intervenants, de rencontrer des difficultés pour obtenir toutes les ordonnances justificatives de la part des vétérinaires puisque les praticiens doivent respecter un code de déontologie et connaitre les élevages suivis. Du reste, ils enfreindraient ce-faisant la réglementation, puisque le partage d'un flacon de 1.000 doses entre plusieurs élevages, décrit juridiquement comme un "fractionnement du conditionnement primaire" numéroté et traçable, est pour d'évidentes raisons d'efficience de toute façon formellement proscrit. Nous ne citerons pas tous les tarifs pour ces méga-conditionnements, ils sont tout simplement astronomiques dans le budget annuel d'un petit élevage, poussant la plupart des éleveurs concernés à renoncer à l'utilisation des vaccinations pour protéger leurs cheptels sélectionnés. Même s'ils sont le fruit d'un long, constant et patient travail de sélection sur plusieurs années.

Toutefois, afin de vous permettre de complètement mesurer l'ampleur économique de ce scandale, nous donnerons quelques exemples tarifaires. Ainsi, la seule vaccination aviaire qui soit pour l'instant légalement obligatoire, notamment pour les éleveurs exposant en Concours Avicoles ou pour tout rassemblement d'animaux, concerne la maladie virale de Newcastle ou pseudo-peste aviaire. Disponible à partir de 1.000 doses ce vaccin reste à un tarif abordable aux alentours de 40 € pour un flacon de 500 ml. Mais, si vous souhaitez élargir la protection des reproducteurs et de leur descendance contre d'autres maladies virales, il existe sur le marché un vaccin homologué couvrant quatre affections : la Rhinotrachéite infectieuse, la Bronchite infectieuse, la Maladie de Gumboro et la même Newcastle. Fort malheureusement, il faudra alors prévoir, selon les centrales vétérinaires, en moyenne 450 € pour ce flacon de 1.000 doses, seul conditionnement minimum existant avec un rappel annuel à effectuer sur les reproducteurs ! Ceci pour un flacon de même volume et contenance donc, 40 € pour protéger contre la seule Maladie de Newcastle, 450 € pour une couverture élargie à 4 maladies virales ... Le conditionnement identique, le flacon contenant, n'étant donc pas ici la composante principale du prix.

Contrairement à ce que voudraient nous faire croire les laboratoires producteurs, arguant toujours de l'impossibilité d'envisager la fabrication des vaccins pour volailles en des petits conditionnements et dosages unitaires car, dans cette éventualité, le contenant reviendrait prétendument alors plus cher que le contenu .... Nous venons donc de démontrer que ce ne sont que des foutaises, au bas mot de la mauvaise volonté, mensonges et malhonnêteté intellectuelle difficiles à totalement assumer .... ! Et ne parlons pas des primo-vaccinations des jeunes qui pourraient se rajouter, car avec de tels conditionnements industriels on risquerait de se faire très peur à l'observation de la facture annuelle, pour quelques dizaines de reproducteurs et chaque campagne leur descendance. Mais les quelques types de souches de poules hybrides réparties mondialement en quantités industrielles, méritent certainement plus d'être protégées par l'accès aux vaccinations, que les centaines d'espèces et de races pures anciennes de volailles aussi diverses et magnifiques, réservoir de biodiversité, que nous tentons tant bien que mal ici ou ailleurs de sauver de la disparition progressive ?

Rien ne tient la route dans toutes ces inepties et incohérences imposées au nom du gigantisme et du seul profit à court terme. Le soutien au développement durable dont se targuent certains laboratoires, ne relève dans ces conditions que du discours. Nous ne les féliciterons donc pas, ces firmes pharmaceutiques productrices, car aucun scientifique avisé et intellectuellement honnête ne pourrait valider.

C'est pourquoi, pour toutes ces raisons qu'elles soient d'ordre sanitaire général dans le cadre de la lutte contre les antibiorésistances et l'usage abusif des antibiotiques, génétiques pour la préservation de la biodiversité ou économiques pour le maintien sur tous les territoires de tous les secteurs créateurs d'emplois liés à ces filières, l'aviculture amatrice de loisir et de sélection et l'aviculture à taille humaine dans le cadre d'un développement durable, nous vous demandons, Monsieur le Président de la République Française ainsi qu'à vos homologues Européens, Mesdames et Messieurs les Ministres de l'Agriculture français et européens ainsi que Mesdames et Messieurs les Parlementaires, de supprimer le frein majeur à leur développement crée par l'impensable et inadmissible situation actuelle. Contraignant pour ce faire par la loi ou la réglementation les firmes pharmaceutiques officiant sur le territoire français ou européen à produire des vaccins pour volailles en petits conditionnements et dosages unitaires réduits, à des tarifs cohérents, adaptés et responsables.

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