Pour que le Bonheur National Brut et le Droit au bonheur soient dans la Constitution

Pour que le Bonheur National Brut et le Droit au bonheur soient dans la Constitution

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Le monde d’après ? Quelles que soient nos sensibilités, nous avons pris conscience, par temps de Covid19, de la nécessité de changer de logiciel.

Rien ne sera comme avant ! disons-nous. Mais déjà certains pensent à réduire nos congés, nos RTT, nos jours de repos, nos jours fériés, notre durée hebdomadaire de travail afin que la machine de la productivité fonctionne et que la croissance revienne. L’attaque des acquis sociaux, le retour au travail sans tests, sans masques, sans remède est d’actualité alors que le virus n’a pas empêché aux milliards de filer dans les poches de certains actionnaires.

Que pouvons-nous contre cette machine économique, ce bulldozer qui s’apprête à nous écraser alors que nous sommes faibles ?

Ne souhaitant pas que le jour d’après soit pire que le jour d’avant, nous lançons cette pétition afin de modifier la Constitution et sauvegarder notre qualité de vie.

Pour que le monde d’après soit synonyme de progrès social, économique, écologique, pour que les politiques changent et qu’elles aient l’intérêt général comme unique but, nous exigeons que le Droit au bonheur et le Bonheur National Brut soient intégrés dans la Constitution.

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Cette réflexion, nous l’avons déjà eue il y a quelques années. Voilà ce que nous disions alors :

→ Puisqu'en 1776, le Droit au bonheur était inscrit dans le projet de Constitution de Virginie (Bill of Rigths) et de la Déclaration d'Indépendance de Thomas Jefferson ;

→  Puisque ce Droit au bonheur y avait été inscrit par référence à la première des Constitutions qu'est la Constitution Iroquoise (Gayanashagowa ou Grande Loi de de Paix ou Grande Loi de l’Unité) et dont Jefferson disait "Je suis convaincu que les sociétés indiennes qui vivent sans gouvernement jouissent globalement d'un degré de bonheur bien supérieur à ceux qui vivent sous les régimes européens" ;

→  Puisque nous travaillons déjà à un concept favorisant le liant social, l'union entre les uns et les autres, alors travaillons à la ré-inscription de ce Droit au bonheur dans la Constitution !

Reprenons cette idée novatrice de Jefferson qui engendra la peur à l'époque et qui a été diluée dans l'expression "poursuit of happiness" (la "recherche du bonheur") alors qu'il s'agissait bien d'un droit nouveau qu'il mettait au même rang que les autres droits inaliénables et qu'il est bien question de "poursuit and obtain happiness" (poursuivre et obtenir le bonheur) (le texte) !

Certains ont déjà fait ce pas :

→   En 1972, Jigme Singye Wangchuck, le roi du Bhoutan (âgé de seulement 17 ans), s’appuyant sur le fait que les indicateurs économiques traditionnels (PIB) favorisent une course à une croissance sans limite et qu'ils ne tiennent aucun compte du bonheur des individus, énonce une nouvelle notion : Celle du Bonheur National Brut (BNB), plus large que celle du PIB et synonyme d'une vision à long terme de la croissance et de la préservation des ressources nécessaires pour les générations futures.
→  En 2018, le BNB est intégré à la nouvelle Constitution du Bhoutan.
→  En 2010, le Brésil vote un amendement afin d’inscrire dans la Constitution les droits sociaux essentiels à la recherche du bonheur.
→  En 2011 : Alors que le Bhoutan lui offrait de parler de bonheur et de bien être, l'ONU, dans le cadre du Millénaire pour le développement et dans sa résolution A/RES/65/309 (le texte) de son Assemblée Générale du 19 juillet 2011, prônait "une croissance économique dans une optique plus large, plus équitable, et plus équilibrée, qui favorise le développement durable, l'élimination de la pauvreté, ainsi que le bonheur et le bien-être de tous les peuples". Cette résolution de l'ONU fait également appel aux initiatives des États-membres.

Les textes français sur lesquels nous nous appuyons :

Nous pensons que l’inscription du Droit au Bonheur dans la Constitution - et non de la recherche du bonheur qui est abstrait et restrictif - est dans l’intérêt de tous et conforme à :

→ La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 qui précise que "les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous" (le texte) ;
Le 10 du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 qui précise que "La Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement" (le texte)  ;
 La Constitution du 14 octobre 1958 qui se rattache aux deux textes précédemment cités (le texte).

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Notre exigence

Nous réclamons donc ce Droit au Bonheur Constitutionnel qui est la condition essentielle pour la mise en place, la pérennisation et le respect du Bonheur National Brut. Un BNB qui intégrerait tous les indicateurs économiques, y compris le pouvoir de bien vivre et le bien-être en mettant au centre de toutes décisions politiques, économiques, sociales, écologiques, le citoyen et sa qualité de vie.

Ainsi, l'inscription du Droit au Bonheur dans la Constitution et du Bonheur National Brut participerait à une transformation historique de notre société, basée sur une bonne gouvernance, un développement économique et social durable et équitable, la sauvegarde de l'environnement et la construction d’un avenir meilleur pour la génération de demain.

Pour que la France soit un modèle pour le monde entier.