

Pour encourager nos élus à organiser un débat public sur l'euro numérique
Le problème
Comme vous le savez peut-être, l'Union Européenne a lancé en 2021 une phase d'étude sur l'euro numérique qui devrait se finir en octobre 2023. Ce nouvel euro pourrait impacter la vie et la liberté de tous les citoyens de la zone euro. Pourtant, il n'y a pas de débat à l'assemblée nationale ni au sénat et les médias n'organisent pas de débat ni ne donnent d'explication sur le bilan de cette étude.
Le résultat est que cet euro numérique est à notre porte. Mais combien d'entre nous savent vraiment ce que c'est, comment il va impacter nos vies, comment il sera utilisé, ce que va devenir l'argent fiduciaire (l'argent liquide) et quels sont les gardes fous pour qu'il ne devienne pas un élément de contrôle des peuples comme le crédit social de la Chine ?
En cette année d'élections européennes, ce sujet devrait être au centre des débats car les gens ont le droit de savoir ce pour quoi ils votent.
C'est pour cela que je vous propose de signer cette pétition qui sera envoyée aux Députés et Sénateurs du Morbihan avec le courrier ci-après ou ici (et si la pétition fonctionne bien le courrier sera aussi envoyé aux autres élus) :
Madame, Monsieur le député, le sénateur,
Le 24 avril dernier, la Banque de France publiait un communiqué de presse dans lequel elle
annonçait le troisième rapport d'étape de l'euro numérique émis par la Banque Centrale
Européenne (BCE).
Hormis dans les milieux spécialisés, ce communiqué de presse est passé inaperçu.
Il est vrai que la BCE, qui a lancé l'expérimentation de l'euro numérique il y a 2 ans, est plutôt avare
d'informations.
Elle se targue toutefois d'avoir consulté 8.221 citoyens européens sur ce projet, un échantillon
particulièrement insignifiant lorsque l'on sait que la zone euro rassemble pas moins de 350 millions
d'habitants.
Même silence de la part de l'ensemble des médias sur un sujet qui est pourtant d'intérêt général. A
croire que l'on ne veut surtout pas que les citoyens s'emparent d'une question qui les concerne au
premier chef et qui, si l'euro numérique est adopté, verront leur vie quotidienne sérieusement
impactée.
L'euro numérique, comme toutes les Monnaies Numériques de Banque Centrale (MNBC),
représente des risques élevés pour les libertés (atteintes à la vie privée, à l'anonymat lors des
transactions, etc..) comme l'a d'ailleurs souligné la CNIL1
dans un document en date du 14 février
2022.
Le fait que la Chine, régime dictatorial qui pratique le contrôle social de sa population, ait été le
premier pays au monde a adopté ce type de monnaie, doit nous alerter. De même, les dérives
autoritaires de la commission européenne auxquelles on assiste ces derniers mois ne sont pas de
nature à nous rassurer.
Par ailleurs, la directrice de la BCE, Christine Lagarde, piégée le 17 mars 2023 par deux humoristes
russes et croyant s'adresser à Volodymyr Zelensky, a déclaré qu'il y aurait un contrôle de l'ensemble
des transactions portant sur des sommes de l'ordre de 300 à 400 euros, au motif que les auteurs des
attentats commis en France en 2015 avaient été financés grâce à de petites sommes2
.
Comme à chaque fois, la sécurité des français est évoquée pour imposer des mesures que l'on sait
impopulaires, comme la traçabilité des transactions par exemple.
De plus, dans son 3ème rapport d'étape sur l'euro numérique3
, la BCE annonce à la page 11 que la
monnaie digitale ne serait pas programmable mais qu'en revanche des paiement conditionnels, c'est
à dire des paiements automatiquement ordonnés lorsque des conditions pré-définies sont remplies,
seraient mis en place. Contrairement à ce qu'avance de manière malhonnête la BCE, ces paiements
conditionnels sont l'équivalent d'une monnaie programmable de nature à permettre la mise en place
d'un contrôle social par lequel tout gouvernement pourrait imposer à sa population des contraintes
fortes du type passes carbone, sanitaire ou vaccinal. Certains économistes n'hésitent pas à parler
d'un carnet de rationnement géant.
Cette possibilité donnée à un gouvernement de contrôler les dépenses des citoyens grâce à une
MNBC a été confirmée par le directeur général adjoint du FMI, Bo Li, le 14 octobre 2022 lors de
l’assemblée annuelle du FMI et de la Banque mondiale4
.
En outre, l'euro numérique ne correspond ni à une attente des européens ni à celle des français. Un
récent sondage de l'IFOP, organisé pour la Monnaie de Paris en 20225
, indique que 79% des français
restent attachés aux espèces et 84% considèrent que leur vie privée serait davantage contrôlée si les
espèces disparaissaient.
La Suède, nation du «paiement tout numérique» a fait marche arrière en janvier 2020 en votant une
loi6
à la quasi-unanimité des députés, obligeant les banques à mettre à la disposition de 99,7% de la
population un accès à l'argent liquide. Le but de cette loi est de laisser à chaque Suédois la liberté
de choisir ses moyens de paiement, et de protéger les plus vulnérables (personnes âgées,
handicapés,...).
En fait l'euro numérique correspond surtout à une volonté de la BCE dont la politique monétaire
irresponsable a fragilisé l'économie européenne et produit l'inflation qui touche aujourd'hui les
nations européennes. Pour Christine Lagarde, « la seule manière de sauver le système financier,
c'est d'avoir recours à la monnaie numérique de banque centrale (MNBC)». C'est l'incendiaire qui
prétend jouer les sapeurs pompiers et rend une fois de plus les européens responsables de ses
propres impérities.
Face à ce nouveau coup de force auquel les instances européennes semblent être désormais
accoutumées, les signataires de la présente demandent à ce que :
- un débat public sur l'introduction de l'euro numérique soit organisé au niveau du parlement
français comme le préconise la CNIL et que ce débat soit obligatoirement relayé par les chaînes de
télévision publiques,
- à l'instar de ce que les citoyens suisses et autrichiens ont demandé, le principe du maintien à la
disposition des français d'argent fiduciaire en quantité suffisante (pièces et billets) soit inscrit dans
la constitution.
Electeurs de votre circonscription, nous vous demandons de vous saisir de ce dossier et de faire en
sorte qu'un vrai débat démocratique soit organisé au niveau national.
Sachez que nous menons actuellement une sensibilisation des citoyens à cette question de l'euro
numérique et que nous serons attentifs aux actions et aux positions que vous adopterez devant la
représentation nationale.
Les signataires :
1) https://www.cnil.fr/fr/euro-numerique-quels-enjeux-pour-la-vie-privee-et-la-protection-des-donnees-personnelles
2) https://www.youtube.com/watch?v=o5BDsfwfMV8
3) https://www.ecb.europa.eu/paym/digital_euro/investigation/governance/shared/files/ecb.degov230424_progress.en.pdf
4) https://www.youtube.com/watch?v=2I9HR7BTmn0
5) https://www.cnil.fr/fr/euro-numerique-agir-pour-un-modele-respectueux-de-la-vie-privee
6) https://www.letemps.ch/societe/suede-revient-largent-liquide

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Le problème
Comme vous le savez peut-être, l'Union Européenne a lancé en 2021 une phase d'étude sur l'euro numérique qui devrait se finir en octobre 2023. Ce nouvel euro pourrait impacter la vie et la liberté de tous les citoyens de la zone euro. Pourtant, il n'y a pas de débat à l'assemblée nationale ni au sénat et les médias n'organisent pas de débat ni ne donnent d'explication sur le bilan de cette étude.
Le résultat est que cet euro numérique est à notre porte. Mais combien d'entre nous savent vraiment ce que c'est, comment il va impacter nos vies, comment il sera utilisé, ce que va devenir l'argent fiduciaire (l'argent liquide) et quels sont les gardes fous pour qu'il ne devienne pas un élément de contrôle des peuples comme le crédit social de la Chine ?
En cette année d'élections européennes, ce sujet devrait être au centre des débats car les gens ont le droit de savoir ce pour quoi ils votent.
C'est pour cela que je vous propose de signer cette pétition qui sera envoyée aux Députés et Sénateurs du Morbihan avec le courrier ci-après ou ici (et si la pétition fonctionne bien le courrier sera aussi envoyé aux autres élus) :
Madame, Monsieur le député, le sénateur,
Le 24 avril dernier, la Banque de France publiait un communiqué de presse dans lequel elle
annonçait le troisième rapport d'étape de l'euro numérique émis par la Banque Centrale
Européenne (BCE).
Hormis dans les milieux spécialisés, ce communiqué de presse est passé inaperçu.
Il est vrai que la BCE, qui a lancé l'expérimentation de l'euro numérique il y a 2 ans, est plutôt avare
d'informations.
Elle se targue toutefois d'avoir consulté 8.221 citoyens européens sur ce projet, un échantillon
particulièrement insignifiant lorsque l'on sait que la zone euro rassemble pas moins de 350 millions
d'habitants.
Même silence de la part de l'ensemble des médias sur un sujet qui est pourtant d'intérêt général. A
croire que l'on ne veut surtout pas que les citoyens s'emparent d'une question qui les concerne au
premier chef et qui, si l'euro numérique est adopté, verront leur vie quotidienne sérieusement
impactée.
L'euro numérique, comme toutes les Monnaies Numériques de Banque Centrale (MNBC),
représente des risques élevés pour les libertés (atteintes à la vie privée, à l'anonymat lors des
transactions, etc..) comme l'a d'ailleurs souligné la CNIL1
dans un document en date du 14 février
2022.
Le fait que la Chine, régime dictatorial qui pratique le contrôle social de sa population, ait été le
premier pays au monde a adopté ce type de monnaie, doit nous alerter. De même, les dérives
autoritaires de la commission européenne auxquelles on assiste ces derniers mois ne sont pas de
nature à nous rassurer.
Par ailleurs, la directrice de la BCE, Christine Lagarde, piégée le 17 mars 2023 par deux humoristes
russes et croyant s'adresser à Volodymyr Zelensky, a déclaré qu'il y aurait un contrôle de l'ensemble
des transactions portant sur des sommes de l'ordre de 300 à 400 euros, au motif que les auteurs des
attentats commis en France en 2015 avaient été financés grâce à de petites sommes2
.
Comme à chaque fois, la sécurité des français est évoquée pour imposer des mesures que l'on sait
impopulaires, comme la traçabilité des transactions par exemple.
De plus, dans son 3ème rapport d'étape sur l'euro numérique3
, la BCE annonce à la page 11 que la
monnaie digitale ne serait pas programmable mais qu'en revanche des paiement conditionnels, c'est
à dire des paiements automatiquement ordonnés lorsque des conditions pré-définies sont remplies,
seraient mis en place. Contrairement à ce qu'avance de manière malhonnête la BCE, ces paiements
conditionnels sont l'équivalent d'une monnaie programmable de nature à permettre la mise en place
d'un contrôle social par lequel tout gouvernement pourrait imposer à sa population des contraintes
fortes du type passes carbone, sanitaire ou vaccinal. Certains économistes n'hésitent pas à parler
d'un carnet de rationnement géant.
Cette possibilité donnée à un gouvernement de contrôler les dépenses des citoyens grâce à une
MNBC a été confirmée par le directeur général adjoint du FMI, Bo Li, le 14 octobre 2022 lors de
l’assemblée annuelle du FMI et de la Banque mondiale4
.
En outre, l'euro numérique ne correspond ni à une attente des européens ni à celle des français. Un
récent sondage de l'IFOP, organisé pour la Monnaie de Paris en 20225
, indique que 79% des français
restent attachés aux espèces et 84% considèrent que leur vie privée serait davantage contrôlée si les
espèces disparaissaient.
La Suède, nation du «paiement tout numérique» a fait marche arrière en janvier 2020 en votant une
loi6
à la quasi-unanimité des députés, obligeant les banques à mettre à la disposition de 99,7% de la
population un accès à l'argent liquide. Le but de cette loi est de laisser à chaque Suédois la liberté
de choisir ses moyens de paiement, et de protéger les plus vulnérables (personnes âgées,
handicapés,...).
En fait l'euro numérique correspond surtout à une volonté de la BCE dont la politique monétaire
irresponsable a fragilisé l'économie européenne et produit l'inflation qui touche aujourd'hui les
nations européennes. Pour Christine Lagarde, « la seule manière de sauver le système financier,
c'est d'avoir recours à la monnaie numérique de banque centrale (MNBC)». C'est l'incendiaire qui
prétend jouer les sapeurs pompiers et rend une fois de plus les européens responsables de ses
propres impérities.
Face à ce nouveau coup de force auquel les instances européennes semblent être désormais
accoutumées, les signataires de la présente demandent à ce que :
- un débat public sur l'introduction de l'euro numérique soit organisé au niveau du parlement
français comme le préconise la CNIL et que ce débat soit obligatoirement relayé par les chaînes de
télévision publiques,
- à l'instar de ce que les citoyens suisses et autrichiens ont demandé, le principe du maintien à la
disposition des français d'argent fiduciaire en quantité suffisante (pièces et billets) soit inscrit dans
la constitution.
Electeurs de votre circonscription, nous vous demandons de vous saisir de ce dossier et de faire en
sorte qu'un vrai débat démocratique soit organisé au niveau national.
Sachez que nous menons actuellement une sensibilisation des citoyens à cette question de l'euro
numérique et que nous serons attentifs aux actions et aux positions que vous adopterez devant la
représentation nationale.
Les signataires :
1) https://www.cnil.fr/fr/euro-numerique-quels-enjeux-pour-la-vie-privee-et-la-protection-des-donnees-personnelles
2) https://www.youtube.com/watch?v=o5BDsfwfMV8
3) https://www.ecb.europa.eu/paym/digital_euro/investigation/governance/shared/files/ecb.degov230424_progress.en.pdf
4) https://www.youtube.com/watch?v=2I9HR7BTmn0
5) https://www.cnil.fr/fr/euro-numerique-agir-pour-un-modele-respectueux-de-la-vie-privee
6) https://www.letemps.ch/societe/suede-revient-largent-liquide

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Pétition lancée le 30 juin 2023