Pour des élections législatives anticipées au #Liban via la démission des 128 députés

Le problème

A moins de trois mois du nouvel an de la première décennie du nouveau centenaire de la naissance du Grand Liban, le destin a donné au peuple libanais une chance pour sauver sa patrie du précipice. Nous l’avons saisi avec bravoure. C’est dire si nous n’avons pas droit à l’erreur. Peuple libanais, chers compatriotes, si nous voulons un gouvernement technocrate efficace et des élections législatives anticipées au Liban, il n'y a qu'un moyen, pousser les 128 députés à la démission! Sortie de crise, les plans révolutionnaires qui respectent la Constitution. Signez la pétition ↓

*

En un mois, la révolution du 17 octobre, qui a pris pour témoins la mosquée Mohammad el-Amine et la cathédrale Saint-Georges, a insufflé de l’espoir dans les esprits les plus sceptiques. Elle a fait tomber un gouvernement qui a brillé par son incompétence et a fait vaciller le règne d’un président de Parlement qui cuisine les lois comme un chef depuis deux générations. Et pourtant, elle reste impuissante face à un président de la République enfermé dans sa tour d’ivoire avec la clé de sortie de la crise. Alors que faire ? Pas le choix, augmenter la pression via deux plans.

► Plan A, la voie conventionnelle de la formation d’un gouvernement (techno-politique pour certains, technocrate pour d’autres), je l’ai déjà développé à J+3, en introduisant deux idées révolutionnaires :
le choix des ministres technocrates, apolitiques et compétentes, via des consultations citoyennes et un référendum populaire réalisés par le ministère de l’Intérieur et ouverts à tous les électeurs libanais (du Liban et de l’étranger) ;
l’attribution des ministères par tirage au sort, ce qui éliminera une grande partie des tractations politiciennes.

Partant du principe que le pays doit reprendre illico presto une activité normale, nous devons mettre tout notre poids et concentrer toute la pression des manifestations autour des sièges de la présidence de la République, du Conseil des ministres et du Parlement, et nulle part ailleurs. Dorénavant, notre objectif doit consister à perturber et à paralyser toutes les activités politiques au Liban, et non les activités économiques, jusqu’à la tenue des consultations parlementaires par le président de la République, la nomination d’un nouveau Premier ministre et la formation d’un nouveau gouvernement convenable.

► Plan B, c’est la voie non conventionnelle des élections législatives anticipées, pour changer le paysage politique libanais rapidement. Mais l'ennui c’est qu’elle nécessite la dissolution de l’assemblée nationale. Cela pose trois problèmes constitutionnels : c’est une prérogative présidentielle, donc elle dépend de Michel Aoun qui est réfugié dans sa tour d’ivoire avec la clé ; la dissolution doit être approuvée par le Conseil des ministres qui ne pourra pas le faire puisqu’il expédie actuellement les affaires courantes ; elle est conditionnée notamment par l’absence de réunions, sauf en raison de force majeur, ce qui est le cas aujourd’hui.

• Ainsi, la seule façon d’imposer des élections législatives anticipées au Liban aujourd’hui, c’est de pousser les députés à la démission ! C’est là où nous pouvons être innovants.

En fait, puisque tous les partis politiques sont avec la Révolution, l’idée est de lancer une pétition, une campagne et des actions flash-mobs visant les députés, pour obtenir la démission massive des parlementaires libanais. Nous verrons quels sont les représentants de la nation désintéressés, qui sont prêts à abandonner leur siège ainsi que leurs juteux salaires et avantages en $, dans l’intérêt général de la patrie, pour s’engager dans une nouvelle bataille électorale et prouver leur popularité, et quels sont les autruches, les tartuffes et les imposteurs de la Révolution.

Ayons désormais un seul mot d’ordre : démission des députés. Imaginons que le modus operandi, pétition-campagne-flashmobs, recueille et fédère en quelques jours plusieurs centaines de milliers de Libanais. Avec une telle pression, il sera difficile pour beaucoup de députés de rester attacher à leurs sièges. Allons plus loin et imaginons qu’on arrive à obtenir la démission d’une quarantaine de parlementaires, une cinquantaine ou même une soixantaine, on pourra dans moins de deux mois (délai fixé par la Constitution), organiser des élections législatives partielles permettant le renouvellement entre le tiers et la moitié du Parlement libanais sans avoir à attendre 2022, grâce à une ruse et un piège politiques. Et sous quelle loi électorale ? Celle en vigueur. Non mais de quoi avons-nous peur, nous étions deux millions dans la rue n'est-ce pas ?

*

C’est cela la révolution. « Soyons réalistes, demandons l’impossible », l'exécution des plans A et B simultanément.

Vive la Révolution,
Vive la République,
Vive le Liban 


* Mise à jour 25 janvier 2020

Soyons clairs, réclamer « la dissolution sur le champ de l'Assemblée nationale et la tenue d'élections législatives anticipées », décréter « la tenue d'élections législatives anticipées car la révolution a retiré la légitimité à l'Assemblée nationale » ou prétendre que « la démission de 51% des députés impose la tenue d'élections législatives anticipées à l’échelle nationale », relèvent des foutaises. Halte à la désinformation et faux espoirs. On ne peut obtenir des élections législatives anticipées au Liban qu'à travers trois processus constitutionnels.

1. La dissolution du Parlement
Néanmoins, depuis l'abus commis par Michel Aoun en 1989, PM à l'époque, celle-ci est extrêmement encadrée. Les conditions ne sont absolument pas réunies aujourd'hui et ne peuvent pas l'être à priori. De toute façon, celle-ci passe par le président de la République, Michel Aoun, et le Premier ministre, Hassann Diab, qui n'y sont pas favorables.

2. Une loi qui abroge le mandat de l'actuel Parlement
C'est le contraire des trois autoprorogations votées entre 2013 et 2018. Pour ce faire, celle-ci dépend du bon vouloir de la majorité parlementaire actuelle, càd des pôles du 8-Mars, le Hezbollah, Amal, Marada, Tashnag et CPL, qui sont bien entendu farouchement opposés.

3. La démission collective des députés
Celle-ci entraîne des élections législatives partielles sous deux mois. Ainsi, plus il y a des députés qui démissionnent, plus le renouvellement de l'Assemblée nationale sera important. C'est la seule et unique voie réaliste pour y parvenir. C’est celle prônée dans cette pétition. Tout ce qui est en dehors de ça, n'est que palabres qui induisent les Libanais en erreur.

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Bakhos BAALBAKILanceur de pétition
Cette pétition avait 877 signataires

Le problème

A moins de trois mois du nouvel an de la première décennie du nouveau centenaire de la naissance du Grand Liban, le destin a donné au peuple libanais une chance pour sauver sa patrie du précipice. Nous l’avons saisi avec bravoure. C’est dire si nous n’avons pas droit à l’erreur. Peuple libanais, chers compatriotes, si nous voulons un gouvernement technocrate efficace et des élections législatives anticipées au Liban, il n'y a qu'un moyen, pousser les 128 députés à la démission! Sortie de crise, les plans révolutionnaires qui respectent la Constitution. Signez la pétition ↓

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En un mois, la révolution du 17 octobre, qui a pris pour témoins la mosquée Mohammad el-Amine et la cathédrale Saint-Georges, a insufflé de l’espoir dans les esprits les plus sceptiques. Elle a fait tomber un gouvernement qui a brillé par son incompétence et a fait vaciller le règne d’un président de Parlement qui cuisine les lois comme un chef depuis deux générations. Et pourtant, elle reste impuissante face à un président de la République enfermé dans sa tour d’ivoire avec la clé de sortie de la crise. Alors que faire ? Pas le choix, augmenter la pression via deux plans.

► Plan A, la voie conventionnelle de la formation d’un gouvernement (techno-politique pour certains, technocrate pour d’autres), je l’ai déjà développé à J+3, en introduisant deux idées révolutionnaires :
le choix des ministres technocrates, apolitiques et compétentes, via des consultations citoyennes et un référendum populaire réalisés par le ministère de l’Intérieur et ouverts à tous les électeurs libanais (du Liban et de l’étranger) ;
l’attribution des ministères par tirage au sort, ce qui éliminera une grande partie des tractations politiciennes.

Partant du principe que le pays doit reprendre illico presto une activité normale, nous devons mettre tout notre poids et concentrer toute la pression des manifestations autour des sièges de la présidence de la République, du Conseil des ministres et du Parlement, et nulle part ailleurs. Dorénavant, notre objectif doit consister à perturber et à paralyser toutes les activités politiques au Liban, et non les activités économiques, jusqu’à la tenue des consultations parlementaires par le président de la République, la nomination d’un nouveau Premier ministre et la formation d’un nouveau gouvernement convenable.

► Plan B, c’est la voie non conventionnelle des élections législatives anticipées, pour changer le paysage politique libanais rapidement. Mais l'ennui c’est qu’elle nécessite la dissolution de l’assemblée nationale. Cela pose trois problèmes constitutionnels : c’est une prérogative présidentielle, donc elle dépend de Michel Aoun qui est réfugié dans sa tour d’ivoire avec la clé ; la dissolution doit être approuvée par le Conseil des ministres qui ne pourra pas le faire puisqu’il expédie actuellement les affaires courantes ; elle est conditionnée notamment par l’absence de réunions, sauf en raison de force majeur, ce qui est le cas aujourd’hui.

• Ainsi, la seule façon d’imposer des élections législatives anticipées au Liban aujourd’hui, c’est de pousser les députés à la démission ! C’est là où nous pouvons être innovants.

En fait, puisque tous les partis politiques sont avec la Révolution, l’idée est de lancer une pétition, une campagne et des actions flash-mobs visant les députés, pour obtenir la démission massive des parlementaires libanais. Nous verrons quels sont les représentants de la nation désintéressés, qui sont prêts à abandonner leur siège ainsi que leurs juteux salaires et avantages en $, dans l’intérêt général de la patrie, pour s’engager dans une nouvelle bataille électorale et prouver leur popularité, et quels sont les autruches, les tartuffes et les imposteurs de la Révolution.

Ayons désormais un seul mot d’ordre : démission des députés. Imaginons que le modus operandi, pétition-campagne-flashmobs, recueille et fédère en quelques jours plusieurs centaines de milliers de Libanais. Avec une telle pression, il sera difficile pour beaucoup de députés de rester attacher à leurs sièges. Allons plus loin et imaginons qu’on arrive à obtenir la démission d’une quarantaine de parlementaires, une cinquantaine ou même une soixantaine, on pourra dans moins de deux mois (délai fixé par la Constitution), organiser des élections législatives partielles permettant le renouvellement entre le tiers et la moitié du Parlement libanais sans avoir à attendre 2022, grâce à une ruse et un piège politiques. Et sous quelle loi électorale ? Celle en vigueur. Non mais de quoi avons-nous peur, nous étions deux millions dans la rue n'est-ce pas ?

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C’est cela la révolution. « Soyons réalistes, demandons l’impossible », l'exécution des plans A et B simultanément.

Vive la Révolution,
Vive la République,
Vive le Liban 


* Mise à jour 25 janvier 2020

Soyons clairs, réclamer « la dissolution sur le champ de l'Assemblée nationale et la tenue d'élections législatives anticipées », décréter « la tenue d'élections législatives anticipées car la révolution a retiré la légitimité à l'Assemblée nationale » ou prétendre que « la démission de 51% des députés impose la tenue d'élections législatives anticipées à l’échelle nationale », relèvent des foutaises. Halte à la désinformation et faux espoirs. On ne peut obtenir des élections législatives anticipées au Liban qu'à travers trois processus constitutionnels.

1. La dissolution du Parlement
Néanmoins, depuis l'abus commis par Michel Aoun en 1989, PM à l'époque, celle-ci est extrêmement encadrée. Les conditions ne sont absolument pas réunies aujourd'hui et ne peuvent pas l'être à priori. De toute façon, celle-ci passe par le président de la République, Michel Aoun, et le Premier ministre, Hassann Diab, qui n'y sont pas favorables.

2. Une loi qui abroge le mandat de l'actuel Parlement
C'est le contraire des trois autoprorogations votées entre 2013 et 2018. Pour ce faire, celle-ci dépend du bon vouloir de la majorité parlementaire actuelle, càd des pôles du 8-Mars, le Hezbollah, Amal, Marada, Tashnag et CPL, qui sont bien entendu farouchement opposés.

3. La démission collective des députés
Celle-ci entraîne des élections législatives partielles sous deux mois. Ainsi, plus il y a des députés qui démissionnent, plus le renouvellement de l'Assemblée nationale sera important. C'est la seule et unique voie réaliste pour y parvenir. C’est celle prônée dans cette pétition. Tout ce qui est en dehors de ça, n'est que palabres qui induisent les Libanais en erreur.

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