Pas d'école sans toit : 5 lycéen·nes menacé·es d'expulsion par la Préfecture du Nord

Signataires récents:
Thierry PLOUZENNEC et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Monsieur le Préfet du Nord,

Nous, collectif d’habitant·es indigné·es et solidaires des Bois Blancs vous interpellons en urgence.

Quatre lycéens et une lycéenne, Tino, Salif, Boubacar, Sayon et Grace, viennent de recevoir l’ordre de quitter leur hébergement au SAS d’Armentières sous 5 jours. Sans solution. Sans accompagnement. Vers la rue.

Considérés ni mineur, ni majeur : une condamnation à l'errance

Ces jeunes vivent un calvaire administratif. Parce qu'ils sont en recours pour faire reconnaître leur minorité :

  • Le Département (ASE) refuse de les prendre en charge tant que le juge n'a pas statué.
  • Le 115 (Hébergement adulte) refuse de les loger car ils n'ont pas de papiers prouvant leur majorité.

Résultat : Ils sont condamnés à la rue pendant toute la durée de leur recours, une procédure qui dure souvent plus d'un an. 

Ils sont seuls en France, sans parents, et leur seul crime est d'attendre que la justice française dise quel âge ils ont.

Des parcours de survie et d'espoir

Ce ne sont pas des chiffres, ce sont des enfants de nos écoles :

Tino : ayant vécu au campement du « Terrain des Vachers » à Lille. Mis à l'abri en novembre 2024 après une mobilisation citoyenne historique, il est aujourd'hui élève en CAP au Lycée Saint Joseph d'Hazebrouck, avec une promesse d'embauche en alternance suite à son premier stage en février. Son verdict devrait tomber ce lundi 23 mars. Pourquoi le menacer d'expulsion sans attendre l'issue de la procédure?

Grace : Mise à l'abri en février 2025 après une lutte pour la protection des jeunes filles isolées. Elle étudie en bac pro au lycée Notre Dame d’Annay et a obtenu les félicitations. Elle attend, elle aussi, que son droit soit reconnu. Le verdict devrait tomber dans le mois.

Salif : Arrivé au SAS en avril 2025, après avoir été hébergé par les paroissiens de Lomme, il étudie avec sérieux au Lycée Saint Joseph. Son audience est prévue le 31/03.

Boubacar : scolarisé au lycée EIC à Tourcoing, il est premier de sa classe avec une moyenne de 15,25 malgré ses trajets quotidiens entre Armentières et Tourcoing.

Sayon : scolarisé au lycée Camille Delelis à Lambersart, il est hébergé à l'AFEJI à Tourcoing. Le verdict de son audience est également attendu fin mars.

Leur présence prolongée en hébergement (SAS) n'est pas un choix, c'est la conséquence d'une justice engorgée. On ne peut pas leur reprocher le temps que prend l'État à traiter leurs dossiers.

L'absurdité de l'expulsion sans accompagnement

Leurs recours contre l'expulsion ont été rejetés. Mais l'État les expulse sans aucune proposition de relogement, au mépris du principe de continuité de l'hébergement. On brise leur scolarité, on brise leurs promesses d'apprentissage, on brise des vies pour libérer des lits.

Nos exigences :

  • Le maintien immédiat de l'hébergement jusqu'à la fin de leurs procédures d'appel.
  • Le respect de la trêve scolaire : aucun élève ne doit être mis à la rue pendant l'année scolaire.
  • Une solution de transition digne systématique pour les jeunes en "zone grise".

 

Monsieur le Préfet, ne laissez pas le froid et la rue défaire ce que l'école et la solidarité ont construit.

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Thierry PLOUZENNEC et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Monsieur le Préfet du Nord,

Nous, collectif d’habitant·es indigné·es et solidaires des Bois Blancs vous interpellons en urgence.

Quatre lycéens et une lycéenne, Tino, Salif, Boubacar, Sayon et Grace, viennent de recevoir l’ordre de quitter leur hébergement au SAS d’Armentières sous 5 jours. Sans solution. Sans accompagnement. Vers la rue.

Considérés ni mineur, ni majeur : une condamnation à l'errance

Ces jeunes vivent un calvaire administratif. Parce qu'ils sont en recours pour faire reconnaître leur minorité :

  • Le Département (ASE) refuse de les prendre en charge tant que le juge n'a pas statué.
  • Le 115 (Hébergement adulte) refuse de les loger car ils n'ont pas de papiers prouvant leur majorité.

Résultat : Ils sont condamnés à la rue pendant toute la durée de leur recours, une procédure qui dure souvent plus d'un an. 

Ils sont seuls en France, sans parents, et leur seul crime est d'attendre que la justice française dise quel âge ils ont.

Des parcours de survie et d'espoir

Ce ne sont pas des chiffres, ce sont des enfants de nos écoles :

Tino : ayant vécu au campement du « Terrain des Vachers » à Lille. Mis à l'abri en novembre 2024 après une mobilisation citoyenne historique, il est aujourd'hui élève en CAP au Lycée Saint Joseph d'Hazebrouck, avec une promesse d'embauche en alternance suite à son premier stage en février. Son verdict devrait tomber ce lundi 23 mars. Pourquoi le menacer d'expulsion sans attendre l'issue de la procédure?

Grace : Mise à l'abri en février 2025 après une lutte pour la protection des jeunes filles isolées. Elle étudie en bac pro au lycée Notre Dame d’Annay et a obtenu les félicitations. Elle attend, elle aussi, que son droit soit reconnu. Le verdict devrait tomber dans le mois.

Salif : Arrivé au SAS en avril 2025, après avoir été hébergé par les paroissiens de Lomme, il étudie avec sérieux au Lycée Saint Joseph. Son audience est prévue le 31/03.

Boubacar : scolarisé au lycée EIC à Tourcoing, il est premier de sa classe avec une moyenne de 15,25 malgré ses trajets quotidiens entre Armentières et Tourcoing.

Sayon : scolarisé au lycée Camille Delelis à Lambersart, il est hébergé à l'AFEJI à Tourcoing. Le verdict de son audience est également attendu fin mars.

Leur présence prolongée en hébergement (SAS) n'est pas un choix, c'est la conséquence d'une justice engorgée. On ne peut pas leur reprocher le temps que prend l'État à traiter leurs dossiers.

L'absurdité de l'expulsion sans accompagnement

Leurs recours contre l'expulsion ont été rejetés. Mais l'État les expulse sans aucune proposition de relogement, au mépris du principe de continuité de l'hébergement. On brise leur scolarité, on brise leurs promesses d'apprentissage, on brise des vies pour libérer des lits.

Nos exigences :

  • Le maintien immédiat de l'hébergement jusqu'à la fin de leurs procédures d'appel.
  • Le respect de la trêve scolaire : aucun élève ne doit être mis à la rue pendant l'année scolaire.
  • Une solution de transition digne systématique pour les jeunes en "zone grise".

 

Monsieur le Préfet, ne laissez pas le froid et la rue défaire ce que l'école et la solidarité ont construit.

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