Parc-Extension : Agir maintenant pour ne pas devenir le « prochain quartier chaud »

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ENGLISH
Park Extension: Act now to avoid becoming the next "hot spot"

We are residents and workers of Park Extension, and we are concerned about various issues that might aggravate the COVID-19 crisis here. As Le Devoir reported on May 6th, the COVID-19 pandemic is not about to end anytime soon, and there are characteristics of our neighbourhood that make us particularly vulnerable.

While some residents of Park Extension have been taking it upon themselves to support their neighbours, they need support from the city and cannot do this work alone.

We believe that swift action is needed to mitigate the crisis, to support those most at risk,  and ensure that Park Extension does not become a new COVID-19 hotspot.

FRANÇAIS
Nous résidons et travaillons à Parc-Extension et nous sommes préoccupés par des défis qui risquent d’aggraver la crise de la COVID-19 dans notre quartier. La pandémie de la COVID-19 n’est pas sur le point de prendre fin et, comme le rapportait le Devoir le 6 mai dernier, notre quartier est particulièrement vulnérable.

Bien que des résidentes et résidents de Parc-Extension aient pris l’initiative de soutenir leurs voisins, elles et ils ont besoin de soutien.

Des mesures doivent être adoptées promptement pour limiter la crise, soutenir les personnes les plus à risque et nous assurer que Parc-Extension ne devienne pas un nouveau quartier chaud pour la COVID-19.

FRANÇAIS CI-DESSOUS

Our challenges

We have a high percentage of young children, who will soon be returning to school. We have the city’s highest proportion of residents living below the poverty line. Temporary placement agencies have resumed bussing precarious agricultural workers and meat processing plants out of the neighbourhood and back, taking them to different farms and food transformation plants every day, with no precautions to mitigate the spread of COVID-19. New immigrants continue to do essential work including long haul driving, delivery, restaurant, and warehouse work. Many Park Ex residents are undocumented, which means that they cannot access income supports like the CERB. Living without status also means that people are often afraid to access essential health care services, out of fear that it could lead to deportation. The neighbourhood’s rapid gentrification has led to a wave of evictions, and has pushed remaining residents to accept living in cramped and unsanitary housing conditions because they can't afford anything else. 

With the arrival of warm weather, residents are taking to the streets, but are finding no safety measures to create space for them on the packed sidewalks. Instead, they are finding police officers waiting to issue them heavy fines. Internet access is now an essential service that many residents do not have at home. Libraries and fast-food restaurants, which people relied on for internet access, are now closed. Food security in the neighbourhood is also of great concern, and many at-risk residents are forced to leave their homes to go shopping. Prolonged isolation and limited access to resources are leading to increased incidents of mental health problems and domestic violence. All of these challenges are compounded by rising community transmission in nearby neighbourhoods and a lack of multilingual education campaigns to reach out to isolated residents. While some residents of Park Extension have been taking it upon themselves to support their neighbours, they need support from the city and cannot do this work alone.

We demand

  1. A moratorium on evictions that extends beyond the public health state of emergency. In line with guidelines defended by housing groups like FRAPRU and RCLALQ, this moratorium should prevent evictions in case of non-payment of rent and lead to an extension of leases beyond July 1st.

  2. Ongoing inspections in poorly-maintained buildings. Landlords should also be required to undertake necessary building maintenance.

  3. Safer working conditions and better pay for essential but precarious temporary agency workers in agricultural, healthcare, factories, domestic work and warehouses.

  4. Mobile and community testing stations.

  5. Wide distribution of masks, door-to-door and at pick-up points.

  6. The addition of pedestrian corridors on main streets like Jean Talon, Querbes, Ogilvy, Saint-Roch, Jarry and de Liège.

  7. Financial support for community groups working to address issues of food security, and financial support for food delivery services for those who cannot pay for deliveries and for isolated seniors and people living with disabilities.

  8. Wide communication of medical information in multiple languages, including in Punjabi, Greek, Arabic, Tamil, Bangla, Spanish, and Hindi, as well as support for residents seeking to distribute information.

  9. Wifi stations must urgently be set up either in multiple public spaces or by the loan of computer equipment, while taking into account limits of gathering too many people in small spaces. 

  10. An end to the over-policing and fining of marginalized and racialized residents. 

  11. A comprehensive, ongoing regularization program for all non-status migrants, so that they may fairly and rightfully access federal relief measures such as the CERB—as well as guaranteed access to all mental health, healthcare, and food security services provided by governmental and community groups.


FRANÇAIS

Nos défis

Nous avons un haut pourcentage de jeunes enfants, qui retourneront bientôt à l’école. Nous avons la plus haute proportion de résidents vivant sous le seuil de faible revenu à Montréal. Les agences de placement temporaire ont recommencé à transporter en bus des travailleurs et des travailleuses agricoles précaires vers des fermes et des usines de transformation alimentaire, puis à les retourner chaque jour dans le quartier, sans précaution pour limiter la propagation de la COVID-19. Les personnes issues de l'immigration continuent à faire du travail essentiel, incluant le transport de longue distance, la livraison, la restauration et le travail d’entrepôt. Plusieurs résidentes et résidents de Parc-Extension n’ont pas de statut et ne peuvent donc pas bénéficier des mesures de soutien fédérales. Vivre sans statut implique aussi que ces personnes ont peur d’accéder aux services de santé, car cela pourrait mener à une déportation. La gentrification rapide du quartier mène à des évictions et contraint plusieurs personnes à accepter de vivre dans des logements insalubres et surpeuplés.

Avec l’arrivée du beau temps, les résident-e-s sortent dehors, mais ne bénéficient d’aucune mesure pour créer de l’espace entre les passants. Ils et elles se retrouvent plutôt face à des policiers qui leur donnent des amendes salées. L’accès à internet est un service essentiel dont plusieurs résidents ne disposent pas chez eux. Les bibliothèques et les restaurants à service rapide, qui offraient à plusieurs résident-e-s leur seul accès à internet, sont présentement fermés. Plusieurs résident-e-s à risque sont forcés de quitter leur domicile pour s’approvisionner en nourriture. Une isolation prolongée et un accès limité à différentes ressources mènent à une hausse des problèmes de santé mentale et des cas de violence conjugale. Tous ces défis sont aggravés par une montée de la transmission communautaire dans les quartiers avoisinants et par l’absence de campagnes d’éducation multilingues pour rejoindre nos voisin-e-s isolé-e-s. Bien que des résident-e-s de Parc-Extension aient pris l’initiative de soutenir leurs voisins, ils ont besoin de soutien.

Nous demandons

  1. Un moratoire sur les évictions s’étendant au-delà de l’état d’urgence sanitaire. Ce moratoire devrait empêcher les évictions pour non-paiement de loyer et mener à un prolongement des baux au-delà du 1er juillet.

  2. Des inspections continues dans les immeubles sous-entretenus. Les propriétaires devraient aussi être tenus d’assurer l’entretien de leurs immeubles.
  3. Des conditions de travail plus sécuritaires et de meilleurs salaires pour les travailleuses et les travailleurs précaires qui sont embauché.es par des agences de placement temporaire et qui accomplissent un travail essentiel en agriculture, en santé, en travail domestique, dans les usines et dans les entrepôts.

  4. Des stations de dépistage mobiles et communautaires. 

  5. Une large distribution de masques, tant par le porte-à-porte que par des points d’approvisionnement.

  6. L’ajout de corridors piétonniers sur les rues principales telles que Jean-Talon, Querbes, Ogilvy, Saint-Roch, Jarry et de Liège.

  7. Du soutien financier pour les groupes communautaires qui contribuent à la sécurité alimentaire dans le quartier, ainsi que pour les services de livraison destinés aux résident-e-s à faible revenu et aux aînés isolés et personnes en situation de handicap.
  8. Un partage à grande échelle des informations socio-sanitaires dans plusieurs langues, ainsi que du soutien pour les résident-e-s qui souhaitent distribuer de l’information.
  9. 
L’établissement de stations de Wi-Fi dans des espaces publics ou par le prêt de matériel informatique, tout en prenant en compte les risques associés au fait de rassembler trop de personnes dans un même espace.

  10. La fin de la surveillance policière excessive et des amendes remises aux résident-e-s racisé-e-s et marginalisé-e-s.
  11. Un programme de régularisation pour tous les migrant-e-s sans statut, afin qu’ils et elles puissent accéder aux mesures fédérales de soutien, ainsi qu’un accès garanti à tous les services de santé et de sécurité alimentaire.


Signé /  Signed,


Community groups / Groupes communautaires
Comité d’action de Parc-Extension
Park Extension Mutual Aid
Immigrant Workers Centre
Afrique au Féminin
Park Extension Tenants’ Association
 
Individuals / Personnes


Sasha Dyck, nurse and Park Ex resident

Jenny Cartwright, Park Ex resident
David Cherniak, Park Ex resident
Abdul Waheed Ahmed, Park Ex resident
Chrissy Diavatopoulos, Park Ex Mutual Aid volunteer
Rachel Shugart, teacher, community worker and Park Ex resident
Samiha Hossain, Park Ex resident
Aaron Vansintjan, Park Ex resident
Vijay Kolinjivadi, Park Ex Mutual Aid volunteer
Tatiana Burtin, Park Ex resident and community worker
Rizwan Khan, Park Ex resident
Nelly Bassily, Park Ex resident
Amy Darwish, Community Organizer at the Comité d’Action de Parc-Extension 
Christine Paré, Park Ex resident
Ashleigh Delaye, social worker and Park Ex Mutual Aid volunteer
Yasmine Amor, Park Ex resident
Amélie Duceppe, Park Ex resident
Janel Furoy, Park Ex resident
Danji Buck-Moore, Park Ex resident
Stéphane Doucet, Park Ex resident
Alex Felicitas, Park Ex resident
Olivier Aldama, lawyer, Park Extension Legal Clinic
Nore Duchesne, Parc ex resident 
Aïsha Vertus, Park Ex resident 
Markus Lake, Parc Ex resident
Karine-Myrgianie Jean-François, Parc Ex resident
Jeanne Burger, orthophoniste CSDM
Dr. Magdalena Olszanowski, professor and Parc Ex resident
Marie Ballaman, Parc Ex resident