Non à la suppression de 30% des places en BCPST en Bretagne

Non à la suppression de 30% des places en BCPST en Bretagne

Le problème

Deux des six classes préparatoires de BCPST au lycée Chateaubriand de Rennes sont menacées, une première année à la rentrée prochaine, une seconde année l'année suivante et ce dans une logique conjoncturelle plutôt que structurelle.

 Une telle perspective de fermeture paraît proprement irrecevable  :

 Cette filière offre une formation de proximité : elle n’est présente en région Bretagne qu’avec ces six classes du lycée Chateaubriand et une large majorité des étudiants viennent de la région. Supprimer deux classes porterait gravement atteinte au maillage territorial d’une formation qui prend tout son sens sur des terres marquées par la ruralité, dont sont originaires nombre d'étudiants (environ 10 % d'enfants d'agriculteurs). Il serait donc assez incompréhensible de contribuer à centraliser de telles classes préparatoires sur Paris. Par ailleurs, des formations privées hors de prix s'engouffreraient sûrement dans cette brèche afin de pallier le manque de places dans la filière, ce qui mettrait à mal l'égalité des chances et le rôle d'ascenseur social de la BCPST.

 De plus, comme toutes les CPGE, la BCPST est une formation d’excellence : tous les étudiants sont admis dans une école à l’issue de leurs deux ou trois années de classe préparatoire. Certaines de ces écoles sont parmi les plus prestigieuses (ENS, Agro Paris Tech, Géologie Nancy…), et toutes permettent aux élèves formés à Chateaubriand d’accéder à des poursuites d’études à bac plus 5 au moins.

 Cette filière contribue grandement à féminiser l’enseignement scientifique : chaque année 70 à 80 % de jeunes filles y font des mathématiques et des sciences à haut niveau. Il serait pour le moins étonnant en 2023 de vouloir prendre une décision qui remet ainsi en question, de fait, en Bretagne, l’accès des jeunes femmes à des études scientifiques d’excellence.

 Cette formation prépare à des métiers aptes à prendre à bras le corps la délicate question du monde où nous vivrons tous demain. Comment accepter qu’à l’heure de la prise de conscience du dérèglement climatique et de son cortège d’effets dramatiques, qu’à l’heure même de la définition nationale d’une politique climatique, on puisse précisément fermer des classes qui ont pour vocation de former nos jeunes aux défis de demain ?

 C’est pourquoi il est impératif de s'opposer catégoriquement à ce qui n’est encore qu’un projet.

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Françoise MACÉLanceur de pétition

Victoire

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Le problème

Deux des six classes préparatoires de BCPST au lycée Chateaubriand de Rennes sont menacées, une première année à la rentrée prochaine, une seconde année l'année suivante et ce dans une logique conjoncturelle plutôt que structurelle.

 Une telle perspective de fermeture paraît proprement irrecevable  :

 Cette filière offre une formation de proximité : elle n’est présente en région Bretagne qu’avec ces six classes du lycée Chateaubriand et une large majorité des étudiants viennent de la région. Supprimer deux classes porterait gravement atteinte au maillage territorial d’une formation qui prend tout son sens sur des terres marquées par la ruralité, dont sont originaires nombre d'étudiants (environ 10 % d'enfants d'agriculteurs). Il serait donc assez incompréhensible de contribuer à centraliser de telles classes préparatoires sur Paris. Par ailleurs, des formations privées hors de prix s'engouffreraient sûrement dans cette brèche afin de pallier le manque de places dans la filière, ce qui mettrait à mal l'égalité des chances et le rôle d'ascenseur social de la BCPST.

 De plus, comme toutes les CPGE, la BCPST est une formation d’excellence : tous les étudiants sont admis dans une école à l’issue de leurs deux ou trois années de classe préparatoire. Certaines de ces écoles sont parmi les plus prestigieuses (ENS, Agro Paris Tech, Géologie Nancy…), et toutes permettent aux élèves formés à Chateaubriand d’accéder à des poursuites d’études à bac plus 5 au moins.

 Cette filière contribue grandement à féminiser l’enseignement scientifique : chaque année 70 à 80 % de jeunes filles y font des mathématiques et des sciences à haut niveau. Il serait pour le moins étonnant en 2023 de vouloir prendre une décision qui remet ainsi en question, de fait, en Bretagne, l’accès des jeunes femmes à des études scientifiques d’excellence.

 Cette formation prépare à des métiers aptes à prendre à bras le corps la délicate question du monde où nous vivrons tous demain. Comment accepter qu’à l’heure de la prise de conscience du dérèglement climatique et de son cortège d’effets dramatiques, qu’à l’heure même de la définition nationale d’une politique climatique, on puisse précisément fermer des classes qui ont pour vocation de former nos jeunes aux défis de demain ?

 C’est pourquoi il est impératif de s'opposer catégoriquement à ce qui n’est encore qu’un projet.

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Françoise MACÉLanceur de pétition

Les décisionnaires

Monsieur Emmanuel Ethis
Monsieur Emmanuel Ethis
Recteur de la région académique Bretagne

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Pétition lancée le 24 octobre 2023