Non à la répression anti-syndicale dans l'enseignement

Le problème

Réintégration et levée des menaces de sanctions contre Christine Gorce, enseignante documentaliste à Marseille

Monsieur le Ministre de l'Éducation Nationale,

Nous, personnels du lycée Victor Hugo de Marseille, enseignant-es, citoyen-nes, militant-es et camarades de Sud-Solidaires, apprenons avec stupeur la suspension de 4 mois prononcée contre Christine Gorce  pour avoir tenu, le 8 mars, jour de grève et de lutte pour les droits des femmes, une banderole jugée diffamatoire à l'encontre de son proviseur.

Cette mesure intervient dans un contexte d'établissement tendu où notre collègue a joué, parmi d'autres, son rôle de défense des personnels : 3 AEDs non renouvelé-es en 2021-2022, 2 AEDs suspendus en 2022-2023, dont un tout récemment le 17 mars, peu après Christine le 13. Tous-tes ces collègues ont été écarté-es pour avoir tenté de lancer l'alerte ou pour avoir défendu les lanceur-es d'alerte, là où même on était censé-e défendre et encenser quelques années plus tôt les vertus de la liberté d'expression.

Cette déferlante de sanctions, au lycée Victor Hugo et dans l'éducation nationale en général, prend toutes les apparences d'une répression anti-syndicale masquée faisant feu de tous les prétextes pour mettre au pas les personnels, briser les solidarités, faire taire les consciences. Elle intervient, non sans logique, dans un établissement qui pointe au dernier rang du classement IPS (indice de position sociale) des lycées généraux et technologiques de France, dans ces fameuses zones "d'éducation prioritaire" doublement violentées par le retrait de l'État et la ségrégation spatiale.

Cette mise à mal des personnels, particulièrement des militant-es syndicaux-les, dans de nombreux services publics, s'est encore accentuée dans l'Education Nationale depuis le mandat et la contre-réforme Blanquer. Les personnels d'éducation sont désormais traité-es comme de simples exécutant-es des directives centrales, tandis que les chefs d'établissement, jadis simples responsables administratifs, se comportent en leaders manageriaux déclarés, soutenus, protégés en toutes circonstances par le bras de l’État, avec la même vigueur mise à défendre les forces de l'ordre.

Un même continuum autoritaire s'infiltre dans le corps démocratique avec des degrés d'intensité variables :

  • des violences de Sainte-Soline aux diktats de Parcoursup,
  • de la militarisation du maintien de l'ordre au devoir de loyauté,
  • des gardes à vue de lycéen.nes à la brutalisation des quartiers populaires,
  • de l'instrumentalisation punitive de la laïcité à la mainmise sur les "communs",
  • du délit de solidarité au délit de manifester, dans les champs, dans les rues, devant les préfectures, de nuit ou de jour.

Par cette pétition, nous entendons exprimer notre plein soutien à notre collègue ainsi qu'à tous-tes les réprimé-es du mouvement social, du monde du travail et du quotidien.

Nous n'aurons de cesse de dénoncer la discrimination syndicale qui frappe la fonction publique et exigeons la réintégration immédiate de notre collègue dans ses fonctions.

Pour nous c'est non à la répression !

Si vous souhaitez vous aussi y mettre fin et aider les réprimé-es dans leur défense, merci de signer cette pétition.

Appel soutenu par SUD éduc 13

 

4 302

Le problème

Réintégration et levée des menaces de sanctions contre Christine Gorce, enseignante documentaliste à Marseille

Monsieur le Ministre de l'Éducation Nationale,

Nous, personnels du lycée Victor Hugo de Marseille, enseignant-es, citoyen-nes, militant-es et camarades de Sud-Solidaires, apprenons avec stupeur la suspension de 4 mois prononcée contre Christine Gorce  pour avoir tenu, le 8 mars, jour de grève et de lutte pour les droits des femmes, une banderole jugée diffamatoire à l'encontre de son proviseur.

Cette mesure intervient dans un contexte d'établissement tendu où notre collègue a joué, parmi d'autres, son rôle de défense des personnels : 3 AEDs non renouvelé-es en 2021-2022, 2 AEDs suspendus en 2022-2023, dont un tout récemment le 17 mars, peu après Christine le 13. Tous-tes ces collègues ont été écarté-es pour avoir tenté de lancer l'alerte ou pour avoir défendu les lanceur-es d'alerte, là où même on était censé-e défendre et encenser quelques années plus tôt les vertus de la liberté d'expression.

Cette déferlante de sanctions, au lycée Victor Hugo et dans l'éducation nationale en général, prend toutes les apparences d'une répression anti-syndicale masquée faisant feu de tous les prétextes pour mettre au pas les personnels, briser les solidarités, faire taire les consciences. Elle intervient, non sans logique, dans un établissement qui pointe au dernier rang du classement IPS (indice de position sociale) des lycées généraux et technologiques de France, dans ces fameuses zones "d'éducation prioritaire" doublement violentées par le retrait de l'État et la ségrégation spatiale.

Cette mise à mal des personnels, particulièrement des militant-es syndicaux-les, dans de nombreux services publics, s'est encore accentuée dans l'Education Nationale depuis le mandat et la contre-réforme Blanquer. Les personnels d'éducation sont désormais traité-es comme de simples exécutant-es des directives centrales, tandis que les chefs d'établissement, jadis simples responsables administratifs, se comportent en leaders manageriaux déclarés, soutenus, protégés en toutes circonstances par le bras de l’État, avec la même vigueur mise à défendre les forces de l'ordre.

Un même continuum autoritaire s'infiltre dans le corps démocratique avec des degrés d'intensité variables :

  • des violences de Sainte-Soline aux diktats de Parcoursup,
  • de la militarisation du maintien de l'ordre au devoir de loyauté,
  • des gardes à vue de lycéen.nes à la brutalisation des quartiers populaires,
  • de l'instrumentalisation punitive de la laïcité à la mainmise sur les "communs",
  • du délit de solidarité au délit de manifester, dans les champs, dans les rues, devant les préfectures, de nuit ou de jour.

Par cette pétition, nous entendons exprimer notre plein soutien à notre collègue ainsi qu'à tous-tes les réprimé-es du mouvement social, du monde du travail et du quotidien.

Nous n'aurons de cesse de dénoncer la discrimination syndicale qui frappe la fonction publique et exigeons la réintégration immédiate de notre collègue dans ses fonctions.

Pour nous c'est non à la répression !

Si vous souhaitez vous aussi y mettre fin et aider les réprimé-es dans leur défense, merci de signer cette pétition.

Appel soutenu par SUD éduc 13

 

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Pétition lancée le 7 avril 2023