Actualización de la peticiónNon aux expulsions sans relogement !Et vogue la galère !
DAL 49, en alliance avec PSN49 et l'Assemblée de lutte pour le logement initiée par la Grande Ourse
26 nov 2017
Une famille est enfin logée grâce à votre action. C’est au quartier de Monplaisir à Angers qu’elle évoluera en lien constant avec les militant-e-s qui l’ont soutenu depuis quelques années. Le premier relogement du campement a laissé place vide. Mais la coupe est pleine pour les autres familles car la décision du juge d’exécution est sans pitié. Confirmant le tribunal de Grande instance d’Angers, aucun délai n’est accordé avant l’expulsion. Pire, une condamnation aux dépens se rajoute à celle du paiement des frais d’huissier contre les familles assignées par la mairie d’Angers. Pendant qu’une générosité intergénérationnelle a permis l’achat partagé d’une caravane pour le dernier couple qui vivait sous tente, transis chaque nuit par le froid, le campement a changé, se préparant aux rigueurs de saison. Ce couple de personnes âgées et malades n’était plus accepté à la halte d’hébergement d’urgence de nuit de Rouchy. Cette halte vient de fermer, juste à côté de la construction d’une coûteuse nouvelle patinoire. Une autre place vide qui sera remplacée ailleurs sur une capacité peu renforcée de places d’hébergement. Et à la gare d’Angers, une famille continue de dormir dehors. Cette nuit, il fera 3°C… Aux "squats" de la « Rromanerie » (à Saint Barthélémy d’Anjou) et de la « Rose » (au quartier de la Roseraie à Angers), nos amis et alliés du CSSEA, du CSSP49, du Cercle 49, et de Nuit debout Angers, nous ont informés de la décision de Justice qui confère heureusement le bénéfice de la trêve hivernale avant expulsion pour nos amis habitants de ces « auto-réquisitions ». C’est aussi une première ! Alors comment comprendre la dureté de la décision de Justice contre les familles du campement ? C’est justement au-delà du cadre locatif ou au delà de l’occupation d’un bâtiment, que devrait également s’appliquer une trêve hivernale ou un délai suffisant permettant de trouver des solutions alternatives dignes pour ceux qui ont en besoin, pour les sans abris et les plus démunis ! Ce sera donc les revendications supplémentaires de cette pétition : - Pour qu’aucune décision de Justice n’impose honteusement une expulsion sans délai. - Pour qu’aucun juge ne puisse supprimer le minimum de délai indiqué aux articles L412-1 (2 mois de délai avant expulsion) et L412-6 (période hivernale) du Code de procédure civile. - Pour qu’une évolution de loi à l’article L849 du Code de procédure civile impose un cadre de dignité par l’obligation de la remise en état des lieux et par l’installation d’un environnement ressource sur tous les lieux habités même avant une expulsion. - Pour que tous les lieux habités, tous les habitats alternatifs, soient reconnus et respectés. À Angers, certaines institutions qu’elles soient d’un pouvoir décentralisé politicien ou qu’elles soient étatiques comme la Justice, ont envoyé un message digne d’une véritable stratégie de dissuasion. « Les drames humains d’ici ou d’ailleurs n’est pas leur attention, et ils persistent au concept de l’appel d’air. Assumez, sans abris, militants, activistes, l’ouverture de vides maisons, Mais, chuchotent ils, cachez la misère ! Gare à vous si la place publique devient habitation, vous en paierez la galère. Condamnation, expulsion, et répression, car le pouvoir n’apprécie guère. » Plus que jamais, partageons cette pétition qui est contraire au voyeurisme mais qui défend l’urgence d’humanité.
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