Petition updateNon aux expulsions sans relogement !Une semaine dense... et de nouvelles signatures pour dire : "Non aux expulsions sans relogement"
DAL 49, en alliance avec PSN49 et l'Assemblée de lutte pour le logement initiée par la Grande Ourse
Nov 13, 2017
La semaine dernière a été l’objet de rendez vous importants. Jeudi 9 novembre 2017, un hommage a été rendu à Pierre Jean Bourdon qui a tant compté dans la vie de centaines de personnes sans abris ou sans papiers. Plus de 300 personnes étaient réunies à ses obsèques dont des familles du campement des expulsé-e-s. Vendredi 10 novembre 2017, l’audience au tribunal de Coubertin à Angers a défendu le droit à un délai avant toute expulsion. L’avocat de la Mairie d’Angers a persisté dans l’information non prouvée de recherches de solutions par la Mairie. Bien sûr, au vu des actes, nous ne sommes pas dupes. Le délibéré sera le 20 novembre 2017. Dans l’attente, nous restons vigilants. D’ailleurs, les militants PSN49 affirment leur solidarité aux auto-réquisitions de la « Rose » et de la « Rromanerie » qui verront leur jugement affirmé le 14 novembre. Samedi 11 novembre 2017, à Angers, de la Mairie au Conseil départemental, de la Préfecture à la place du Ralliement, de la Bourse du travail au quartier Savary, ont manifesté ensemble plus d’une centaine de personnes en convergence de luttes, en hommage à PJ, et en solidarité avec les personnes expulsées. Dimanche 12 novembre 2017, les familles du campement des expulsé-e-s se sont réunies avec leurs amis militants et leurs soutiens. Un historique du campement a été répété et les positions des familles ont été entendues. Il est important de considérer les différents choix et les projections de chaque famille. Nous sommes heureux de constater le soutien d’organisations comme la LDH, ATD Quart Monde, le DAL, dernièrement la FCPE 49, et d’autres organisations, toutes aussi diverses, qu’elles soient confessionnelles ou de libres pensées. Surtout, ce dimanche, ont été relatés les échanges qui ont eu lieu avec des responsables d’écoles où les enfants du campement sont scolarisés. Des échanges riches et pleins d’émotion lorsque par exemple un directeur d’école a interpellé directement la Mairie afin de faire prévaloir de l’excellente implication des parents et de l’assiduité des enfants malgré leurs conditions de vie. Et puis toutes ces autres rencontres. Cette dame, comme d’autres, qui fait œuvre de pédagogie avec ses enfants en venant apporter sa contribution d’aide aux charges familiales d’une des familles du campement. Des choses qui paraissent simples, entrevoir des solutions indépendantes au lavage du linge par exemple, mais qui sont tellement rudes pour une femme sans certitude d’abri décent et seule avec 4 enfants. Ces jeunes d’un quartier populaire qui offrent des affaires dont les familles avaient besoin ; ce couple de jeunes personnes qui, spontanément, donnent le dernier apport à l’achat d’une caravane pour les personnes âgées du camp. Il faut dire que le froid et l’humidité rendent peu supportables les nuits d’insomnie. Toutes ces rencontres confirment l’existence d’une solidarité sans étiquette, libre et spontanée dans l’engagement. Celle-ci doit être encouragée lorsqu’elle correspond à une éthique et une construction respectueuse et sans condescendance des rapports humains. Le campement des expulsés, comme ailleurs, c’est aussi de belles histoires de rencontres qui éclairent chaleureusement l’espoir en l’humanité.
Copy link
WhatsApp
Facebook
Nextdoor
Email
X