Non aux expulsions sans relogement !

0 a signé. Allez jusqu'à 5 000 !


Depuis de nombreuses années et toujours en 2019, des gens vivent à la rue parfois après expulsion de leur lieu de vie.
À Angers par exemple, des familles et des personnes seules dorment dehors, parfois sous des buissons, près de la gare, sur des parkings, sur des pelouses de jardins publics, à l'abri de la halte de nuit d'hébergement d'urgence, ou parfois sur un terrain municipal inoccupé. Elles sont même parfois pourchassées.


Que ce soit d’un logement effectif, d'un hôtel, d’un bâtiment auto-réquisitionné (squatté), ou de l'endroit habité (caravane, camion, tente), les expulsions sont brutales, en particulier pour les plus fragiles.
Pour des enfants, des bébés, des personnes âgées, des personnes en situation de handicap, ou encore des mineur-e-s isolé-e-s, la rue devient alors le dernier endroit de survie mais aussi le contexte de tous les dangers.


Dernièrement, des personnes avaient trouvé refuge dans des locaux abandonnés ou inutilisés appartenant souvent à la mairie, à l’agglomération de communes, ou au Conseil départemental. À chaque fois, les institutions concernées exigent, sans regard de leurs missions sociales et de la situation des personnes, l’expulsion immédiate par peur d'un appel d'air hypothétique et pour le simple respect du droit de propriété.


La situation devient chronique depuis très longtemps. L’on ne compte plus les occupations temporaires de bâtiments vides ou désaffectées, de terrains municipaux, de biens publics divers. Les personnes se trouvant forcées de trouver abri à répétition dans ces bâtiments inoccupés ne le choisissent pas – elles aspirent simplement à se protéger. Elles espèrent pouvoir sortir de cette situation de précarité extrême et espèrent vivre une vie simplement décente comme tout le monde.


De manière récurrente s’opposent deux droits : celui à la propriété – défendue systématiquement par les tribunaux et comme à Angers, par la mairie – contre celui au logement, à la dignité et aux droits humains fondamentaux.

Chaque procès finit de la même manière : par des expulsions, sans jamais de changement politique permettant d’espérer enfin qu’un toit soit proposé pour tous et pour toutes, en inconditionnalité du statut administratif ou de la condition sociale.


Comment peut on arborer les valeurs républicaines : " Fraternité & solidarité " et ne pas répondre à l'urgence sociale des personnes sans abri surtout lorsqu'il s'agit de femmes enceintes, de bébés, de personnes âgées ou en situation de handicap ?


Comment peut on, en tant qu'institution, assigner systématiquement en Justice des personnes qui n'ont plus rien, en oubliant le devoir d'assistance, en risquant de mettre en danger des personnes, et en méprisant le droit à la dignité de ceux qui vivent dans la précarité et le dénuement ?


Alors SVP, signez vite et partagez cette pétition :

- pour que les Conseil départementaux, les EPCI, les mairies, les Préfectures et les structures publiques n'expulsent plus personne sans attribution d'un logement décent et adéquat aux besoins des familles et des personnes,

- pour que l'État s'acquitte de son obligation en termes de logement et d'hébergement,

- pour que les offices HLM n'opposent plus de critères subjectifs au refus d'octroi d'une location pour un demandeur,

- pour que l'hébergement d'urgence permette chaque soir un abri décent à toutes les personnes qui en ont besoin,

- pour l'inconditionnalité des accueils d'hébergements d'urgence,

- contre la double peine des personnes expulsées étrangères subissant un contrôle social et administratif répressif,    

- pour que les personnes hébergées dans les logements temporaires ou en transition ne soient pas les oubliées des rénovations urbaines,

- pour que la trêve hivernale s'applique à tous les lieux habités sans exception,

- pour que le délai minimal d’expulsion pour trouver des solutions (deux mois) soit systématiquement respecté,

- pour que tous les lieux habités soient respectés en droit au domicile et à la vie privée, et que les habitats alternatifs le soient d'autant, d'autant plus sur des terrains privés,

- pour que les réquisitions autogérées soient enfin reconnues et acceptées, et que la loi de réquisition des logements vides soit appliquée,

- pour que le droit à la dignité et au logement surpasse celui de la propriété,

- et pour que partout en France, il n'y ait plus aucune expulsion sans attribution d'un logement décent et indépendant !