Non aux expulsions sans relogement !

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Dès 2017, et toujours en 2018, des gens vivent à la rue après expulsion de leur lieu de vie.
À Angers, des familles et des personnes seules dorment dehors, parfois sous les buissons ou parfois sur un terrain municipal inoccupé dont elles sont expulsées.


Que ce soit d’un logement effectif, de la rue, ou d’un bâtiment squatté, les expulsions sont brutales, en particulier pour les plus fragiles.
Des enfants, des bébés, des personnes âgées ou en situation de handicap, ou encore des mineur-e-s isolé-e-s, la rue devient alors le dernier endroit de survie mais aussi le contexte de tous les dangers.


Dernièrement, des personnes ont trouvé refuge dans des locaux publics inutilisés appartenant tantôt à la mairie, à l’agglomération, ou au Conseil départemental. À chaque fois, les institutions concernées exigent, sans regard de leurs missions respectives et de la situation sociale des personnes, l’expulsion immédiate par peur d'un appel d'air hypothétique et pour le simple respect du droit de propriété.


La situation devient chronique. L’on ne compte plus les occupations temporaires de bâtiments vides ou désaffectées, de terrains municipaux, de biens publics divers. Les personnes se trouvant forcées de survivre à répétition dans ces bâtiments occupés ne le choisissent pas – elles aspirent simplement à échapper à la rue, et espèrent pouvoir sortir de cette situation de précarité extrême et vivre une vie simplement décente comme tout le monde.


De manière récurrente s’oppose deux droits : celui à la propriété – défendue systématiquement par les tribunaux et comme à Angers, la mairie – contre celui au logement et à la vie décente, aux droits humains fondamentaux.

Chaque procès finit de la même manière : par des expulsions, sans jamais de changement politique permettant d’espérer enfin qu’un toit soit proposé pour tous et pour toutes en inconditionnalité du statut administratif ou de la condition sociale.


Comment se déclarer ville solidaire et ne pas répondre à l'urgence sociale des personnes à la rue surtout lorsqu'il s'agit de femmes enceintes, de bébés, de personnes âgées ou en situation de handicap ?


Comment peut on, en tant qu'institution, assigner systématiquement en Justice des personnes qui n'ont plus rien, en oubliant le devoir d'assistance, en risquant de mettre en danger des personnes, et en méprisant le droit à la dignité de ceux qui vivent dans la précarité et le dénuement ?


Alors SVP, signez cette pétition :


- pour que les Conseil départementaux, les EPCI, les mairies, les Préfectures et les structures publiques à Angers ou ailleurs n'expulsent plus personne sans attribution d'un logement décent et adéquat aux besoins des familles et des personnes,
- pour que l'État s'acquitte de son obligation en termes de logement et d'hébergement,
- pour que les offices HLM n'opposent plus de critères subjectifs au refus d'octroi d'une location pour un demandeur,
- pour que l'hébergement d'urgence permette chaque soir un abri décent à toutes les personnes qui en ont besoin,
- pour que la trêve hivernale s'applique à tous les lieux habités sans exception,
- pour que le délai minimal d’expulsion pour trouver des solutions – deux mois – soit systématiquement respecté,
- pour que tous les lieux habités soient respectés en droit au domicile et à la vie privée,
- pour que les réquisitions autogérées soient enfin reconnues et acceptées, et que la loi de réquisition des logements vides soit appliquée,
- pour que le droit à la dignité et au logement surpasse celui de la propriété

- et pour que partout en France, il n'y ait plus aucune expulsion sans attribution d'un logement décent et indépendant !

 

 



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