Non au saccage de la Citadelle de Bastia !

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Le projet de surélévation du lycée maritime de Bastia a été rendu public. Attention, saccage patrimonial en vue !

La situation actuelle du lycée maritime Jacques-Faggianelli est notoirement insatisfaisante et honteuse à plusieurs titres.
Cet établissement, qui relevait jusqu'ici du Ministère de la Mer, est aujourd'hui hébergé dans un ensemble de cages à poules en amiante-ciment édifiées sans expropriation par l’État entre 1964 et 1967 sur un site d’une beauté remarquable, à proximité des remparts pourtant inscrits à l'inventaire des Monuments historiques depuis 1935, un hangar en parpaings ayant même été récemment construit directement sur les murs.

Ce lycée est devenu exigu et inadapté pour les enseignements qui y sont aujourd’hui dispensés et pour l’accueil de lycéens toujours plus nombreux, freinant ainsi le développement de la filière maritime pourtant cruciale pour la Corse. Quant à l'aquaculture, disparue, elle ne figure plus que dans l'intitulé du Lycée.

En 2008, à l’occasion d’un transfert de compétences, l’État a cédé cette verrue à la CTC, se déchargeant ainsi sur cette dernière d’une responsabilité qu’il n’avait jamais assumée.

Après de longues années d’inertie, la CTC a enfin voté un projet de réhabilitation.

Malheureusement, au motif que les financements obtenus, notamment de la part de l’État, sont réduits, ce projet est inadapté pour un établissement d'enseignement, et ruinera définitivement le plus beau site de Bastia.
La naturelle vocation portuaire de la ville, si proche des côtes italiennes et du Sud-Est de la France, ainsi que la volonté de la Corse d’affirmer sa place dans le trafic méditerranéen nécessitent la construction d’un lycée maritime digne de ce nom, pas un rafistolage d’une mauvaise bâtisse dans un lieu exceptionnel chargé d'Histoire, balcon de Bastia sur l'archipel toscan et vitrine de la ville depuis la Mer et le Vieux Port.


I - LE SACCAGE IRREMEDIABLE D'UN SITE HISTORIQUE

- La construction de cet établissement constitue une aberration urbanistique, paysagère, architecturale et environnementale très grave. Cela a été une erreur d'édifier "L'Ecole de Marine" à cet endroit, il y a cinquante ans, outrage visuel à l'harmonie de la Citadelle que cette verrue sur des remparts du XVIe siècle.
Le saccage se poursuit encore car un hangar à moteur de bateaux vient d'être surélevé tout récemment pour être converti en bâtiment d'exercices de lutte contre les incendies à bord des navires. Construit en parpaings, il continue la dégradation du site.
Rien n'aura donc été épargné à cette malheureuse Citadelle dont les remparts avaient pourtant fait l'objet d'une inscription à l'inventaire des Monuments Historiques en 1935.
À notre grand étonnement, toutes nos démarches auprès de l'architecte des bâtiments de France sont restées lettre morte, malgré la création d'un Collectif de défense et la collecte de près de 700 signatures. Mieux, il nous a fait croire que notre action avait fait rétablir le Chemin de ronde disparu, alors que ce simulacre de déambulation n'est que la voie d'évacuation et de secours en cas d'accident dans le bâtiment de lutte contre l'incendie.

- La vocation de la Citadelle est de devenir piétonne dans son ensemble, seul le haut du quartier bénéficie actuellement de ce statut. Or, le fait d'augmenter emprise immobilière et circulation de véhicules à quatre et deux roues va empêcher cette piétonnisation attendue depuis longtemps, donc la requalification du quartier. Projet d'ailleurs d'autant plus nuisible qu'il condamne la réouverture promise depuis longtemps du Chemin de ronde, annexé par le Lycée, et qu'il dissimule aux yeux de tous le phare du XIXe siècle, dit "Feu du Dragon", désaffecté aujourd'hui, témoin patrimonial de valeur lui aussi.
Ainsi est stérilisé un lieu de promenade exceptionnel, tant pour les promeneurs locaux que pour les touristes qui, à la recherche d'un débouché sur la mer, viennent à longueur de journée buter sur les murs aveugles du Lycée.

II - QUELLE SECURITE DANS UN CUL-DE-SAC ?

- Enfin existent les plus vives inquiétudes quant à la sécurité du site.
Déjà, aujourd'hui, les élèves arrivent en deux-roues sans respecter aucune règle de prudence, pour eux comme pour les riverains qui sortent de chez eux, sur des passages étroits, ceux de la rue du Chjostru, où n'existent pas de trottoirs. Cette même rue n'offre de circulation que sur une seule voie, deux voitures ne peuvent donc s'y croiser, est-ce ainsi que l'on parvient à un établissement d'enseignement ?
D'autre part, ces voies d'accès au Lycée, trop exiguës, ne sont pas réglementaires pour les véhicules de secours, de même que les possibilités d'évacuation en cas de sinistre sont difficiles ou impossibles, l'endroit étant enclavé.

Faudra-t-il vivre sous la menace d'une nouvelle catastrophe de Furiani où la commission de sécurité avait, par trois fois, émis en vain un avis négatif ?

Bastia et la Corse attendent des réalisations ambitieuses non des replâtrages de fortune.

BASTA QUELLA DI U BACCALÀ PER CORSICA!

 



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