NON A la fermeture de classes NON A la suppression de postes OUI A une classe ULIS


NON A la fermeture de classes NON A la suppression de postes OUI A une classe ULIS
Le problème
Ce qui se passe aujourd'hui au collège René Cassin n' est pas simplement un ajustement budgétaire. C'est un point de tension où se croisent des logiques multiples : Économiques, institutionnelles, sociales et au bout de la chaîne, des réalités humaines.
Car un établissement scolaire n' est pas une structure abstraite. C'est un écosystème vivant, fait d'équilibres fragiles, de relations, d'intensités. Réduire les moyens, ce n'est pas seulement supprimer des postes c'est : altérer ces équilibres , raréfier les présences, affaiblir les liens, refermer des possibles.
Sous l'apparence neutralité des chiffres , une logique opère. Augmenter les effectifs par classe, diminuer l'accompagnement , fragiliser les dispositifs d'aide notamment pour les élèves les plus vulnérables, c'est produire des effets en chaîne. L' attention se dilue, les trajectoires se différencient davantage, et les inégalités, loin d'être corrigées, tendent à se reproduire, voire à s'accentuer.
Car tous mes élèves ne disposent pas des mêmes ressources pour faire face. Là où certains pourront compenser d'autres subiront pleinement la contraction des moyens. Ce qui est présenté comme une gestion devient alors, de fait, une sélection silencieuse.
Et pourtant, l'école tient à peu de choses : un regard, une présence, une possibilité ouverte.
Ce sont ces agencements discrets entre un élève, un enseignant, un savoir, qui rendent possible l'émancipation.
Les fragiliser , c'est transformer l'école en espace de gestion plutôt qu'en lieu de formation. Dire que cela ne concerne que l'état serait ignorer la réalité concrète de ses effets.
Car ces décisions prennent corps ici, dans le territoire, dans une ville , dans des classes. Là où les conséquences se vivent, une responsabilité existe : celle de voir , de nommer, de relier.
La mobilisation des parents, des enseignants et des citoyens n' est pas une simple réaction. Elle est un acte de lucidité.
Elle vise à maintenir ouvert ce qui tend à se fermer , à préserver des possibles là où s'imposent des contraires, à rappeler que l'éducation ne peut être réduite à une variable d'ajustement.
Soutenir cette démarche, c'est refuser que les logiques comptables prennent le pas sur les exigences humaines. C'est affirmer que l'égalité des chances ne se décrète pas: elle se construit, concrètement, dans les conditions que l'on donne à chaque élève .
Être présent, enfin, c'est faire plus que témoigner. C'est résister à une réduction du réel. C'est défendre une certaine idée de l' école : un lieu où se fabriquent non pas des flux, mais des avenirs.

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Le problème
Ce qui se passe aujourd'hui au collège René Cassin n' est pas simplement un ajustement budgétaire. C'est un point de tension où se croisent des logiques multiples : Économiques, institutionnelles, sociales et au bout de la chaîne, des réalités humaines.
Car un établissement scolaire n' est pas une structure abstraite. C'est un écosystème vivant, fait d'équilibres fragiles, de relations, d'intensités. Réduire les moyens, ce n'est pas seulement supprimer des postes c'est : altérer ces équilibres , raréfier les présences, affaiblir les liens, refermer des possibles.
Sous l'apparence neutralité des chiffres , une logique opère. Augmenter les effectifs par classe, diminuer l'accompagnement , fragiliser les dispositifs d'aide notamment pour les élèves les plus vulnérables, c'est produire des effets en chaîne. L' attention se dilue, les trajectoires se différencient davantage, et les inégalités, loin d'être corrigées, tendent à se reproduire, voire à s'accentuer.
Car tous mes élèves ne disposent pas des mêmes ressources pour faire face. Là où certains pourront compenser d'autres subiront pleinement la contraction des moyens. Ce qui est présenté comme une gestion devient alors, de fait, une sélection silencieuse.
Et pourtant, l'école tient à peu de choses : un regard, une présence, une possibilité ouverte.
Ce sont ces agencements discrets entre un élève, un enseignant, un savoir, qui rendent possible l'émancipation.
Les fragiliser , c'est transformer l'école en espace de gestion plutôt qu'en lieu de formation. Dire que cela ne concerne que l'état serait ignorer la réalité concrète de ses effets.
Car ces décisions prennent corps ici, dans le territoire, dans une ville , dans des classes. Là où les conséquences se vivent, une responsabilité existe : celle de voir , de nommer, de relier.
La mobilisation des parents, des enseignants et des citoyens n' est pas une simple réaction. Elle est un acte de lucidité.
Elle vise à maintenir ouvert ce qui tend à se fermer , à préserver des possibles là où s'imposent des contraires, à rappeler que l'éducation ne peut être réduite à une variable d'ajustement.
Soutenir cette démarche, c'est refuser que les logiques comptables prennent le pas sur les exigences humaines. C'est affirmer que l'égalité des chances ne se décrète pas: elle se construit, concrètement, dans les conditions que l'on donne à chaque élève .
Être présent, enfin, c'est faire plus que témoigner. C'est résister à une réduction du réel. C'est défendre une certaine idée de l' école : un lieu où se fabriquent non pas des flux, mais des avenirs.

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Pétition lancée le 9 avril 2026