Pour la valorisation de la place Saint Sernin de Toulouse et la sauvegarde de son site archéologique bimillénaire

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Le problème

Aujourd’hui à Toulouse,…

 il existe un projet d’aménagement urbain de la place Saint Sernin de Toulouse, et des sondages de terrain ont été réalisés durant tout l’été en vue d’un projet d’aménagement urbain de la place Saint Sernin, permettant la découverte de deux chapiteaux romans exceptionnels et d'une plaque funéraire rare (entre autres).

 Ce projet affecte un site archéologique riche de plus de deux mille ans d’histoire répartis sur plusieurs mètres d’épaisseur : une nécropole païenne et paléo-chrétienne de la fin de l’Antiquité et du Haut-Moyen Age,

- les vestiges d’une première église paléo-chrétienne

- des éléments de construction de la grande église romane actuelle

- des éléments du cloître et des bâtiments de l’abbaye détruits après la révolution française,…

C’est tout un pan de l’histoire de Toulouse qui pourrait renaître, depuis l’Antiquité jusqu’au siècle dernier.

Or le projet d’aménagement urbain…. semble déjà préétabli sans tenir compte de cette richesse patrimoniale et pourrait entraîner la destruction des premières couches archéologiques. 

 Pétition à Monsieur le Maire

 C’est donc pour cet enjeu que nous demandons à Monsieur Jean-Luc MOUDENC, maire de TOULOUSE, au vu du projet actuel d’aménagement de la place Saint Sernin par la municipalité :

- que soient réalisées des fouilles archéologiques approfondies sur l’ensemble du site, et pas seulement les sondages d’évaluation réalisés cet été. En faire l’économie serait une perte irréparable en raison de la destruction des vestiges sous-jacents.

Nous demandons également une autre approche du projet d'aménagement, de façon à :

- mettre en valeur les vestiges du cloître et de l’abbaye et les intégrer dans un ensemble cohérent avec la Basilique et un indispensable musée de l'œuvre,

- garantir la transmission de ce patrimoine inestimable aux générations futures et prendre en compte la nécessité de protéger la basilique contre tous risques de dégradations (urgence de restaurer la façade ouest) ou de vandalisme (importance de maintenir le rôle protecteur des grilles du XIXème siècle).

Cet ensemble deviendrait pour Toulouse un atout majeur pour son classement au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Collectif Sauvegarde St Sernin
36 rue Gatien Arnoult 31000 Toulouse

Pour en savoir plus :

(1) Le site du collectif:
Site web du Collectif

(2) Le projet de la municipalité :

Article Actu Cote Toulouse du 13 Sept. 2016

Article Actu Cote Toulouse du 20 Sept. 2016

Presentation du projet par la Mairie de Toulouse

Décryptage du projet de la Mairie par la SAMF

(3) Le projet du « Grand Saint Sernin » que nous soutenons: 
Plaquette présentant le projet Grand Saint Sernin de la SAMF

 

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Collectif Sauvegarde Saint-SerninLanceur de pétition

Les décisionnaires

Jean-Luc Moudenc
Maire de Toulouse
Répondu
Madame, Monsieur, J’ai pris connaissance de la pétition pour la valorisation de la place Saint-Sernin de Toulouse et la sauvegarde de son site archéologique bimillénaire, mise en ligne par le Collectif de Sauvegarde de Saint-Sernin. Vous souhaitez voir des fouilles archéologiques approfondies réalisées sur l’ensemble du site, ainsi que le projet d’aménagement revu de façon à mettre en valeur les vestiges du cloître et de l’abbaye, et de garantir la transmission de ce patrimoine aux générations futures tout en protégeant la basilique. Vous craignez que les travaux envisagés pour le projet actuel ne condamnent ou compliquent une évolution future vers un projet d’envergure et vous souhaitez que des fouilles soient préalablement entreprises. Tout d’abord, vous savez combien je me réjouis du travail mené, sous l’autorité déléguée à Annette LAIGNEAU, Adjointe au Maire en charge notamment de la mise en valeur du Patrimoine toulousain, par Joan BUSQUETS, en collaboration avec le Collectif « Sauvegarde de la place Saint-Sernin », sur ce projet qui comporte de nombreuses contraintes. Or, le travail d’élaboration de notre projet, depuis le début, est mené dans son intégralité sous le contrôle de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC). Notre projet a été validé sans difficulté par la Commission Nationale des Monuments Historiques (CNMH). Il s’agit d’un point d’importance majeure à mes yeux car il clôt tout débat dans l’immédiat. Quand on connaît la composition de cette Commission, la remarquable représentativité de ses membres, leur niveau exceptionnel de savoir et leur indépendance politique totale, on ne peut que respecter les décisions qu’elle prend, loin des polémiques locales. Aussi, je tiens à vous rassurer, car ma démarche a toujours été claire depuis le départ : nous entendons tout mettre en œuvre pour protéger les vestiges archéologiques et permettre des fouilles futures sans détérioration des vestiges. Le choix de ne pas réaliser de fouilles se justifie par le parti pris du projet, dont un des enjeux essentiels - outre la valorisation de la basilique - est la préservation du patrimoine archéologique. La conception des espaces réaménagés, comme a pu l’apprécier la CNMH section abords, rend donc volontairement hommage à l’histoire du site abbatial par des marquages au sol dévoilant sa richesse archéologique, sans qu’il n’y ait pour autant d’impact sur les couches anciennes. C’est ce projet, mesuré et respectueux des niveaux archéologiques, qui a été validé par le service compétent de la DRAC. Rassurez-vous, j’ai veillé à ce que le recours au béton pour le traitement de la place ne soit pas systématique et, en dehors de la plupart des espaces circulés, les pavés de porphyre seront posés sur l’enrobé existant qui sera raboté. Au contraire, avec la création d’un nouveau jardin à côté du cloître et la végétalisation de la place Saint-Sernin, il y aura beaucoup moins de béton à l’issue des travaux en 2020 qu’aujourd’hui ! J’ai également pris connaissance de votre proposition de valorisation du lieu par la mise en valeur des vestiges du cloître et de l’abbaye, ainsi que la création d’un musée de l’Œuvre, qui serait, selon vous, un thème original et fort à présenter comme dossier à la candidature UNESCO. A ce titre, la nature du patrimoine conservé au niveau de la place Saint-Sernin depuis les origines paléochrétiennes jusqu’à l’époque médiévale, voire moderne, ne constitue pas une valeur universelle exceptionnelle en elle-même car elle se retrouve dans plusieurs autres sites en France et en Europe. Le développement d’une nécropole au plus près de la sépulture d’un corps saint (Saint-Saturnin en l’occurrence), puis la construction d’une basilique et d’une abbaye à proximité est connue par ailleurs (Limoges par exemple). Ensuite, vous déplorez que le projet soit d’ores et déjà finalisé et bouclé. Certes, j’ai souhaité que le projet soit présenté à la presse, puis en réunion publique le 14 septembre dernier, mais, ensuite, une large concertation s’est déroulée jusqu’au 14 octobre. De plus, à ma demande, un local dédié au projet Grand Saint-Sernin a été mis à la disposition des personnes qui souhaiteraient plus de détails sur le projet d’aménagement et ses conséquences. Tous ces éléments sont également accessibles sur le site Internet de la Mairie - onglet « Grand Sernin ». Un groupe de travail s’est réuni pour la première fois le 9 novembre, dont certains membres du collectif font partie des associations de quartier conviées : le collectif n’est donc pas exclu, de fait, du groupe de travail. Je vous rappelle que le groupe de travail réunit la DRAC, le lycée Saint-Sernin, l’Abbé Vincent Gallois, la Bibliothèque d’Etude et du Patrimoine du Périgord, l’Office de Tourisme, la Société archéologique du Midi de la France, l’Agence de Coopération Inter Régionale des Chemins de Compostelle, l’association des riverains de la place Saint-Sernin, l’association des commerçants de la place Saint-…

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