Lettre ouverte des étudiants de LISAA

Le problème

Lettre ouverte d’étudiants de 3e année aux dirigeants de LISAA

 

Ces derniers mois, plusieurs événements indépendants les uns des autres ont été particulièrement compliqués à vivre.

 

Tout d'abord, nous nous sommes retrouvés sans responsable pédagogique pendant plusieurs mois. Période pendant laquelle la communication entre étudiants et école a été très aléatoire, des mails jamais partis ou jamais arrivés entrainant des incompréhensions : cours décalés sans que les étudiants en soient prévenus ou encore une bi-modalité découverte via le post Facebook public de LISAA avant que les étudiants en soient informés directement.

 

Ce manque de communication a particulièrement affecté la bonne mise en route des films étudiants de fin d'année.

En troisième année, les élèves produisent un court-métrage dont la production commence dès la deuxième année. 

Or pour la première fois à LISAA, les étudiants de deuxième année n'étaient tout simplement pas accompagnés dans cette démarche. Ils sont donc venus demander de l'aide aux troisièmes années, qui les ont guidés aussi bien qu'ils ont pu.

Il est anormal que ce soit aux étudiants d'aller chercher leurs consignes, surtout pour un projet de cette importance.

 

Cette communication avec retard ou inexistante a également provoqué des absences injustifiées : certains professeurs ne tenant pas compte de la bi-modalité ont donc noté les élèves, suivant pourtant les cours à distance, comme absents. Par ailleurs, certains élèves ont également eu écopé de plusieurs heures d'absence aux ateliers, des cours pourtant "facultatifs", auxquels il faut s’inscrire et où la présence n'est pas obligatoire. Les élèves en question n'y étaient d’ailleurs pas inscrits. 

 

Ces soi-disant « absences » devaient être justifiées par les étudiants. Malgré le fait qu’elles n'étaient pas dues à un manque d'investissement de leur part, nous avons pris le temps d'aller voir Léa et Barbara. Grâce à leur écoute, nous avons pu rectifier le tir concernant ces absences injustes, pouvant porter préjudice par la suite.

 

Ces dysfonctionnements s’ajoutant au contexte sanitaire pesant, les élèves ne se sentent plus accompagnés et certains commencent à ne plus venir en cours. Un fossé s'est créé soudainement entre l'école et ses étudiants, ce qui a perturbé bon nombre d'entre nous.

 

Et les problématiques « matérielles » déjà existantes n’arrangent rien : matériel souvent en rade, chaises cassées ou manquantes quasiment tous les jours car non remplacées.

 

 

 

Cette dernière année de Bachelor est, pour les troisièmes années, décisive. Elle vient conclure notre formation.

 

Afin d'avoir des opportunités de stages ou même d'embauches à la sortie de l'école, il est important de nous spécialiser.

 

Mais on nous demande de poursuivre en master pour nous spécialiser. Or tous les élèves ne peuvent pas se permettre financièrement de faire un master, ou n'en ont tout simplement pas l'envie. Par conséquent, beaucoup d’entre eux ressentent de plus en plus d'angoisses quant à leur avenir, après LISAA.

 

En résulte également une perte de confiance envers le Bachelor en lui-même, le master semblant devenir incontournable. Ce qui n'était pas le cas quand nous sommes arrivés à l'école en première année.

 

Nous comprenons le souci qu’a LISAA de communiquer sur le master, mais nous alertons avec inquiétude : cette communication se fait au détriment du bien-être de certains élèves, qui ont l'impression de devenir de simples chiffres d’un effectif, pions d’une logique comptable, sans réelle importance humaine aux yeux de l'école.

 

Nous sommes allés plusieurs fois partager ces constats, vécus par beaucoup d’entre nous, auprès du directeur Monsieur Jean-Gabriel SAINT-PAUL. Celui-ci s’est contenté de nous répondre qu'il nous fallait patienter jusqu'à l'arrivée du nouveau responsable pédagogique et qu’en attendant, Léa et Barbara pouvaient nous aider à justifier nos absences. Ce que nous avons fait.

 

Cependant, un nouvel élément nous a incités à retourner nous entretenir avec le directeur ce mercredi 2 février, certains étudiants ayant été « exclus temporairement ».

 

Ces « exclusions temporaires » sont signifiées aux intéressés par mail, après un certain nombre d'heures d'absence.

 

Or, cette méthode ne nous semble ni juste ni constructive.

 

La précédente direction y avait elle-même renoncé l'année passée, dans les circonstances tragiques qui s'étaient produites au sein de l’école, ajoutées au contexte sanitaire qui pesait sur l’ensemble des étudiants.

 

L'ancienne direction avait par ailleurs le souci de l'accompagnement des élèves.

 

Aujourd’hui, le système fonctionne « par paliers », nous a expliqué le directeur. Après 30h d'absence, un premier avertissement est adressé par mail. Après 70h, l’élève reçoit un message d'exclusion temporaire.

 

Pourtant, là encore, la communication n’est pas en accord avec les règles. Ainsi, les élèves évoqués précédemment ont reçu directement un mail d'exclusion, sans avertissement préalable. Ce mail est froid, c'est un rappel à l'ordre qui vise à inquiéter pour « réveiller » mais qui a aussi pour but, selon les dires du directeur, " de mettre la pression " à l'élève concerné ainsi qu’à ses camarades. Une exclusion « pour l’exemple », en quelques sortes.

 

Cette méthode nie totalement un facteur pourtant essentiel à toute ambition pédagogique : l'humain.

 

L’an dernier, si vous manquiez d'assiduité, Mélanie (l'ancienne responsable pédagogique) vous envoyait un mail (que vous receviez), prenait un rendez-vous pour en parler et cherchait une solution avec l'élève. Notre responsable pédagogique cherchait à comprendre et prévenir avant d'agir.

 

Cette méthode d'exclusion temporaire était réservée aux cas extrêmes, et de fait n'arrivait quasiment jamais. Avant d'en arriver là, il existait des phases de dialogue, faites d’écoute et de compréhension. Bref, des relations humaines.

 

Ce système de sanction avait un sens, car c’était la dernière option face au désengagement d’un élève. Aujourd'hui, plusieurs élèves sont victimes d'exclusions temporaires, qui plus est quelques jours avant les conseils de classe. Une démarche qui leur porte grandement préjudice.

 

Nous sommes donc allés faire part à Monsieur Jean-Gabriel SAINT-PAUL de nos inquiétudes.

 

Nous n'avons pas rencontré une oreille attentive.

 

Nous avons évoqué cette pression et à quel point l’absence d’accompagnement était source de mal-être et nourrissait un sentiment d’injustice.

 

Pour appuyer notre propos, nous avons signalé que certains élèves, isolés et qui se sentent abandonnés, souffraient de dépression.

 

Les réponses furent à l'opposé de nos attentes.

 

"Il faut se bouger vous n'êtes plus des enfants" est un exemple du peu de préoccupation du directeur face au réel BESOIN d'être encadré par l'école et aidé tout le long de sa scolarité.

 

Les réponses qui nous ont été faites sont une négation même de la dépression, qui ne serait pas une maladie mais juste une question de volonté.

 

"Vous n'êtes pas en camp de vacances, il faut se bouger et ne pas attendre que ça tombe tout cuit."

 

Aucune considération des réels efforts des élèves, qui s'accrochent, malgré tous les imprévus et les inconsistances auxquels nous devons faire face.

 

Un autre "argument" nous a également fortement interpelés. Alors que nous plaidions que la dépression n'était pas une question de simple volonté, notre directeur nous a répondu qu’il fallait « savoir se bouger… Regardez, moi j'avais le Covid, je suis quand même venu à l'école."

 

Peu importe les raisons, enfreindre les consignes et mettre en danger toute une école, n'est pas excusable.

 

Ne pas écouter la souffrance réelle des élèves, ne pas tenter de comprendre et leur mettre la pression pour provoquer une soi-disant réaction, n'est pas excusable.

 

Se féliciter de la mise en place d’une cellule psychologique ou d'écoute, ne suffit pas. Comment des élèves qui ne reconnaissent plus leur école, qui n'ont plus aucun lien avec les personnes qui ont la charge de leur avenir professionnel, pourraient-ils venir se confier à ces mêmes personnes ?

 

C'est dans l’espoir de retrouver cette confiance que les élèves passent par leurs délégués. Précisément parce qu'ils se font exclure sans avertissement (mails jamais reçus jamais partis), ils ont besoin de compréhension et d'indulgence,. Dans le contexte actuel, difficile pour tous, et vus les manquements de l’école, les sanctions sont les pires des solutions.

 

"Que peut-on attendre de vous ?", avons-nous demandé à la direction.

 

Pas de soutien ni de meilleure organisation. Juste "Un diplôme ! "

 

Une réponse sans équivoque : si nous avons des problèmes, à nous de les gérer seuls.

 

 

Nous savons qu'il existe une autre façon d’envisager l’enseignement, basée sur l'écoute et la compréhension, ce qui n’empêche pas l’exigence du travail bien fait.

 

Et nous voulons retrouver cette sérénité et cet enthousiasme.

 

Et même si certains étudiants ne croient plus au dialogue avec la direction, nous aimerions essayer de pouvoir avancer. Ensemble et pas les uns contre les autres, en s'écoutant et sans être infantilisés.

 

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Étudiant LISAALanceur de pétition

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Le problème

Lettre ouverte d’étudiants de 3e année aux dirigeants de LISAA

 

Ces derniers mois, plusieurs événements indépendants les uns des autres ont été particulièrement compliqués à vivre.

 

Tout d'abord, nous nous sommes retrouvés sans responsable pédagogique pendant plusieurs mois. Période pendant laquelle la communication entre étudiants et école a été très aléatoire, des mails jamais partis ou jamais arrivés entrainant des incompréhensions : cours décalés sans que les étudiants en soient prévenus ou encore une bi-modalité découverte via le post Facebook public de LISAA avant que les étudiants en soient informés directement.

 

Ce manque de communication a particulièrement affecté la bonne mise en route des films étudiants de fin d'année.

En troisième année, les élèves produisent un court-métrage dont la production commence dès la deuxième année. 

Or pour la première fois à LISAA, les étudiants de deuxième année n'étaient tout simplement pas accompagnés dans cette démarche. Ils sont donc venus demander de l'aide aux troisièmes années, qui les ont guidés aussi bien qu'ils ont pu.

Il est anormal que ce soit aux étudiants d'aller chercher leurs consignes, surtout pour un projet de cette importance.

 

Cette communication avec retard ou inexistante a également provoqué des absences injustifiées : certains professeurs ne tenant pas compte de la bi-modalité ont donc noté les élèves, suivant pourtant les cours à distance, comme absents. Par ailleurs, certains élèves ont également eu écopé de plusieurs heures d'absence aux ateliers, des cours pourtant "facultatifs", auxquels il faut s’inscrire et où la présence n'est pas obligatoire. Les élèves en question n'y étaient d’ailleurs pas inscrits. 

 

Ces soi-disant « absences » devaient être justifiées par les étudiants. Malgré le fait qu’elles n'étaient pas dues à un manque d'investissement de leur part, nous avons pris le temps d'aller voir Léa et Barbara. Grâce à leur écoute, nous avons pu rectifier le tir concernant ces absences injustes, pouvant porter préjudice par la suite.

 

Ces dysfonctionnements s’ajoutant au contexte sanitaire pesant, les élèves ne se sentent plus accompagnés et certains commencent à ne plus venir en cours. Un fossé s'est créé soudainement entre l'école et ses étudiants, ce qui a perturbé bon nombre d'entre nous.

 

Et les problématiques « matérielles » déjà existantes n’arrangent rien : matériel souvent en rade, chaises cassées ou manquantes quasiment tous les jours car non remplacées.

 

 

 

Cette dernière année de Bachelor est, pour les troisièmes années, décisive. Elle vient conclure notre formation.

 

Afin d'avoir des opportunités de stages ou même d'embauches à la sortie de l'école, il est important de nous spécialiser.

 

Mais on nous demande de poursuivre en master pour nous spécialiser. Or tous les élèves ne peuvent pas se permettre financièrement de faire un master, ou n'en ont tout simplement pas l'envie. Par conséquent, beaucoup d’entre eux ressentent de plus en plus d'angoisses quant à leur avenir, après LISAA.

 

En résulte également une perte de confiance envers le Bachelor en lui-même, le master semblant devenir incontournable. Ce qui n'était pas le cas quand nous sommes arrivés à l'école en première année.

 

Nous comprenons le souci qu’a LISAA de communiquer sur le master, mais nous alertons avec inquiétude : cette communication se fait au détriment du bien-être de certains élèves, qui ont l'impression de devenir de simples chiffres d’un effectif, pions d’une logique comptable, sans réelle importance humaine aux yeux de l'école.

 

Nous sommes allés plusieurs fois partager ces constats, vécus par beaucoup d’entre nous, auprès du directeur Monsieur Jean-Gabriel SAINT-PAUL. Celui-ci s’est contenté de nous répondre qu'il nous fallait patienter jusqu'à l'arrivée du nouveau responsable pédagogique et qu’en attendant, Léa et Barbara pouvaient nous aider à justifier nos absences. Ce que nous avons fait.

 

Cependant, un nouvel élément nous a incités à retourner nous entretenir avec le directeur ce mercredi 2 février, certains étudiants ayant été « exclus temporairement ».

 

Ces « exclusions temporaires » sont signifiées aux intéressés par mail, après un certain nombre d'heures d'absence.

 

Or, cette méthode ne nous semble ni juste ni constructive.

 

La précédente direction y avait elle-même renoncé l'année passée, dans les circonstances tragiques qui s'étaient produites au sein de l’école, ajoutées au contexte sanitaire qui pesait sur l’ensemble des étudiants.

 

L'ancienne direction avait par ailleurs le souci de l'accompagnement des élèves.

 

Aujourd’hui, le système fonctionne « par paliers », nous a expliqué le directeur. Après 30h d'absence, un premier avertissement est adressé par mail. Après 70h, l’élève reçoit un message d'exclusion temporaire.

 

Pourtant, là encore, la communication n’est pas en accord avec les règles. Ainsi, les élèves évoqués précédemment ont reçu directement un mail d'exclusion, sans avertissement préalable. Ce mail est froid, c'est un rappel à l'ordre qui vise à inquiéter pour « réveiller » mais qui a aussi pour but, selon les dires du directeur, " de mettre la pression " à l'élève concerné ainsi qu’à ses camarades. Une exclusion « pour l’exemple », en quelques sortes.

 

Cette méthode nie totalement un facteur pourtant essentiel à toute ambition pédagogique : l'humain.

 

L’an dernier, si vous manquiez d'assiduité, Mélanie (l'ancienne responsable pédagogique) vous envoyait un mail (que vous receviez), prenait un rendez-vous pour en parler et cherchait une solution avec l'élève. Notre responsable pédagogique cherchait à comprendre et prévenir avant d'agir.

 

Cette méthode d'exclusion temporaire était réservée aux cas extrêmes, et de fait n'arrivait quasiment jamais. Avant d'en arriver là, il existait des phases de dialogue, faites d’écoute et de compréhension. Bref, des relations humaines.

 

Ce système de sanction avait un sens, car c’était la dernière option face au désengagement d’un élève. Aujourd'hui, plusieurs élèves sont victimes d'exclusions temporaires, qui plus est quelques jours avant les conseils de classe. Une démarche qui leur porte grandement préjudice.

 

Nous sommes donc allés faire part à Monsieur Jean-Gabriel SAINT-PAUL de nos inquiétudes.

 

Nous n'avons pas rencontré une oreille attentive.

 

Nous avons évoqué cette pression et à quel point l’absence d’accompagnement était source de mal-être et nourrissait un sentiment d’injustice.

 

Pour appuyer notre propos, nous avons signalé que certains élèves, isolés et qui se sentent abandonnés, souffraient de dépression.

 

Les réponses furent à l'opposé de nos attentes.

 

"Il faut se bouger vous n'êtes plus des enfants" est un exemple du peu de préoccupation du directeur face au réel BESOIN d'être encadré par l'école et aidé tout le long de sa scolarité.

 

Les réponses qui nous ont été faites sont une négation même de la dépression, qui ne serait pas une maladie mais juste une question de volonté.

 

"Vous n'êtes pas en camp de vacances, il faut se bouger et ne pas attendre que ça tombe tout cuit."

 

Aucune considération des réels efforts des élèves, qui s'accrochent, malgré tous les imprévus et les inconsistances auxquels nous devons faire face.

 

Un autre "argument" nous a également fortement interpelés. Alors que nous plaidions que la dépression n'était pas une question de simple volonté, notre directeur nous a répondu qu’il fallait « savoir se bouger… Regardez, moi j'avais le Covid, je suis quand même venu à l'école."

 

Peu importe les raisons, enfreindre les consignes et mettre en danger toute une école, n'est pas excusable.

 

Ne pas écouter la souffrance réelle des élèves, ne pas tenter de comprendre et leur mettre la pression pour provoquer une soi-disant réaction, n'est pas excusable.

 

Se féliciter de la mise en place d’une cellule psychologique ou d'écoute, ne suffit pas. Comment des élèves qui ne reconnaissent plus leur école, qui n'ont plus aucun lien avec les personnes qui ont la charge de leur avenir professionnel, pourraient-ils venir se confier à ces mêmes personnes ?

 

C'est dans l’espoir de retrouver cette confiance que les élèves passent par leurs délégués. Précisément parce qu'ils se font exclure sans avertissement (mails jamais reçus jamais partis), ils ont besoin de compréhension et d'indulgence,. Dans le contexte actuel, difficile pour tous, et vus les manquements de l’école, les sanctions sont les pires des solutions.

 

"Que peut-on attendre de vous ?", avons-nous demandé à la direction.

 

Pas de soutien ni de meilleure organisation. Juste "Un diplôme ! "

 

Une réponse sans équivoque : si nous avons des problèmes, à nous de les gérer seuls.

 

 

Nous savons qu'il existe une autre façon d’envisager l’enseignement, basée sur l'écoute et la compréhension, ce qui n’empêche pas l’exigence du travail bien fait.

 

Et nous voulons retrouver cette sérénité et cet enthousiasme.

 

Et même si certains étudiants ne croient plus au dialogue avec la direction, nous aimerions essayer de pouvoir avancer. Ensemble et pas les uns contre les autres, en s'écoutant et sans être infantilisés.

 

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Étudiant LISAALanceur de pétition

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Pétition lancée le 10 février 2022