Lettre ouverte à Monsieur le doyen Boris Bernabé de la faculté de droit Jean Monnet

Lettre ouverte à Monsieur le doyen Boris Bernabé de la faculté de droit Jean Monnet

Le problème

Monsieur le doyen,

       Cette lettre ouverte, ci-présente, vous est adressée à titre personnel et dans le but de prendre contact avec vous afin de vous alerter sur les conditions d'études des élèves signataires.

        Depuis le début de la crise sanitaire, les conditions d'enseignement à la faculté de droit Jean Monnet ont été drastiquement modifiées avec le passage à l'hybridation puis au distanciel total. Ces mesures, indispensables à la préservation de la santé de tous, ont été acceptées par les étudiants.

               Néanmoins, nous tenons à mettre en lumière certaines insuffisances liées aux enseignements à distance qui contreviennent à la poursuite sereine de nos études et qui mènent à un sentiment généralisé d’épuisement, que ce soit du côté des étudiants ou du corps enseignant, dont nous ne sous-estimons pas les difficultés.

               Nous tenons aussi à souligner les conséquences de la suppression des vacances de la Toussaint qui ont été remplacées par cinq jours « sans cours ». En premier lieu, cette absence de réelle coupure se fait durement ressentir après plusieurs semaines psychologiquement très difficiles au regard des multiples changements organisationnels auxquels nous avons dû faire face. En deuxième lieu, cette absence de coupure est d’autant plus difficile à supporter au regard du nouveau calendrier des partiels qui prévoit le passage des matières sans TD avant les vacances de Noël. La charge de travail est donc plus importante sur cette partie du semestre ce qui conduit à une fatigue non-compensée par la coupure habituelle. Enfin, en troisième et dernier lieu, les étudiants signataires souhaitent faire remonter le fait que les étudiants n’ont même pas eu ces quelques jours de libres puisque certains enseignants ont posté des audios particulièrement longs à travailler pendant les jours de coupure. L’utilisation du distanciel permet donc une immixtion dans le champ de la vie personnelle des étudiants, en dehors des heures de cours, qui est aussi une source d’épuisement.

En outre, les étudiants signataires souhaitent vous alerter sur leur ressenti quant à la communication des informations de la part de l’administration et de la direction. Celle-ci est en effet jugée insuffisante depuis le début du second confinement notamment sur l’organisation des futurs examens (galops d’essai ou examens terminaux). Le fait de ne pas avoir d’informations (même provisoires) sur les modalités d’examens en présentiel ou en distanciel est une source d’angoisse mais aussi empêche les étudiants de s’organiser, surtout pour ceux qui sont partis se confiner hors de l’Île-de-France afin d’avoir un cadre d’études plus confortable. En outre, une grande partie des étudiants ne souhaitent pas revenir à la faculté pour composer en présentiel, en raison des risques sanitaires.

Enfin, les étudiants signataires de cette lettre souhaiteraient joindre à celle-ci les résultats de l’enquête Sphinx réalisée par le Vice-Président étudiant, le Comité de pilotage de l’Évaluation des enseignements par les Étudiants, la mission Egalité-Diversité et la direction de la Vie étudiante. En effet, un tiers des étudiants, de la première année de licence au Master 2, de l’université, la composante de Sceaux y compris, y ont confié avoir des inquiétudes voire de fortes inquiétudes quant à la réussite de leur année universitaire. Cette crainte est d’autant plus renforcée par les témoignages de plus de la moitié des étudiants qui évoquent une baisse de leur concentration et de leur compréhension durant cette période spécifiquement.

Cette lettre ouverte est un appel au secours car cette situation va conduire, à terme, à des situations de décrochage et de détresse psychologique chez les étudiants, notamment chez les plus jeunes d’entre nous.

L’ensemble des signataires de cette lettre souhaite qu’un dialogue soit ouvert avec l'ensemble du personnel enseignant et administratif afin de trouver des solutions, dialogue qui peut se faire par le renouvellement de la représentation étudiante.

À travers cette lettre ouverte, l'ensemble des signataires vous assure de leur volonté de créer un environnement favorable à la réussite et au bien-être des étudiants dans le cadre de cette période exceptionnelle.

Veuillez agréer, Monsieur le doyen, à l'expression de nos meilleurs et plus respectueux sentiments à votre égard.

Cette pétition avait 606 signataires

Le problème

Monsieur le doyen,

       Cette lettre ouverte, ci-présente, vous est adressée à titre personnel et dans le but de prendre contact avec vous afin de vous alerter sur les conditions d'études des élèves signataires.

        Depuis le début de la crise sanitaire, les conditions d'enseignement à la faculté de droit Jean Monnet ont été drastiquement modifiées avec le passage à l'hybridation puis au distanciel total. Ces mesures, indispensables à la préservation de la santé de tous, ont été acceptées par les étudiants.

               Néanmoins, nous tenons à mettre en lumière certaines insuffisances liées aux enseignements à distance qui contreviennent à la poursuite sereine de nos études et qui mènent à un sentiment généralisé d’épuisement, que ce soit du côté des étudiants ou du corps enseignant, dont nous ne sous-estimons pas les difficultés.

               Nous tenons aussi à souligner les conséquences de la suppression des vacances de la Toussaint qui ont été remplacées par cinq jours « sans cours ». En premier lieu, cette absence de réelle coupure se fait durement ressentir après plusieurs semaines psychologiquement très difficiles au regard des multiples changements organisationnels auxquels nous avons dû faire face. En deuxième lieu, cette absence de coupure est d’autant plus difficile à supporter au regard du nouveau calendrier des partiels qui prévoit le passage des matières sans TD avant les vacances de Noël. La charge de travail est donc plus importante sur cette partie du semestre ce qui conduit à une fatigue non-compensée par la coupure habituelle. Enfin, en troisième et dernier lieu, les étudiants signataires souhaitent faire remonter le fait que les étudiants n’ont même pas eu ces quelques jours de libres puisque certains enseignants ont posté des audios particulièrement longs à travailler pendant les jours de coupure. L’utilisation du distanciel permet donc une immixtion dans le champ de la vie personnelle des étudiants, en dehors des heures de cours, qui est aussi une source d’épuisement.

En outre, les étudiants signataires souhaitent vous alerter sur leur ressenti quant à la communication des informations de la part de l’administration et de la direction. Celle-ci est en effet jugée insuffisante depuis le début du second confinement notamment sur l’organisation des futurs examens (galops d’essai ou examens terminaux). Le fait de ne pas avoir d’informations (même provisoires) sur les modalités d’examens en présentiel ou en distanciel est une source d’angoisse mais aussi empêche les étudiants de s’organiser, surtout pour ceux qui sont partis se confiner hors de l’Île-de-France afin d’avoir un cadre d’études plus confortable. En outre, une grande partie des étudiants ne souhaitent pas revenir à la faculté pour composer en présentiel, en raison des risques sanitaires.

Enfin, les étudiants signataires de cette lettre souhaiteraient joindre à celle-ci les résultats de l’enquête Sphinx réalisée par le Vice-Président étudiant, le Comité de pilotage de l’Évaluation des enseignements par les Étudiants, la mission Egalité-Diversité et la direction de la Vie étudiante. En effet, un tiers des étudiants, de la première année de licence au Master 2, de l’université, la composante de Sceaux y compris, y ont confié avoir des inquiétudes voire de fortes inquiétudes quant à la réussite de leur année universitaire. Cette crainte est d’autant plus renforcée par les témoignages de plus de la moitié des étudiants qui évoquent une baisse de leur concentration et de leur compréhension durant cette période spécifiquement.

Cette lettre ouverte est un appel au secours car cette situation va conduire, à terme, à des situations de décrochage et de détresse psychologique chez les étudiants, notamment chez les plus jeunes d’entre nous.

L’ensemble des signataires de cette lettre souhaite qu’un dialogue soit ouvert avec l'ensemble du personnel enseignant et administratif afin de trouver des solutions, dialogue qui peut se faire par le renouvellement de la représentation étudiante.

À travers cette lettre ouverte, l'ensemble des signataires vous assure de leur volonté de créer un environnement favorable à la réussite et au bien-être des étudiants dans le cadre de cette période exceptionnelle.

Veuillez agréer, Monsieur le doyen, à l'expression de nos meilleurs et plus respectueux sentiments à votre égard.

Les décisionnaires

Les étudiants de la faculté Jean Monnet de Sceaux
Les étudiants de la faculté Jean Monnet de Sceaux

Mises à jour sur la pétition