Le droit pour les associations culturelles d'accueillir les mineurs

Le droit pour les associations culturelles d'accueillir les mineurs

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Quand elle atteindra 500 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !
Emeline BRAVO a lancé cette pétition adressée à Roselyne BACHELOT (Ministre de la Culture)

Associations culturelles de France, n'hésitez pas à reprendre notre texte pour vous s'il vous convient.

Madame la Ministre de la Culture, 

En tant qu’associations culturelles de la ville de Montrouge, mardi et mercredi derniers, nous avons été suspendues à la presse qui annonçait la possibilité de poursuivre les activités extra-scolaires pour les mineurs en cas de nouveau confinement. Notre espoir a grandi à l’idée qu’au milieu du marasme actuel, nous puissions continuer de nourrir la sensibilité, l’empathie, la poésie, l’imaginaire des enfants.

Depuis mai dernier, nous nous sommes équipées et organisées pour respecter un protocole sanitaire stricte. Nous aérons et désinfectons nos locaux, notre matériel, nous avons réduit nos effectifs, sacrifiant la rentabilité de nos activités à la sécurité de nos adhérents-élèves et de nos artistes-enseignants.

Il nous en a coûté souvent, de limiter l’enthousiasme des enfants qui viennent nous parler de trop près et qui entre eux, ont besoin d’embrassades, de bagarres, en un mot de contact. Mais nous l’avons fait, et ils l’ont accepté. Nous avons inventé de nouvelles façons de dessiner, de jouer, de danser de chanter, de peindre, de sculpter. Au point qu’un mois et demi après la rentrée, nous avions pris, ensemble, de nouvelles habitudes et que commençaient à cicatriser les blessures psychologiques d’enfants dont le rendez-vous hebdomadaire avec nous est parfois l’unique fenêtre de joie et, en tous cas un moment d’évasion et de rupture avec le quotidien.

 
Madame la Ministre de la Culture, 

Les associations culturelles à Montrouge ont souffert en mars, avril et mai dernier. Les aides nous ont rarement profité car leurs conditions d’obtention s’appliquent rarement à nos situations particulières. Nous avons accepté la situation et nous avons inventé des façons de travailler en distanciel avec nos élèves. Malheureusement, dans les cas nombreux nous n’avons pu le faire – ce qui a entraîné des demandes de remboursement et des pertes importantes :

-  Espaces insuffisants chez nos élèves ou chez nos professeurs pour danser, faire des acrobaties, du yoga, du trapèze, de la jonglerie.

-  Matériel pour dessiner, peindre, sculpter disponible dans l’association mais pas au domicile de nos élèves.

-  Instruments de musique disponibles à l’école mais pas au domicile de nos élèves.

-  Activités de groupe, impossibles à poursuivre en visio-conférence à cause du décalage du son inhérent à la distance (orchestre, groupe musical).

-  Jeune âge des élèves.

-  Niveau débutant des élèves impliquant une autonomie insuffisante.

Jeudi nous avons entendu Monsieur le Premier Ministre annoncer l’interdiction des activités extra-scolaires et sportives et cela a été un coup de massue pour nous et pour les enfants.

Il a été admis que les crèches, les garderies, les écoles, les collèges et les lycées resteraient ouverts parce qu’essentiels au développement et au bien-être des enfants – alors même que leurs effectifs, leurs conditions de travail rendent difficile l’observation du strict protocole sanitaire que nous avons mis en place depuis mai dernier. Les centres de loisirs et les activités périscolaires dans les écoles sont maintenus alors que le brassage des classes y est important. Quelques artistes parmi nous poursuivent leur activité d’enseignement en école, collège, lycée et dans le périscolaire et sont confrontés directement à l’absurdité de la situation, empêchés de le faire dans de meilleures conditions sanitaires dans nos associations.

Madame la Ministre de la Culture,

Nous voulons également continuer à accueillir les enfants et adolescents dans nos associations. Nous sommes convaincues d’être essentielles au bien-être des enfants.

Comme l’a écrit Ariane Ascaride dans sa lettre ouverte au Président Macron, nous sommes « ceux qui font rêver et se sentir vivants », « nous sommes indispensables à l’âme humaine ». L’école forme des êtres pensants, nous formons des êtres sensibles. Certains parmi nos élèves deviendrons peintres ou dessinateurs, danseurs, musiciens, acrobates. Tous auront la faculté, par l’art, de s’extraire des difficultés quotidiennes et de s’élever au-dessus de la condition humaine.

Ne leur ôtez pas cette échappatoire.

Nous avons conscience des risques causés par la situation sanitaire actuelle et nous voulons aller au front, avec masques et gel, aux côtés de ceux, nombreux, pour lesquels nous sommes nécessaires, indispensables.

C’est notre choix et nous vous demandons un acte politique fort en direction de la culture : permettez-nous d’accueillir les mineurs, permettez-nous d’insuffler de l’espoir dans les cœurs rudement malmenés des enfants et de leurs parents.
 

Pour la Fabrique de Talents, Emeline Bravo et Coralie Bardel

Pour R’Danses, Ciya

Pour Les Yeux Fertiles des enfants, Hélène Jacqz, Sandra Martagex

Pour les Ateliers de la Solidarité, Anne Chevrier

Association Odoriko, Moïra

Pour Atelier Terdusud, Corinne Séjourné

Pour les Oiseaux Parleurs, Emilie Bregougnon

Pour Bim Bam, Aurélie Yvin et Amandine Gros

Pour les P’tits poly-sons de Montrouge, Emmanuelle Thomas

Pour l’Association 21ièmeArt et l’AtelierWerle, Guillaume Werle sculpteur

Pour les Arts Sauvages, Claudine Santelli

Pour Vocis Via, Marie Dubois

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