

L'école publique ne garantit plus la continuité ni l'inclusion à nos enfants
Le problème
Sous l'initiative de l'association des parents d'élèves FCPE Groupe Scolaire Charles Péguy à Thiais (94)
Nous, parents d'élèves, enseignant(e)s, AESH, familles d'enfants en situation de handicap, citoyen(ne)s attachés à l'école publique des départements français et collectivités d'outre-mer
interpellons
Monsieur le Président de la République Française, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre de l'Éducation Nationale, Mesdames et Messieurs les Députés et Sénateurs,
d'une situation alarmante des enseignants non remplacés sur plusieurs jours, semaines et mois dès la Maternelle et Primaire, et le manque d'accompagnement des enfants en situation d'handicap dans nos écoles publiques.
Nous témoignons une une réalité inacceptable :
1. Plus de 48 000 enfants en situation de handicap sans AESH.
À la rentrée 2025, 352 102 élèves étaient notifiés MDPH pour un accompagnement AESH, mais 48 726 enfants étaient toujours en attente, contre 36 000 un an plus tôt.
À la maternelle et au primaire, cela signifie un enfant autiste seul face à sa classe, un enfant à mobilité réduite qui ne peut pas participer aux activités, une famille contrainte de renoncer à un emploi pour combler le vide.
Ce contexte développe un retard inévitable dans son parcours scolaire.
2. Des cours sans professeur, des heures perdues.
Selon un rapport du Sénat de 2025, les absences non remplacées dans le primaire ont augmenté de 49 % entre 2018 et 2024. Le sénateur Olivier Paccaud indique qu'en moyenne, une classe perd 4,3 % de son temps d'enseignement à cause des absences non remplacées, un problème qui constitue « une source d'angoisse majeure pour de nombreuses familles ». À la maternelle, une après-midi sans enseignant, devient long et douloureux pour un jeune enfant.
Les autres enseignants accueillant ces élèves, instruisent dans des classes surchargées à 35 élèves.
3. Des AESH payées sous le seuil de pauvreté.
Le salaire net moyen des AESH est d'environ 1 000 euros par mois, et 98 % ne sont pas à temps plein. Le principal syndicat enseignant, la FSU-SNUipp, indique que les salaires des AESH sont « souvent inférieurs à 800 euros ». Dans les rapports parlementaires, les AESH sont décrites comme « payées environ 1 000 euros par mois, avec des contrats précaires, peu de reconnaissance, et pourtant appelées à faire des miracles ». Le projet de loi de finances 2026 ne prévoit que 1 200 créations de postes d'AESH, contre 2 000 en 2025.
Pourquoi la maternelle et le primaire ?
À la maternelle et au primaire, un jour sans enseignant ou sans AESH cause des dégâts irréversibles. L'apprentissage de la lecture, l'écriture, le calcul est compromis. Un enfant « oublié » à la maternelle arrive au primaire déjà en retard. Un enfant handicapé sans AESH présente un retard scolaire et peut développer des troubles du comportement. Il est injustement étiqueté « enfant à problèmes ».
Nos trois exigences :
1. Garantir le remplacement des enseignants dès la Maternelle afin d'éviter la surcharge des classes à 35 élèves.
Dans chaque département, garantir que toute absence soit remplacée, y compris les absences d'une demi-journée. Publier chaque mois, par département, les taux de remplacement à partir de janvier 2027.
2. Assurer des postes et un statut pour les AESH pour renforcer l'accompagnement de nos enfants dans le besoin.
À partir du PLF 2027, au moins 2 000 créations nettes de postes d'AESH par an. Engager la transformation du statut d'AESH vers un corps de fonctionnaires de catégorie B, avec temps plein garanti, grille indiciaire et perspectives de carrière.
3. Imposer une transparence des actions menées
Publier chaque trimestre les données par département : taux de remplacement dans le primaire, nombre d'élèves handicapés sans AESH, heures d'AESH non remplacées.
Cette démarche est importante...
Nous lançons cette pétition parce que les chiffres, les rapports officiels existent... pourtant rien ne change.
Le diagnostic est posé. Les solutions sont connues. Ce qui manque, c'est la volonté de la décision gouvernementale
Nous ne demandons pas l'impossible. Nous demandons que chaque absence d'enseignant soit remplacée, dès la maternelle. Nous demandons que chaque enfant notifié MDPH ait un Accompagnant d'élèves en situation d'handicap, avec un statut stable et un salaire digne. Nous demandons que les données soient publiées, pour que les promesses soient vérifiables.
Cette démarche n'est pas partisane. Elle est citoyenne. Elle rassemble des parents, des enseignants, des AESH, des associations, des élus locaux témoins des enfants en décrochage scolaire, des familles épuisées, des professionnels démissionaires.
Agissons ensemble pour que l'école publique redevienne un véritable vecteur d'inclusion sociale et de réussite pour chaque enfant. Signez cette pétition pour demander au gouvernement français de prendre des mesures immédiates et concrètes pour garantir la continuité et l'inclusion dans l'école publique.
***
Sources: Cour des Comptes, Assemblée Nationale

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Le problème
Sous l'initiative de l'association des parents d'élèves FCPE Groupe Scolaire Charles Péguy à Thiais (94)
Nous, parents d'élèves, enseignant(e)s, AESH, familles d'enfants en situation de handicap, citoyen(ne)s attachés à l'école publique des départements français et collectivités d'outre-mer
interpellons
Monsieur le Président de la République Française, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre de l'Éducation Nationale, Mesdames et Messieurs les Députés et Sénateurs,
d'une situation alarmante des enseignants non remplacés sur plusieurs jours, semaines et mois dès la Maternelle et Primaire, et le manque d'accompagnement des enfants en situation d'handicap dans nos écoles publiques.
Nous témoignons une une réalité inacceptable :
1. Plus de 48 000 enfants en situation de handicap sans AESH.
À la rentrée 2025, 352 102 élèves étaient notifiés MDPH pour un accompagnement AESH, mais 48 726 enfants étaient toujours en attente, contre 36 000 un an plus tôt.
À la maternelle et au primaire, cela signifie un enfant autiste seul face à sa classe, un enfant à mobilité réduite qui ne peut pas participer aux activités, une famille contrainte de renoncer à un emploi pour combler le vide.
Ce contexte développe un retard inévitable dans son parcours scolaire.
2. Des cours sans professeur, des heures perdues.
Selon un rapport du Sénat de 2025, les absences non remplacées dans le primaire ont augmenté de 49 % entre 2018 et 2024. Le sénateur Olivier Paccaud indique qu'en moyenne, une classe perd 4,3 % de son temps d'enseignement à cause des absences non remplacées, un problème qui constitue « une source d'angoisse majeure pour de nombreuses familles ». À la maternelle, une après-midi sans enseignant, devient long et douloureux pour un jeune enfant.
Les autres enseignants accueillant ces élèves, instruisent dans des classes surchargées à 35 élèves.
3. Des AESH payées sous le seuil de pauvreté.
Le salaire net moyen des AESH est d'environ 1 000 euros par mois, et 98 % ne sont pas à temps plein. Le principal syndicat enseignant, la FSU-SNUipp, indique que les salaires des AESH sont « souvent inférieurs à 800 euros ». Dans les rapports parlementaires, les AESH sont décrites comme « payées environ 1 000 euros par mois, avec des contrats précaires, peu de reconnaissance, et pourtant appelées à faire des miracles ». Le projet de loi de finances 2026 ne prévoit que 1 200 créations de postes d'AESH, contre 2 000 en 2025.
Pourquoi la maternelle et le primaire ?
À la maternelle et au primaire, un jour sans enseignant ou sans AESH cause des dégâts irréversibles. L'apprentissage de la lecture, l'écriture, le calcul est compromis. Un enfant « oublié » à la maternelle arrive au primaire déjà en retard. Un enfant handicapé sans AESH présente un retard scolaire et peut développer des troubles du comportement. Il est injustement étiqueté « enfant à problèmes ».
Nos trois exigences :
1. Garantir le remplacement des enseignants dès la Maternelle afin d'éviter la surcharge des classes à 35 élèves.
Dans chaque département, garantir que toute absence soit remplacée, y compris les absences d'une demi-journée. Publier chaque mois, par département, les taux de remplacement à partir de janvier 2027.
2. Assurer des postes et un statut pour les AESH pour renforcer l'accompagnement de nos enfants dans le besoin.
À partir du PLF 2027, au moins 2 000 créations nettes de postes d'AESH par an. Engager la transformation du statut d'AESH vers un corps de fonctionnaires de catégorie B, avec temps plein garanti, grille indiciaire et perspectives de carrière.
3. Imposer une transparence des actions menées
Publier chaque trimestre les données par département : taux de remplacement dans le primaire, nombre d'élèves handicapés sans AESH, heures d'AESH non remplacées.
Cette démarche est importante...
Nous lançons cette pétition parce que les chiffres, les rapports officiels existent... pourtant rien ne change.
Le diagnostic est posé. Les solutions sont connues. Ce qui manque, c'est la volonté de la décision gouvernementale
Nous ne demandons pas l'impossible. Nous demandons que chaque absence d'enseignant soit remplacée, dès la maternelle. Nous demandons que chaque enfant notifié MDPH ait un Accompagnant d'élèves en situation d'handicap, avec un statut stable et un salaire digne. Nous demandons que les données soient publiées, pour que les promesses soient vérifiables.
Cette démarche n'est pas partisane. Elle est citoyenne. Elle rassemble des parents, des enseignants, des AESH, des associations, des élus locaux témoins des enfants en décrochage scolaire, des familles épuisées, des professionnels démissionaires.
Agissons ensemble pour que l'école publique redevienne un véritable vecteur d'inclusion sociale et de réussite pour chaque enfant. Signez cette pétition pour demander au gouvernement français de prendre des mesures immédiates et concrètes pour garantir la continuité et l'inclusion dans l'école publique.
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Sources: Cour des Comptes, Assemblée Nationale

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Pétition lancée le 28 septembre 2026