

L’indépendance a sa place sur nos campus


L’indépendance a sa place sur nos campus
Le problème
Nous désirons d’abord préciser qu’en tant qu’étudiant·e·s mobilisé·e·s pour l’indépendance du Québec, notre motivation première est l’amour que nous portons à celui-ci.
Qui sommes-nous? Nous sommes un collectif d’étudiants ayant pour objectif de faire du Québec un pays. Organisés dans plusieurs établissements d’enseignement supérieur, nous nous sommes réunis au sein d’un groupe — le Mouvement étudiant indépendantiste (MÉI) — afin de porter nos réflexions, nos engagements et nos actions au-delà de nos écoles. De plus, nous sommes une organisation non-partisane, qui provient de la société civile.
C’est après avoir tous été marqués par la réaction excessive d’un professeur d’anglais face au message à la craie d’un élève du secondaire — « Vive le Québec libre » — ainsi qu’à la lumière d’une récente statistique montrant que les jeunes sont aujourd’hui plus favorables à l’indépendance qu’ils ne l’ont été au cours des 30 dernières années, que nous formulons aujourd’hui nos propres revendications.
Dans plusieurs cégeps et universités du Québec, les tentatives d’étudiant·e·s de former un comité souverainiste essuient un refus catégorique. Cette situation soulève de grandes inquiétudes quant à l’état de la liberté d’expression politique dans nos établissements d'enseignement. Ces interdictions, arbitraires et injustifiées, témoignent d’une gouvernance autoritaire et déconnectée des aspirations légitimes de la jeunesse. Elles sont en contradiction profonde avec les principes démocratiques qui devraient guider tout établissement d'enseignement supérieur.
Le Mouvement étudiant indépendantiste (MÉI) estime que cette censure politique n’a pas sa place dans la société démocratique qu’est le Québec. Par cette lettre ouverte, nous dénonçons ces pratiques, réaffirmons notre droit à la mobilisation étudiante et appelons à la solidarité de toutes celles et ceux qui croient en la liberté d’expression et en l’avenir du Québec.
Le retour affirmé des comités indépendantistes dans les cégeps et universités du Québec
Alors que l’indépendance du Québec semblait reléguée au passé, plusieurs comités étudiants arborant fièrement la fleur de lys refont surface dans les établissements postsecondaires.
L’élan se heurte toutefois rapidement à une réalité : sur les campus, les jeunes désirant se mobiliser font face à de nombreuses barrières. Entre obstacles administratifs, pressions politiques et refus de reconnaissance institutionnelle, nous dénonçons ce traitement injuste par rapport aux autres comités étudiants.
Des embûches à répétition
Malgré le dynamisme du mouvement, les comités indépendantistes se disent confrontés à des blocages systémiques. Obtenir un local, être reconnus comme comités officiels, accéder aux financements étudiants ou simplement faire circuler notre matériel militant sur les campus devient parfois un véritable parcours du combattant.
Dans certains cas, des administrations se sont montrées frileuses à reconnaître la légitimité de comités étudiants de nature politique, considérant leur existence comme polarisante. Dans d’autres, ce sont les associations étudiantes qui rendent la tâche plus ardue.
Les étudiant·e·s souverainistes sont parfois qualifiés de colonialistes, de conservateurs, de racistes, voire de fascistes, sans fondement ou raisonnement derrière ces accusations – des qualificatifs en contradiction parfaite avec l’essence du MÉI. Ils se heurtent à des murs bureaucratiques infranchissables et voient leur existence remise en question en raison de leur caractère identitaire : on nous dit que, s'ils étaient acceptés, il faudrait alors accepter tous les autres comités étudiants à caractère politique. À cela, nous posons une question simple : est-ce vraiment une mauvaise chose ? N’est-ce pas cela la démocratie ? Les mouvements politiques étudiants ont souvent été le moteur de profonds changements sociaux. Vaut-il vraiment la peine de les faire taire au nom d’une neutralité dénuée de sens ?
Les embûches sont nombreuses et profondément frustrantes. Nous demandons un réel renforcement de la liberté d’expression – cette valeur dont notre société se targue –, puisque notre mouvement repose sur le respect, l’amour et la compassion.
Une dénonciation urgente
Les obstacles auxquels les jeunes indépendantistes font face doivent être dénoncés clairement et fermement. Au-delà des clivages partisans, la présence de comités indépendantistes sur les campus s’inscrit dans une logique démocratique essentielle : celle du pluralisme des idées.
Empêcher ou restreindre la reconnaissance de ces groupes, c’est étouffer une part essentielle du débat public québécois — un débat qui est au cœur de notre histoire nationale. Il est également impératif de condamner, sans réserve, les menaces ou intimidations, qu’elles soient explicites ou implicites, rapportées par les membres de ces comités. S’engager en tant que jeune ne devrait jamais être synonyme de crainte ou menace d’exclusion.
Nous, jeunes engagé·e·s pour l’indépendance du Québec, signons cette lettre pour dénoncer collectivement les obstacles, injustices et menaces qui entravent notre droit légitime de militer librement dans nos écoles. Nous voulons construire un Québec fondé sur le dialogue et des bases démocratiques solides. Ce combat dépasse largement le cadre de ces comités, mais il commence par l’éducation.
Nous invitons donc les directions à repenser leur politique d’adhésion des comités étudiants, et les associations étudiantes, à revoir leur charte afin qu’elles soient plus inclusives et équitables.
Ensemble, bâtissons le pays de demain.
Vive la démocratie étudiante!
Vive le Québec libre!
370
Le problème
Nous désirons d’abord préciser qu’en tant qu’étudiant·e·s mobilisé·e·s pour l’indépendance du Québec, notre motivation première est l’amour que nous portons à celui-ci.
Qui sommes-nous? Nous sommes un collectif d’étudiants ayant pour objectif de faire du Québec un pays. Organisés dans plusieurs établissements d’enseignement supérieur, nous nous sommes réunis au sein d’un groupe — le Mouvement étudiant indépendantiste (MÉI) — afin de porter nos réflexions, nos engagements et nos actions au-delà de nos écoles. De plus, nous sommes une organisation non-partisane, qui provient de la société civile.
C’est après avoir tous été marqués par la réaction excessive d’un professeur d’anglais face au message à la craie d’un élève du secondaire — « Vive le Québec libre » — ainsi qu’à la lumière d’une récente statistique montrant que les jeunes sont aujourd’hui plus favorables à l’indépendance qu’ils ne l’ont été au cours des 30 dernières années, que nous formulons aujourd’hui nos propres revendications.
Dans plusieurs cégeps et universités du Québec, les tentatives d’étudiant·e·s de former un comité souverainiste essuient un refus catégorique. Cette situation soulève de grandes inquiétudes quant à l’état de la liberté d’expression politique dans nos établissements d'enseignement. Ces interdictions, arbitraires et injustifiées, témoignent d’une gouvernance autoritaire et déconnectée des aspirations légitimes de la jeunesse. Elles sont en contradiction profonde avec les principes démocratiques qui devraient guider tout établissement d'enseignement supérieur.
Le Mouvement étudiant indépendantiste (MÉI) estime que cette censure politique n’a pas sa place dans la société démocratique qu’est le Québec. Par cette lettre ouverte, nous dénonçons ces pratiques, réaffirmons notre droit à la mobilisation étudiante et appelons à la solidarité de toutes celles et ceux qui croient en la liberté d’expression et en l’avenir du Québec.
Le retour affirmé des comités indépendantistes dans les cégeps et universités du Québec
Alors que l’indépendance du Québec semblait reléguée au passé, plusieurs comités étudiants arborant fièrement la fleur de lys refont surface dans les établissements postsecondaires.
L’élan se heurte toutefois rapidement à une réalité : sur les campus, les jeunes désirant se mobiliser font face à de nombreuses barrières. Entre obstacles administratifs, pressions politiques et refus de reconnaissance institutionnelle, nous dénonçons ce traitement injuste par rapport aux autres comités étudiants.
Des embûches à répétition
Malgré le dynamisme du mouvement, les comités indépendantistes se disent confrontés à des blocages systémiques. Obtenir un local, être reconnus comme comités officiels, accéder aux financements étudiants ou simplement faire circuler notre matériel militant sur les campus devient parfois un véritable parcours du combattant.
Dans certains cas, des administrations se sont montrées frileuses à reconnaître la légitimité de comités étudiants de nature politique, considérant leur existence comme polarisante. Dans d’autres, ce sont les associations étudiantes qui rendent la tâche plus ardue.
Les étudiant·e·s souverainistes sont parfois qualifiés de colonialistes, de conservateurs, de racistes, voire de fascistes, sans fondement ou raisonnement derrière ces accusations – des qualificatifs en contradiction parfaite avec l’essence du MÉI. Ils se heurtent à des murs bureaucratiques infranchissables et voient leur existence remise en question en raison de leur caractère identitaire : on nous dit que, s'ils étaient acceptés, il faudrait alors accepter tous les autres comités étudiants à caractère politique. À cela, nous posons une question simple : est-ce vraiment une mauvaise chose ? N’est-ce pas cela la démocratie ? Les mouvements politiques étudiants ont souvent été le moteur de profonds changements sociaux. Vaut-il vraiment la peine de les faire taire au nom d’une neutralité dénuée de sens ?
Les embûches sont nombreuses et profondément frustrantes. Nous demandons un réel renforcement de la liberté d’expression – cette valeur dont notre société se targue –, puisque notre mouvement repose sur le respect, l’amour et la compassion.
Une dénonciation urgente
Les obstacles auxquels les jeunes indépendantistes font face doivent être dénoncés clairement et fermement. Au-delà des clivages partisans, la présence de comités indépendantistes sur les campus s’inscrit dans une logique démocratique essentielle : celle du pluralisme des idées.
Empêcher ou restreindre la reconnaissance de ces groupes, c’est étouffer une part essentielle du débat public québécois — un débat qui est au cœur de notre histoire nationale. Il est également impératif de condamner, sans réserve, les menaces ou intimidations, qu’elles soient explicites ou implicites, rapportées par les membres de ces comités. S’engager en tant que jeune ne devrait jamais être synonyme de crainte ou menace d’exclusion.
Nous, jeunes engagé·e·s pour l’indépendance du Québec, signons cette lettre pour dénoncer collectivement les obstacles, injustices et menaces qui entravent notre droit légitime de militer librement dans nos écoles. Nous voulons construire un Québec fondé sur le dialogue et des bases démocratiques solides. Ce combat dépasse largement le cadre de ces comités, mais il commence par l’éducation.
Nous invitons donc les directions à repenser leur politique d’adhésion des comités étudiants, et les associations étudiantes, à revoir leur charte afin qu’elles soient plus inclusives et équitables.
Ensemble, bâtissons le pays de demain.
Vive la démocratie étudiante!
Vive le Québec libre!
370
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Pétition lancée le 2 septembre 2025