Petition Closed

Le viol collectif d'une étudiante de 23 ans dans un bus la nuit du 17 décembre à New Delhi a choqué et attristé les citoyens en Inde et dans le reste du monde.

Les statistiques du Bureau National d'Enregistrement de la Criminalité recensent 572 viols à New Delhi en 2011. Cette année, déjà 635 viols ont été enregistrés en date du 15 décembre 2012. Le viol n'est pas un problème limité à la capitale. Ces derniers mois, la courbe du crime contre les femmes ne cesse de progresser, avec des actes commis aux quatre coins du pays, de l'Haryana au Kérala et Bangalore.

 À chaque fois qu'un viol est recensé, la société civile exprime sa colère qui malheureusement retombe ensuite, jusqu'à la prochaine fois. La question est: à quand le tournant ? À quel moment disons-nous ensemble et d'une seule voix: ça suffit. 

Beaucoup de solutions ont été proposées à la lumière de ce viol collectif et d'autres commis par le passé. Parmi elles: 

1. La mise en place de tribunaux spéciaux et rapides (comme au Rajasthan récemment) pour permettre l'accélération des poursuites et procès. 

2. L'imposition de peines de prison maximales et exemplaires. 

3. La résolution immédiate de toutes les affaires en cours portant sur des crimes de violences faites aux femmes. 

4. La formation et la sensibilisation immédiates des forces de police en matière de crimes contre les femmes, dont la violence domestique et les violences sexuelles. 

5. L'examen immédiat des propositions de lois visant à protéger les femmes, dont les textes: "Protection of Women Against Sexual Harassment at the Workplace Bill 2012" et "Criminal Law (Amendment) Bill 2012" 

6. Des consultations avec le ministre de l'éducation pour voir comment répondre au mieux à la question de la sensibilisation des garçons dans le cursus scolaire. 

7. Des consultations ouvertes et nationales impliquant la société civile et toutes les parties prenantes pour répondre au mieux à la misogynie et aux violences faites aux femmes qui ne cessent de croître.

Bien que de nombreuses femmes occupent des postes politiques, un sondage de l'ONG TrustLaw a placé l'Inde au dernier rang des pays en terme de protection des femmes. À une époque où les femmes demandent le respect de leurs droits, de leur autonomie et de leur indépendance, le nombre croissant de crimes les visant sont commis dans la plus parfaite impunité pour les criminels qui ne craignent pas la loi.

Nous nous adressons à vous dans l'espoir de voir le gouvernement et la justice reconnaître l'ampleur et l'accélération des violences faites aux femmes et faire de l'adoption des mesures détaillées ci-dessus une priorité.

Le manque de justice pour les femmes, la violation de la loi, l'inaction de la police et de la justice, l'échec des politiques et le manque d'espaces publics pour traiter ces questions, sont une préoccupation grave, pas seulement pour les femmes mais pour tous les citoyens en Inde et dans le monde.

--

Lien vers la version anglaise de la pétition de Namita Bhandare: www.change.org/stoprape

Letter to
Chief Justice of the Supreme Court of India Chief Justice of India
Pranab Mukherjee Président indien
The gang-rape of a 23-year-old student in a moving bus on the night of December 17 in the capital city of Delhi has triggered anger, outrage and shock amongst every citizen in India and across the world.

The National Crime Records Bureau records 572 rapes reported from Delhi for the year 2011. This year 635 rapes had already been reported as of December 15, 2012, Rape is not a problem that afflicts Delhi alone. In recent months, we have seen a rising crime graph against women being reported from virtually every corner of the country including Haryana, Kerala and Bangalore.

Each time a rape is reported, civil society reacts with anger and outrage, which unfortunately dies down and is forgotten, until the next time. The question to ask: what is the inflexion point? At what stage do we say collectively and in one voice: Enough.

Many solutions have been offered in the light of this particular gang-rape and in the past. Some of these include:

1. The setting up of fast track courts (as in Rajasthan recently) to ensure speedy trials.
2. The imposition of maximum, exemplary sentence.
3. The immediate clearing of all pending cases involving crimes against women.
4. Immediate training and sensitisation of police force to crimes against women, including domestic violence, molestation and sexual assault.
5. The immediate passage of pending bills that seek to protect women, including the Protection of Women Against Sexual Harassment at the Workplace Bill 2012 and the Criminal Law (Amendment) Bill 2012
6. Consultations with the Ministry of Human Resources to see how best to address the issue of sensitising boys through the school curriculum.
7. National-level, open consultations involving civil society and other stake-holders on how best to tackle the growing misogyny and hostility against women as well as rising crimes against them.

Despite having so many women in positions of political leadership, a survey by TrustLaw found India to be ranked as the worst country in the world for women. At a time when women are increasingly claiming their rightful share of half the sky and asserting their autonomy and independence, the rising crimes against them are conducted with absolute impunity by criminals who have no fear of the law.

We are writing to you in the hope that you will direct government and judiciary to take special note of the escalation of gender violence and work together on a priority basis to implement the measures detailed above.

Lack of gender justice, lack of fear of the law, police and judicial apathy, failure of governance and shrinking public spaces is a matter of grave concern, not just for women but for every citizen of India and across the world.