

Exigeons la démission d'Amélie Oudéa-Castéra, ministre de l'Éducation


Exigeons la démission d'Amélie Oudéa-Castéra, ministre de l'Éducation
Le problème
L’éducation nationale a besoin d’un changement profond de politique, qui ne saurait se résoudre seulement en un changement de ministre. Néanmoins, nous estimons que Madame Oudéa-Castéra ne peut pas rester en charge du ministère de l’Éducation Nationale, après les propos mensongers qu’elle a tenus au sujet de l’école publique, et la valorisation de l’école privée à laquelle elle s’est livrée, où ses propres enfants sont « non seulement bien formés avec de l'exigence dans la maîtrise des savoirs fondamentaux », mais « sont heureux, épanouis, […] en sécurité, en confiance », avec « des amis qui sont bien ». Cette description comparative et flatteuse signifie en creux que de telles qualités n’existent pas — ou plus — dans l’école publique.
Il est impératif et urgent de prendre à bras-le-corps la crise de l’école publique, provoquée par des années de restrictions de moyens, de réformes technocratiques et malfaisantes, de déqualification et mépris du personnel enseignant. Au lieu d’en prendre la mesure, la nouvelle ministre, dont le parcours professionnel témoignait déjà de faibles compétences sur le sujet, dont la charge ministérielle cumulée avec celle des sports et des JO laissait craindre une place mineure pour l’éducation nationale, fait preuve en plus d’un ostracisme caractérisé à l’égard de l’école publique.
Son maintien à la tête du ministère de l’Éducation Nationale serait une insulte à l’ensemble du personnel de l’école publique, une atteinte frontale à leur dignité. Le discrédit dont elle s’est couverte ne lui permet pas d’assurer sa fonction.
Nous demandons au Premier ministre le retour de l’éducation nationale dans un ministère à part entière et la nomination d’un ou d’une ministre qui, a minima, se soucie de l’école publique et respecte la communauté éducative qui s’y dévoue au quotidien.
Il ne suffit pas de changer de ministre pour changer de politique, mais une ministre qui fait publiquement un choix de classe et s'inscrit comme fer de lance de l'école privée ne peut rester à la tête de l'éducation nationale.

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Le problème
L’éducation nationale a besoin d’un changement profond de politique, qui ne saurait se résoudre seulement en un changement de ministre. Néanmoins, nous estimons que Madame Oudéa-Castéra ne peut pas rester en charge du ministère de l’Éducation Nationale, après les propos mensongers qu’elle a tenus au sujet de l’école publique, et la valorisation de l’école privée à laquelle elle s’est livrée, où ses propres enfants sont « non seulement bien formés avec de l'exigence dans la maîtrise des savoirs fondamentaux », mais « sont heureux, épanouis, […] en sécurité, en confiance », avec « des amis qui sont bien ». Cette description comparative et flatteuse signifie en creux que de telles qualités n’existent pas — ou plus — dans l’école publique.
Il est impératif et urgent de prendre à bras-le-corps la crise de l’école publique, provoquée par des années de restrictions de moyens, de réformes technocratiques et malfaisantes, de déqualification et mépris du personnel enseignant. Au lieu d’en prendre la mesure, la nouvelle ministre, dont le parcours professionnel témoignait déjà de faibles compétences sur le sujet, dont la charge ministérielle cumulée avec celle des sports et des JO laissait craindre une place mineure pour l’éducation nationale, fait preuve en plus d’un ostracisme caractérisé à l’égard de l’école publique.
Son maintien à la tête du ministère de l’Éducation Nationale serait une insulte à l’ensemble du personnel de l’école publique, une atteinte frontale à leur dignité. Le discrédit dont elle s’est couverte ne lui permet pas d’assurer sa fonction.
Nous demandons au Premier ministre le retour de l’éducation nationale dans un ministère à part entière et la nomination d’un ou d’une ministre qui, a minima, se soucie de l’école publique et respecte la communauté éducative qui s’y dévoue au quotidien.
Il ne suffit pas de changer de ministre pour changer de politique, mais une ministre qui fait publiquement un choix de classe et s'inscrit comme fer de lance de l'école privée ne peut rester à la tête de l'éducation nationale.

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Pétition lancée le 31 janvier 2024