Contrôle continu pour l'oral et l'écrit de français du bac

Le problème

L'expérience de 2020 n'a pas servi, les lycéens sont basculés dans du mi-présentiel qui va d'un mi-temps à un plein temps selon les quartiers, les villes, conditions structurelles et territoriales fort inégalitaires. Le ministre concède en janvier une légère réduction, portant seulement sur le nombre de textes à présenter, comme si l'oral de français n'était qu'une question de quantité. Et  le 22 avril, il annonce le maintien des épreuves écrites et orales de français du baccalauréat en juin 2021.


Ce déni de réalité met les élèves en danger

Il conduit inévitablement à une grande iniquité de préparation ; si un état des lieux était sérieusement fait, il mettrait en évidence une forte disparité et la diminution drastique d'heures de cours qu'ont subie les élèves, principalement dans les territoires ou quartiers déjà plus durement touchés par la crise sanitaire et les difficultés sociales. Car l'enseignement hybride dont se targue le ministre pour les lycées n'en est pas un. Le terme est dévoyé pour désigner du temps partiel, et la crise sanitaire confirme l'inadaptation et la faillite de programmes qui rendent encore plus difficile l'appropriation littéraire dans un temps d'enseignement réduit.


Anticiper le gâchis d'une annulation de dernière minute

De toute évidence, la situation sanitaire en juin 2021 risque comme en juin 2020 de rendre impossible la tenue des épreuves, ne serait-ce que parce qu'elle déboucherait sur des contentieux juridiques, les parents posant des recours pour les résultats affectés par la dégradation des conditions d'enseignement.  Les épreuves risquent, de fait, d'être supprimées au dernier moment, comme l'an dernier, laissant élèves et professeurs dans le sentiment d'un nouveau gâchis. 


L'impossibilité d'un oral juste : l'EAF en contrôle continu

C'est pourquoi l'AFEF demande, pour cette année 2021, le basculement total en contrôle continu de l'EAF. L'an dernier, le ministre a attendu le dernier moment pour annoncer la suppression de l'oral de français, laissant les élèves entre joie et mécontentement, et les enseignants face à un sentiment de mépris. L'anxiété monte chez les élèves, l'épuisement gagne les enseignants. En s'y prenant plus tôt, le ministère aurait pu envisager une autre solution comme celle que propose  l'AFEF pour l'oral. Il est trop tard maintenant, et il ne reste pas d'autre solution que le contrôle continu pour l'EAF, écrite et orale. 


Retrouvez le texte complet de l'AFEF sur le Café pédagogique du lundi 26 avril et sur le site de l'AFEF 

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AFEF Association française pour l'enseignement du françaisLanceur de pétition

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Le problème

L'expérience de 2020 n'a pas servi, les lycéens sont basculés dans du mi-présentiel qui va d'un mi-temps à un plein temps selon les quartiers, les villes, conditions structurelles et territoriales fort inégalitaires. Le ministre concède en janvier une légère réduction, portant seulement sur le nombre de textes à présenter, comme si l'oral de français n'était qu'une question de quantité. Et  le 22 avril, il annonce le maintien des épreuves écrites et orales de français du baccalauréat en juin 2021.


Ce déni de réalité met les élèves en danger

Il conduit inévitablement à une grande iniquité de préparation ; si un état des lieux était sérieusement fait, il mettrait en évidence une forte disparité et la diminution drastique d'heures de cours qu'ont subie les élèves, principalement dans les territoires ou quartiers déjà plus durement touchés par la crise sanitaire et les difficultés sociales. Car l'enseignement hybride dont se targue le ministre pour les lycées n'en est pas un. Le terme est dévoyé pour désigner du temps partiel, et la crise sanitaire confirme l'inadaptation et la faillite de programmes qui rendent encore plus difficile l'appropriation littéraire dans un temps d'enseignement réduit.


Anticiper le gâchis d'une annulation de dernière minute

De toute évidence, la situation sanitaire en juin 2021 risque comme en juin 2020 de rendre impossible la tenue des épreuves, ne serait-ce que parce qu'elle déboucherait sur des contentieux juridiques, les parents posant des recours pour les résultats affectés par la dégradation des conditions d'enseignement.  Les épreuves risquent, de fait, d'être supprimées au dernier moment, comme l'an dernier, laissant élèves et professeurs dans le sentiment d'un nouveau gâchis. 


L'impossibilité d'un oral juste : l'EAF en contrôle continu

C'est pourquoi l'AFEF demande, pour cette année 2021, le basculement total en contrôle continu de l'EAF. L'an dernier, le ministre a attendu le dernier moment pour annoncer la suppression de l'oral de français, laissant les élèves entre joie et mécontentement, et les enseignants face à un sentiment de mépris. L'anxiété monte chez les élèves, l'épuisement gagne les enseignants. En s'y prenant plus tôt, le ministère aurait pu envisager une autre solution comme celle que propose  l'AFEF pour l'oral. Il est trop tard maintenant, et il ne reste pas d'autre solution que le contrôle continu pour l'EAF, écrite et orale. 


Retrouvez le texte complet de l'AFEF sur le Café pédagogique du lundi 26 avril et sur le site de l'AFEF 

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Pétition lancée le 25 avril 2021