Non à une salle de shoot! CAARUD rues Carolus Duran, Haxo, des Bois, Romainville, l'Orme


Non à une salle de shoot! CAARUD rues Carolus Duran, Haxo, des Bois, Romainville, l'Orme
Le problème
NON à une SCMR / HSA (nouvelles appellations d’une salle de shoot) ou salle de repos rue Carolus Duran dans le 19ème à Paris !
(SCMR : Salle de Consommation à Moindre Risque ; HSA : Halte Soin Addiction)
OUI à une véritable politique publique pour notre quartier et notre ville !
EDIT: Le 5 novembre 2021, M. François Dagnaud, Maire du XIXème arrondissement de Paris, a apporté une réponse à notre pétition, que vous pouvez retrouver sur le lien suivant:
Alors que la mobilisation du quartier Pelleport (Paris 20ème) a permis l’abandon, en septembre 2021, du projet d’une SCMR / HSA sur le point d’ouvrir (nouvelles appellations d’une salle de shoot),
Nous, habitants, riverains et commerçants des quartiers Télégraphe, Pré-Saint-Gervais, Place des Fêtes, Porte des Lilas, Danube, Pelleport, apprenons que ce sont désormais tous les Centres d'Accueil et d'Accompagnement à la Réduction des risques pour Usagers de Drogues (CAARUD) de la ville de Paris qui sont sur le point d’être transformés en SMCR / HSA / salle de repos !
Le Ministre de la Santé, Olivier Véran, la Maire de Paris, Anne Hidalgo, le député du 19ème à Paris, Mounir Majoubi et de nombreux élus locaux s’appuient sur des recommandations auxquelles il ne manque plus qu’un décret d’application pour être mises en œuvre.
Ces élus et responsables publics se renvoient la balle et aucune concertation préalable n’a été réalisée. C’est en réalité une décision unilatérale dont les riverains récusent l’argumentaire et les finalités.
Nous avons appris cette information dans les médias et nous nous retrouvons aujourd’hui en première ligne puisque nous allons subir les conséquences du fléau des drogues dures, dont le crack, aux portes de nos domiciles.
- Par conséquent, nous nous opposons fermement à la transformation du CAARUD situé au 7, rue Carolus Duran - 19ème Paris, en SCMR / HSA ou salle de repos et exigeons l’engagement des pouvoirs publics que ce projet sera définitivement abandonné.
Nous aimons notre quartier, nous y vivons et pour certains d’entre nous y avons grandi dans les logements privés et sociaux des rues Carolus Duran, de l’Orme, Haxo, des Bois, de Romainville...
Nous connaissons notre quartier, sa solidarité, son dynamisme et la richesse de sa mixité, dont nous sommes issus. Nous connaissons aussi ses fragilités, ses tensions et le sentiment des riverains d’être laissés à l’abandon, de n’être ni entendus, ni considérés dans leurs démarches, qu’ils soient locataires du parc social ou privé ou propriétaires.
Notre quartier, c’est déjà, et depuis des années, la solidarité et le « vivre ensemble » puisque dans un rayon de 100 mètres autour de la rue Carolus Duran il existe :
● 1 foyer de travailleurs migrants
● 1 centre d’hébergement d’urgence intégré à un centre de l’Armée du salut (hommes et femmes SDF et personnes précaires)
● Ce sont de très nombreux logements sociaux, voisins d’un parc privé qui se développe, créant une nouvelle mixité et une solidarité qui s’expriment chaque jour,
● Quelques commerces et cafés qui tiennent malgré la forte désertion des commerces alentours,
● 3 EHPAD
● 3 écoles classées REP - éducation prioritaire (maternelle et primaire de la rue de Romainville et rue de Belleville)
● 4 crèches, dont une intégrée à un foyer de jeunes mères isolées
● 1 collège classé REP (Guillaume Budé)
Mais aussi à venir…
● Une maison des réfugiés (Jean Quarré)
Notre quartier c’est aussi un quartier fragile, sensible et la situation qui ne pourra que se détériorer face à l’implantation d’une SCMR / HSA ou salle de repos :
1. Concernant la fragilité sociale des habitants du quartier :
Notre quartier compte une large part de foyers précaires, beaucoup de logements sociaux (cf. carte) et un quartier prioritaire de la ville :
- 52% de familles monoparentales (contre 39% dans les quartiers prioritaires du 19ème arrondissement en moyenne)*
- 32% de foyers à bas revenus contre 26% en moyenne dans les quartiers prioritaires du 19ème arrondissement*
2. Concernant le décrochage scolaire et le taux de chômage chez les jeunes :
Notre quartier accueille des familles précaires, habitant parfois dans des logements exigus. Les enfants n’ont souvent pas d’autre choix que de vivre et jouer seuls et tard le soir dans nos rues…
Les écoles, pourtant classées en zone d’éducation prioritaire (REP) sont parfois désœuvrées face au phénomène de décrochage scolaire et à la précarité des familles.
Cela conduit à la désertion des écoles publiques du 19ème arrondissement de Paris vers les maternelles, primaires et collèges privés, souvent situées dans le 20ème arrondissement de Paris.
Notre quartier, c’est aussi 24% des jeunes de 16 à 25 ans qui n’ont ni études, ni emploi (contre 17% dans les quartiers prioritaires du 19ème arrondissement)*.
*Etude sur les quartiers de la politique de la ville du 19ème arrondissement - Volet 1 - Quartier prioritaire Algérie - Avril 2019)
- En conséquence, implanter une SCMR / HSA ou salle de repos dans notre quartier, c’est mettre en danger des familles fragiles et des jeunes désœuvrés, qui seront tentés par la facilité d’accéder au trafic de drogue et de la manne financière que cela génère, mais également par une possible consommation de ces drogues.
- C’est aussi ghettoïser un peu plus notre quartier qui manque déjà de commerces, ceux-ci peinant à ouvrir et être rentables dans un quartier où les habitants n’ont pas toujours les moyens de les fréquenter. L’ouverture d’une SCMR / HSA ou salle de repos entérinera la désertion des commerces dans le quartier puisqu’eux aussi subiront le trafic de drogues, les incivilités et l’insécurité causés par les usagers du centre.
3. Concernant le trafic de drogues :
Le trafic de cannabis est fortement présent dans notre quartier et est bien connu de la police. Les dealers de cannabis exercent leur activité à la vue de tous en voirie, mais aussi dans les espaces privés, dans les parkings, caves et halls de nos immeubles.
Cette situation a empiré avec l’arrivée des usagers du CAARUD, car il a rapproché consommateurs et dealers de cannabis.
L’ouverture d’une SCMR / HSA entraînera nécessairement la dérive du trafic de cannabis vers un trafic de drogues dures pour répondre aux « demandes » des usagers : le « magasin » s’adaptera aux consommateurs.
Par ailleurs, le statut d’une SCMR / HSA réduit considérablement les pouvoirs des forces de l’ordre : si le CAARUD se transforme un jour en SCMR, il ne sera plus possible d’interpeller une personne qui transporte de la drogue pour sa consommation si elle justifie se rendre dans une SCMR / HSA. Les dealers auront la possibilité de se faire passer pour des usagers de la SCMR / HSA et échapper ainsi à tout contrôle de police.
- Notre quartier deviendra donc une zone de non droit autour de la SCMR / HSA. Le trafic de drogues dures pourra se développer aisément pour répondre à la demande des usagers du centre.
4. Concernant les incivilités et le sentiment d’insécurité :
Notre quartier est un quartier sensible, avec de nombreux « points chauds », zones de rassemblements de dealers (cf. carte).
Cela a des conséquences : menaces aux commerçants et restaurateurs, squats tard la nuit, deal, échauffourées...
Les habitants et les commerçants n’osent pas porter plainte, car ils vivent dans la peur des représailles et/ou sont lassés de voir que la situation ne s’améliore pas car ils ne se sentent pas entendus.
La création du CAARUD a renforcé ce sentiment d’insécurité. Le CAARUD a apporté de nouvelles incivilités quotidiennes :
- Epanchements urinaires sur les trottoirs, les murs et les portes des immeubles,
- Rassemblements bruyants, hurlements, musique forte, tapage diurne …
- Gobelets en plastique et détritus abandonnés dans la rue et dans les halls des immeubles,
- Fumées de cannabis et de cigarettes toute la journée sous les fenêtres des riverains, devant les portes des immeubles
- Mendicité afin que les consommateurs de drogues puissent s’acheter leurs produits
- Agressions verbales et parfois physiques des riverains, qui s’ajoutent aux altercations entre usagers
Le personnel du CAARUD est de bonne volonté, mais il est dépassé par la tâche et les faibles moyens humains dont il dispose. Il y a un très fort turn-over du personnel, de grandes difficultés à stabiliser son équipe (responsables de centre, infirmiers,…) et il n’y a pas de médecins, psychologues pour accompagner des usagers en détresse. Le CAARUD de la rue Carolus Duran semble avoir beaucoup de difficultés à assurer ses fonctions.
De plus, les équipes se dégagent de toute responsabilité sur les attroupements devant le centre, dans la rue, puisqu’il s’agit d’un espace public. Ils n’ont pas d’agent de sécurité non plus pour veiller à ce que la tranquillité des habitants soit respectée.
Les usagers passent leur temps regroupés sur la terrasse en devanture du CAARUD et sur le trottoir attenant, mais aussi à l’extérieur du centre, devant nos portes d’immeubles et s’introduisent dans le parking situé juste en face et qui a très souvent une porte en panne. Ils fument, consomment du cannabis, boivent de l’alcool ; les dealers qui semblent être devenus des « copains » viennent ravitailler les usagers du centre et ajouter des nuisances supplémentaires. Les équipes du CAARUD sont dans le « laisser-faire » et n’interviennent pas.
- La création d’une SCMR / HSA va aggraver la situation, car ce seront alors des usagers dépendants de drogues dures qui stagneront aux abords du centre.
- Les usagers resteront aux abords de nos immeubles, avec plus de squats dans les parties communes des immeubles mais aussi dans les métros voisins Télégraphe, Pré-Saint-Gervais, Place des fêtes et Porte des Lilas, ainsi que les parcs, squares et places à proximité. Cela a été observé autour de la SCMR du 10ème arrondissement de Paris, et ce phénomène a déjà commencé de façon ponctuelle dans notre quartier.
- Les "points chauds", parcs, squares, places deviendront très vite des zones de non droit, à éviter pour les passants et habitants.
Pour toutes ces raisons, l’implantation d’une SCMR dans le CAARUD rue Carolus Duran est inenvisageable pour les habitants du quartier, les riverains et les commerçants.
Nous refusons que notre position et nos propos soient déformés, et que nos intentions soient balayées d’un revers de main et mises au compte de «riverains égoïstes, intolérants, craintifs, peu informés et opposés au vivre ensemble» comme cela a pu être le cas par les interlocuteurs politiques et associatifs à qui nous nous sommes adressés jusque-là.
En signant cette pétition, je soutiens les propositions suivantes :
● NON au maintien du projet de transformer le CAARUD rue Carolus Duran en SCMR/ HSA ou salle de repos pour toxicomanes dépendants et notamment à des drogues dures (crack, héroïne,…), car les conditions de son installation sans mise en danger de tout l’équilibre du quartier sont loin d’être réunies.
● NON au maintien du CAARUD tel qu’il est géré aujourd’hui : les incivilités, les agressions, l’insécurité qu’il génère ne sont plus acceptables par les habitants du quartier. Le personnel n’est pas remplacé, le CAARUD n’assure plus sa mission depuis de trop nombreuses années et fait peser sur les habitants du quartier son incurie. Le CAARUD doit s'assurer de la sécurité des habitants du quartier.
● NON au maintien des horaires d’ouverture au public du CAARUD actuels : repasser à des horaires de 9h à 12h30 du lundi au vendredi étant donné que la situation sanitaire le permet de nouveau.
● NON au maintien de l’inscription des usagers sans rendez-vous afin de mieux maîtriser la fréquentation de cet espace et ne plus avoir d’attroupements devant le site et devant nos immeubles.
● OUI à une prise en charge digne et responsable des toxicomanes :
- Si transformer un CAARUD en SCMR coûte beaucoup moins cher à l’État que d’ouvrir des SCMR dans de nouveaux lieux, cette logique gestionnaire ne doit pas faire oublier l’intérêt général : le droit pour les riverains et habitants de vivre en sécurité dans un environnement serein et le droit pour les toxicomanes d’avoir accès aux soins dans un cadre digne et une réinsertion réelle.
- Les CAARUD et SCMR / HSA, les salles de repos n’offrent que des solutions sans lendemain aux toxicomanes qui ont besoin d’une prise en charge globale (psychologique, médicale et sociale). Un investissement massif de l’État est indispensable, dans des structures qu’il doit gérer directement et arrêter de les sous-traiter à des associations qu’il ne contrôle pas. L’Etat ne doit plus être démissionnaire et doit redonner aux structures hospitalières les moyens d’accompagner les usagers de drogues, et adopter une politique plus ambitieuse face à ces difficultés. Ces structures doivent être gérées directement par les hôpitaux, car il s'agit de soins, et ce même s'il n'y a pas d'obligation de soin pour les usagers.
- Les toxicomanes sont en majorité des SDF et leur désintoxication et leur réinsertion sociale doivent d’abord se faire en les logeant (les études prouvent une diminution de la consommation dans ce cadre précis) et en les accompagnant par des personnes qualifiées qui doivent être rémunérées à leur juste valeur et directement par l’Etat : créer des salles de consommation ou de repos ne les aidera pas à sortir de la toxicomanie et entretient l’illusion de soins à bas coût dont l’Etat se dédouane. Dans 10 ans, avec une telle politique, le problème sera toujours le même.
- Traiter le problème du crack ne peut pas se faire de la même manière que l’héroïne, la cocaïne ou que le cannabis, car il n’y a pas de substituts au crack (alors que pour d’autres drogues oui) et la prise de crack se fait par prises rapprochées (jusqu’à 30 par jours) et de manière très rapide. Une SCMR n’a pas de sens pour ces consommateurs. L’Etat doit donc prendre le temps de réfléchir à une politique globale, massive, et gérée directement par lui et non prendre des décisions hâtives en faisant reposer cela sur les associations, les habitants et les commerçants. La Suisse, qui est souvent citée en exemple, a mis en place une réelle politique de gestion médicale, sociale, répressive de la drogue et a fait avaliser toutes les décisions par référendums des citoyens locaux !
- Ces infrastructures de soin (SCMR / HSA, salle de repos, CAARUD) doivent être éloignées des quartiers habités par des familles. Pourquoi ne pas envisager une implantation dans les quartiers de bureaux ? Ou bien encore ceux où désormais plus de la moitié des logements sont consacrés aux clients du site Airbnb, en prenant soin de ne pas « faire fuir les touristes » ? Les familles, les habitants n’ont pas à subir la présence de toxicomanes à leur porte et à vivre dans l’insécurité.
- Recruter un personnel en plus grand nombre, qualifié, formé et rémunéré à sa juste valeur directement par l’Etat (travailleurs sociaux, médecins, psychiatres, psychologues, agents de sécurité, infirmiers…), contrôler le bon fonctionnement de ces structures et agir en conséquence lorsque cela dysfonctionne (agents de sécurité, renfort de policiers…).
● OUI à la mise en place d’une véritable politique publique ambitieuse pour notre quartier :
- Cesser les implantations de structures de réinsertion dans notre quartier, qui porte plus que sa part dans la capitale, et qui est près de ne plus en supporter le poids. Les pouvoirs publics doivent élaborer un plan d’action et en vérifier son efficacité. Il est aussi indispensable de rendre des comptes aux citoyens afin qu’ils sachent comment évolue la situation dans leurs quartiers.
- Y développer, au contraire, une politique culturelle et sociale proche de sa population réelle : en lieu et place du CAARUD, la création d’un centre accueillant les enfants pour du soutien scolaire, les parents pour un accompagnement à la parentalité, un espace d’échange intergénérationnel en lien avec les 3 EHPADS présents sur notre quartier. Des ateliers d’initiation à l’art, à la culture, destinés aux enfants mais aussi aux adultes, avec pour objectif une ouverture sur le monde …
- Beaucoup de projets positifs sont envisageables, qui « tireraient vers le haut » notre quartier plutôt qu’une structure telle que le CAARUD (ou pire, une SCMR / HSA ou une « salle de repos ») qui n’en finit pas de dégrader le projet de vivre-ensemble.
A travers la création de cette pétition, c’est la majorité silencieuse des riverains qui tentent de vivre ensemble, et en bonne entente, qui souhaite enfin prendre la parole et dire d’une seule et même voix que cette fois-ci, ça suffit !
Ça suffit, car la politique publique vient une fois de plus faire porter les tensions toujours aux mêmes endroits de la capitale, dans le même type de quartiers, mixtes et populaires avec l’énorme risque d’anéantissement d’une mixité sociale existante en faisant fuir les propriétaires et commerçants qui le peuvent. Le risque qui nous guette est la ghettoïsation d’un quartier du 19ème qui, jusqu’ici, tentait d’échapper tant bien que mal à cette logique.
Si vous souhaitez apporter votre témoignage sur votre vécu depuis l'ouverture du CAARUD rue Carolus Duran, vous pouvez l'adresser à : amicale.carolus.duran.paris19@gmail.com
Cette pétition sera adressée à :
M. Emmanuel Macron, Président de la République,
M. Olivier Véran, Ministre de la Santé,
M. Gérald Darmanin, Ministre de l’intérieur,
M. Marc Guillaume, Préfet de Paris,
M. Mounir Majoubi, député du 19ème arrondissement de Paris,
Mme Anne Hidalgo, Maire de Paris,
M. François Dagnaud, Maire du 19ème arrondissement,
Mme la Commissaire divisionnaire de police du 19ème arrondissement, Florence Adam,
Mais également toute personnalité politique, médicale, sociale, associative pouvant prendre part aux décisions d’implantation (ou transformation) des SCMR / HSA / SALLE DE REPOS.
Pour aller plus loin :
Lien vers une autre pétition en lien avec notre combat
Pétition · NON à "PARIS, capitale Mondiale du CRACK et de la TOXICOMANIE" · Change.org
Ce que dit la loi :
https://www.drogues.gouv.fr/ce-que-dit-la-loi/en-matiere-de-stupefiants
Formulaire pour déclarer à la Mairie de Paris, saletés et nuisances :
https://cdn.paris.fr/paris/2021/07/09/899f611ad176229f7b9998afc933f08b.pdf
Quelques statistiques sur le crack à Paris (jusqu’à 2017) :
https://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/epfxacy3.pdf
Rapport de l’INSERM sur les salles de shoot qui laisse de côté l’impact sur les habitants :
https://www.inserm.fr/sites/default/files/2021-05/Inserm_RapportSalleConsoMoindreRisque_mai2021.pdf
Jeune de 22 ans tué par un toxicomane :
Séance du Conseil de Paris, séance du 7 juillet 2021 sur le CRACK et la création de salles de consommation (2 premières heures) :
http://event.paris.fr/Datas4/conseil/523552_60e2c4369012d/
Ouverture de lieux de consommations dès cet été (le premier d’une longue série à venir) :
Transformation de CAARUD en salles de shoot (Mme Anne Souyris, Maire adjointe à la ville de Paris).
https://mobile.twitter.com/mtwit75/status/1443287788376428548?s=21
Conséquences pour les riverains de l’implantation de salles de consommation :
Concernant l’expérimentation de la salle de consommation dans le 10ème arrondissement à Paris - collectif de riverains :
https://twitter.com/lariboisiereGDN
Quelques vidéos de ce qu’il s’est passé à EOLE et à La Villette :
https://youtube.com/channel/UCj3rjHsT6lWN1wN-HbkINRQ
https://www.youtube.com/watch?v=HG5it6M6xZM
Rapport Jauffret Roustide
https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/MET_Jauffret-Roustide.pdf
770
Le problème
NON à une SCMR / HSA (nouvelles appellations d’une salle de shoot) ou salle de repos rue Carolus Duran dans le 19ème à Paris !
(SCMR : Salle de Consommation à Moindre Risque ; HSA : Halte Soin Addiction)
OUI à une véritable politique publique pour notre quartier et notre ville !
EDIT: Le 5 novembre 2021, M. François Dagnaud, Maire du XIXème arrondissement de Paris, a apporté une réponse à notre pétition, que vous pouvez retrouver sur le lien suivant:
Alors que la mobilisation du quartier Pelleport (Paris 20ème) a permis l’abandon, en septembre 2021, du projet d’une SCMR / HSA sur le point d’ouvrir (nouvelles appellations d’une salle de shoot),
Nous, habitants, riverains et commerçants des quartiers Télégraphe, Pré-Saint-Gervais, Place des Fêtes, Porte des Lilas, Danube, Pelleport, apprenons que ce sont désormais tous les Centres d'Accueil et d'Accompagnement à la Réduction des risques pour Usagers de Drogues (CAARUD) de la ville de Paris qui sont sur le point d’être transformés en SMCR / HSA / salle de repos !
Le Ministre de la Santé, Olivier Véran, la Maire de Paris, Anne Hidalgo, le député du 19ème à Paris, Mounir Majoubi et de nombreux élus locaux s’appuient sur des recommandations auxquelles il ne manque plus qu’un décret d’application pour être mises en œuvre.
Ces élus et responsables publics se renvoient la balle et aucune concertation préalable n’a été réalisée. C’est en réalité une décision unilatérale dont les riverains récusent l’argumentaire et les finalités.
Nous avons appris cette information dans les médias et nous nous retrouvons aujourd’hui en première ligne puisque nous allons subir les conséquences du fléau des drogues dures, dont le crack, aux portes de nos domiciles.
- Par conséquent, nous nous opposons fermement à la transformation du CAARUD situé au 7, rue Carolus Duran - 19ème Paris, en SCMR / HSA ou salle de repos et exigeons l’engagement des pouvoirs publics que ce projet sera définitivement abandonné.
Nous aimons notre quartier, nous y vivons et pour certains d’entre nous y avons grandi dans les logements privés et sociaux des rues Carolus Duran, de l’Orme, Haxo, des Bois, de Romainville...
Nous connaissons notre quartier, sa solidarité, son dynamisme et la richesse de sa mixité, dont nous sommes issus. Nous connaissons aussi ses fragilités, ses tensions et le sentiment des riverains d’être laissés à l’abandon, de n’être ni entendus, ni considérés dans leurs démarches, qu’ils soient locataires du parc social ou privé ou propriétaires.
Notre quartier, c’est déjà, et depuis des années, la solidarité et le « vivre ensemble » puisque dans un rayon de 100 mètres autour de la rue Carolus Duran il existe :
● 1 foyer de travailleurs migrants
● 1 centre d’hébergement d’urgence intégré à un centre de l’Armée du salut (hommes et femmes SDF et personnes précaires)
● Ce sont de très nombreux logements sociaux, voisins d’un parc privé qui se développe, créant une nouvelle mixité et une solidarité qui s’expriment chaque jour,
● Quelques commerces et cafés qui tiennent malgré la forte désertion des commerces alentours,
● 3 EHPAD
● 3 écoles classées REP - éducation prioritaire (maternelle et primaire de la rue de Romainville et rue de Belleville)
● 4 crèches, dont une intégrée à un foyer de jeunes mères isolées
● 1 collège classé REP (Guillaume Budé)
Mais aussi à venir…
● Une maison des réfugiés (Jean Quarré)
Notre quartier c’est aussi un quartier fragile, sensible et la situation qui ne pourra que se détériorer face à l’implantation d’une SCMR / HSA ou salle de repos :
1. Concernant la fragilité sociale des habitants du quartier :
Notre quartier compte une large part de foyers précaires, beaucoup de logements sociaux (cf. carte) et un quartier prioritaire de la ville :
- 52% de familles monoparentales (contre 39% dans les quartiers prioritaires du 19ème arrondissement en moyenne)*
- 32% de foyers à bas revenus contre 26% en moyenne dans les quartiers prioritaires du 19ème arrondissement*
2. Concernant le décrochage scolaire et le taux de chômage chez les jeunes :
Notre quartier accueille des familles précaires, habitant parfois dans des logements exigus. Les enfants n’ont souvent pas d’autre choix que de vivre et jouer seuls et tard le soir dans nos rues…
Les écoles, pourtant classées en zone d’éducation prioritaire (REP) sont parfois désœuvrées face au phénomène de décrochage scolaire et à la précarité des familles.
Cela conduit à la désertion des écoles publiques du 19ème arrondissement de Paris vers les maternelles, primaires et collèges privés, souvent situées dans le 20ème arrondissement de Paris.
Notre quartier, c’est aussi 24% des jeunes de 16 à 25 ans qui n’ont ni études, ni emploi (contre 17% dans les quartiers prioritaires du 19ème arrondissement)*.
*Etude sur les quartiers de la politique de la ville du 19ème arrondissement - Volet 1 - Quartier prioritaire Algérie - Avril 2019)
- En conséquence, implanter une SCMR / HSA ou salle de repos dans notre quartier, c’est mettre en danger des familles fragiles et des jeunes désœuvrés, qui seront tentés par la facilité d’accéder au trafic de drogue et de la manne financière que cela génère, mais également par une possible consommation de ces drogues.
- C’est aussi ghettoïser un peu plus notre quartier qui manque déjà de commerces, ceux-ci peinant à ouvrir et être rentables dans un quartier où les habitants n’ont pas toujours les moyens de les fréquenter. L’ouverture d’une SCMR / HSA ou salle de repos entérinera la désertion des commerces dans le quartier puisqu’eux aussi subiront le trafic de drogues, les incivilités et l’insécurité causés par les usagers du centre.
3. Concernant le trafic de drogues :
Le trafic de cannabis est fortement présent dans notre quartier et est bien connu de la police. Les dealers de cannabis exercent leur activité à la vue de tous en voirie, mais aussi dans les espaces privés, dans les parkings, caves et halls de nos immeubles.
Cette situation a empiré avec l’arrivée des usagers du CAARUD, car il a rapproché consommateurs et dealers de cannabis.
L’ouverture d’une SCMR / HSA entraînera nécessairement la dérive du trafic de cannabis vers un trafic de drogues dures pour répondre aux « demandes » des usagers : le « magasin » s’adaptera aux consommateurs.
Par ailleurs, le statut d’une SCMR / HSA réduit considérablement les pouvoirs des forces de l’ordre : si le CAARUD se transforme un jour en SCMR, il ne sera plus possible d’interpeller une personne qui transporte de la drogue pour sa consommation si elle justifie se rendre dans une SCMR / HSA. Les dealers auront la possibilité de se faire passer pour des usagers de la SCMR / HSA et échapper ainsi à tout contrôle de police.
- Notre quartier deviendra donc une zone de non droit autour de la SCMR / HSA. Le trafic de drogues dures pourra se développer aisément pour répondre à la demande des usagers du centre.
4. Concernant les incivilités et le sentiment d’insécurité :
Notre quartier est un quartier sensible, avec de nombreux « points chauds », zones de rassemblements de dealers (cf. carte).
Cela a des conséquences : menaces aux commerçants et restaurateurs, squats tard la nuit, deal, échauffourées...
Les habitants et les commerçants n’osent pas porter plainte, car ils vivent dans la peur des représailles et/ou sont lassés de voir que la situation ne s’améliore pas car ils ne se sentent pas entendus.
La création du CAARUD a renforcé ce sentiment d’insécurité. Le CAARUD a apporté de nouvelles incivilités quotidiennes :
- Epanchements urinaires sur les trottoirs, les murs et les portes des immeubles,
- Rassemblements bruyants, hurlements, musique forte, tapage diurne …
- Gobelets en plastique et détritus abandonnés dans la rue et dans les halls des immeubles,
- Fumées de cannabis et de cigarettes toute la journée sous les fenêtres des riverains, devant les portes des immeubles
- Mendicité afin que les consommateurs de drogues puissent s’acheter leurs produits
- Agressions verbales et parfois physiques des riverains, qui s’ajoutent aux altercations entre usagers
Le personnel du CAARUD est de bonne volonté, mais il est dépassé par la tâche et les faibles moyens humains dont il dispose. Il y a un très fort turn-over du personnel, de grandes difficultés à stabiliser son équipe (responsables de centre, infirmiers,…) et il n’y a pas de médecins, psychologues pour accompagner des usagers en détresse. Le CAARUD de la rue Carolus Duran semble avoir beaucoup de difficultés à assurer ses fonctions.
De plus, les équipes se dégagent de toute responsabilité sur les attroupements devant le centre, dans la rue, puisqu’il s’agit d’un espace public. Ils n’ont pas d’agent de sécurité non plus pour veiller à ce que la tranquillité des habitants soit respectée.
Les usagers passent leur temps regroupés sur la terrasse en devanture du CAARUD et sur le trottoir attenant, mais aussi à l’extérieur du centre, devant nos portes d’immeubles et s’introduisent dans le parking situé juste en face et qui a très souvent une porte en panne. Ils fument, consomment du cannabis, boivent de l’alcool ; les dealers qui semblent être devenus des « copains » viennent ravitailler les usagers du centre et ajouter des nuisances supplémentaires. Les équipes du CAARUD sont dans le « laisser-faire » et n’interviennent pas.
- La création d’une SCMR / HSA va aggraver la situation, car ce seront alors des usagers dépendants de drogues dures qui stagneront aux abords du centre.
- Les usagers resteront aux abords de nos immeubles, avec plus de squats dans les parties communes des immeubles mais aussi dans les métros voisins Télégraphe, Pré-Saint-Gervais, Place des fêtes et Porte des Lilas, ainsi que les parcs, squares et places à proximité. Cela a été observé autour de la SCMR du 10ème arrondissement de Paris, et ce phénomène a déjà commencé de façon ponctuelle dans notre quartier.
- Les "points chauds", parcs, squares, places deviendront très vite des zones de non droit, à éviter pour les passants et habitants.
Pour toutes ces raisons, l’implantation d’une SCMR dans le CAARUD rue Carolus Duran est inenvisageable pour les habitants du quartier, les riverains et les commerçants.
Nous refusons que notre position et nos propos soient déformés, et que nos intentions soient balayées d’un revers de main et mises au compte de «riverains égoïstes, intolérants, craintifs, peu informés et opposés au vivre ensemble» comme cela a pu être le cas par les interlocuteurs politiques et associatifs à qui nous nous sommes adressés jusque-là.
En signant cette pétition, je soutiens les propositions suivantes :
● NON au maintien du projet de transformer le CAARUD rue Carolus Duran en SCMR/ HSA ou salle de repos pour toxicomanes dépendants et notamment à des drogues dures (crack, héroïne,…), car les conditions de son installation sans mise en danger de tout l’équilibre du quartier sont loin d’être réunies.
● NON au maintien du CAARUD tel qu’il est géré aujourd’hui : les incivilités, les agressions, l’insécurité qu’il génère ne sont plus acceptables par les habitants du quartier. Le personnel n’est pas remplacé, le CAARUD n’assure plus sa mission depuis de trop nombreuses années et fait peser sur les habitants du quartier son incurie. Le CAARUD doit s'assurer de la sécurité des habitants du quartier.
● NON au maintien des horaires d’ouverture au public du CAARUD actuels : repasser à des horaires de 9h à 12h30 du lundi au vendredi étant donné que la situation sanitaire le permet de nouveau.
● NON au maintien de l’inscription des usagers sans rendez-vous afin de mieux maîtriser la fréquentation de cet espace et ne plus avoir d’attroupements devant le site et devant nos immeubles.
● OUI à une prise en charge digne et responsable des toxicomanes :
- Si transformer un CAARUD en SCMR coûte beaucoup moins cher à l’État que d’ouvrir des SCMR dans de nouveaux lieux, cette logique gestionnaire ne doit pas faire oublier l’intérêt général : le droit pour les riverains et habitants de vivre en sécurité dans un environnement serein et le droit pour les toxicomanes d’avoir accès aux soins dans un cadre digne et une réinsertion réelle.
- Les CAARUD et SCMR / HSA, les salles de repos n’offrent que des solutions sans lendemain aux toxicomanes qui ont besoin d’une prise en charge globale (psychologique, médicale et sociale). Un investissement massif de l’État est indispensable, dans des structures qu’il doit gérer directement et arrêter de les sous-traiter à des associations qu’il ne contrôle pas. L’Etat ne doit plus être démissionnaire et doit redonner aux structures hospitalières les moyens d’accompagner les usagers de drogues, et adopter une politique plus ambitieuse face à ces difficultés. Ces structures doivent être gérées directement par les hôpitaux, car il s'agit de soins, et ce même s'il n'y a pas d'obligation de soin pour les usagers.
- Les toxicomanes sont en majorité des SDF et leur désintoxication et leur réinsertion sociale doivent d’abord se faire en les logeant (les études prouvent une diminution de la consommation dans ce cadre précis) et en les accompagnant par des personnes qualifiées qui doivent être rémunérées à leur juste valeur et directement par l’Etat : créer des salles de consommation ou de repos ne les aidera pas à sortir de la toxicomanie et entretient l’illusion de soins à bas coût dont l’Etat se dédouane. Dans 10 ans, avec une telle politique, le problème sera toujours le même.
- Traiter le problème du crack ne peut pas se faire de la même manière que l’héroïne, la cocaïne ou que le cannabis, car il n’y a pas de substituts au crack (alors que pour d’autres drogues oui) et la prise de crack se fait par prises rapprochées (jusqu’à 30 par jours) et de manière très rapide. Une SCMR n’a pas de sens pour ces consommateurs. L’Etat doit donc prendre le temps de réfléchir à une politique globale, massive, et gérée directement par lui et non prendre des décisions hâtives en faisant reposer cela sur les associations, les habitants et les commerçants. La Suisse, qui est souvent citée en exemple, a mis en place une réelle politique de gestion médicale, sociale, répressive de la drogue et a fait avaliser toutes les décisions par référendums des citoyens locaux !
- Ces infrastructures de soin (SCMR / HSA, salle de repos, CAARUD) doivent être éloignées des quartiers habités par des familles. Pourquoi ne pas envisager une implantation dans les quartiers de bureaux ? Ou bien encore ceux où désormais plus de la moitié des logements sont consacrés aux clients du site Airbnb, en prenant soin de ne pas « faire fuir les touristes » ? Les familles, les habitants n’ont pas à subir la présence de toxicomanes à leur porte et à vivre dans l’insécurité.
- Recruter un personnel en plus grand nombre, qualifié, formé et rémunéré à sa juste valeur directement par l’Etat (travailleurs sociaux, médecins, psychiatres, psychologues, agents de sécurité, infirmiers…), contrôler le bon fonctionnement de ces structures et agir en conséquence lorsque cela dysfonctionne (agents de sécurité, renfort de policiers…).
● OUI à la mise en place d’une véritable politique publique ambitieuse pour notre quartier :
- Cesser les implantations de structures de réinsertion dans notre quartier, qui porte plus que sa part dans la capitale, et qui est près de ne plus en supporter le poids. Les pouvoirs publics doivent élaborer un plan d’action et en vérifier son efficacité. Il est aussi indispensable de rendre des comptes aux citoyens afin qu’ils sachent comment évolue la situation dans leurs quartiers.
- Y développer, au contraire, une politique culturelle et sociale proche de sa population réelle : en lieu et place du CAARUD, la création d’un centre accueillant les enfants pour du soutien scolaire, les parents pour un accompagnement à la parentalité, un espace d’échange intergénérationnel en lien avec les 3 EHPADS présents sur notre quartier. Des ateliers d’initiation à l’art, à la culture, destinés aux enfants mais aussi aux adultes, avec pour objectif une ouverture sur le monde …
- Beaucoup de projets positifs sont envisageables, qui « tireraient vers le haut » notre quartier plutôt qu’une structure telle que le CAARUD (ou pire, une SCMR / HSA ou une « salle de repos ») qui n’en finit pas de dégrader le projet de vivre-ensemble.
A travers la création de cette pétition, c’est la majorité silencieuse des riverains qui tentent de vivre ensemble, et en bonne entente, qui souhaite enfin prendre la parole et dire d’une seule et même voix que cette fois-ci, ça suffit !
Ça suffit, car la politique publique vient une fois de plus faire porter les tensions toujours aux mêmes endroits de la capitale, dans le même type de quartiers, mixtes et populaires avec l’énorme risque d’anéantissement d’une mixité sociale existante en faisant fuir les propriétaires et commerçants qui le peuvent. Le risque qui nous guette est la ghettoïsation d’un quartier du 19ème qui, jusqu’ici, tentait d’échapper tant bien que mal à cette logique.
Si vous souhaitez apporter votre témoignage sur votre vécu depuis l'ouverture du CAARUD rue Carolus Duran, vous pouvez l'adresser à : amicale.carolus.duran.paris19@gmail.com
Cette pétition sera adressée à :
M. Emmanuel Macron, Président de la République,
M. Olivier Véran, Ministre de la Santé,
M. Gérald Darmanin, Ministre de l’intérieur,
M. Marc Guillaume, Préfet de Paris,
M. Mounir Majoubi, député du 19ème arrondissement de Paris,
Mme Anne Hidalgo, Maire de Paris,
M. François Dagnaud, Maire du 19ème arrondissement,
Mme la Commissaire divisionnaire de police du 19ème arrondissement, Florence Adam,
Mais également toute personnalité politique, médicale, sociale, associative pouvant prendre part aux décisions d’implantation (ou transformation) des SCMR / HSA / SALLE DE REPOS.
Pour aller plus loin :
Lien vers une autre pétition en lien avec notre combat
Pétition · NON à "PARIS, capitale Mondiale du CRACK et de la TOXICOMANIE" · Change.org
Ce que dit la loi :
https://www.drogues.gouv.fr/ce-que-dit-la-loi/en-matiere-de-stupefiants
Formulaire pour déclarer à la Mairie de Paris, saletés et nuisances :
https://cdn.paris.fr/paris/2021/07/09/899f611ad176229f7b9998afc933f08b.pdf
Quelques statistiques sur le crack à Paris (jusqu’à 2017) :
https://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/epfxacy3.pdf
Rapport de l’INSERM sur les salles de shoot qui laisse de côté l’impact sur les habitants :
https://www.inserm.fr/sites/default/files/2021-05/Inserm_RapportSalleConsoMoindreRisque_mai2021.pdf
Jeune de 22 ans tué par un toxicomane :
Séance du Conseil de Paris, séance du 7 juillet 2021 sur le CRACK et la création de salles de consommation (2 premières heures) :
http://event.paris.fr/Datas4/conseil/523552_60e2c4369012d/
Ouverture de lieux de consommations dès cet été (le premier d’une longue série à venir) :
Transformation de CAARUD en salles de shoot (Mme Anne Souyris, Maire adjointe à la ville de Paris).
https://mobile.twitter.com/mtwit75/status/1443287788376428548?s=21
Conséquences pour les riverains de l’implantation de salles de consommation :
Concernant l’expérimentation de la salle de consommation dans le 10ème arrondissement à Paris - collectif de riverains :
https://twitter.com/lariboisiereGDN
Quelques vidéos de ce qu’il s’est passé à EOLE et à La Villette :
https://youtube.com/channel/UCj3rjHsT6lWN1wN-HbkINRQ
https://www.youtube.com/watch?v=HG5it6M6xZM
Rapport Jauffret Roustide
https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/MET_Jauffret-Roustide.pdf
770
Les décisionnaires


Mises à jour sur la pétition
Partager la pétition
Pétition lancée le 14 octobre 2021