

Emmanuel, Jean-Luc, Sylvia, Yannick, présentez-vous à la primaire !


Emmanuel, Jean-Luc, Sylvia, Yannick, présentez-vous à la primaire !
Le problème
Le renoncement de François Hollande ouvre une perspective nouvelle à la primaire de la gauche. Au lieu d’un débat qui aurait été inévitablement centré sur la personne du chef de l’Etat, limité à un « pour ou contre Hollande », nous allons pouvoir avoir un vrai débat de fond.
La droite, pourtant réputée la plus bête du monde, a été capable de l’organiser, et de créer la dynamique que l’on observe. Alors pourquoi pas la gauche ?
Parce qu’on ne veut pas prendre le risque de soutenir Hollande ou Valls à la fin (argument obsolète pour l’un, pusillanime pour l’autre) ? Parce qu’on a déjà fait le deuil de cette élection ? Parce qu’on prend date pour le coup d’après (cynisme égotiste) ? Parce qu’on pense qu’on ne débat pas avec ceux avec qui on n’est pas tout à fait d’accord (drôle d’argument en démocratie) ?
Parce qu’on est devenu la gauche la plus bête du monde ?
On dirait.
Nous sommes de nombreux citoyens, engagés ou non, à faire ce mauvais rêve d’un deuxième tour Fillon - Le Pen.
Et c’est ce qui arrivera, par simple arithmétique électorale, si la gauche et les écologistes arrivent encore en ordre dispersé, sous prétexte de se compter.
Avec la montée du FN et la logique triangulaire qu’il impose, le premier tour de la présidentielle n’est plus un tour pour se compter, pour peser sur la politique du futur président : c’est un tour pour se qualifier.
L’avènement des primaires et leur succès populaire a de fait inventé un avant premier tour propre à chaque camp pour remplir cet office : bouger les lignes, se compter, mesurer le poids de chaque tendance, après un débat démocratique ouvert, large et transparent. Idées contre idées. Projets contre projets. Sur la base d’un socle commun de valeurs qu’il serait facile d’identifier, si les egos étaient rangés et les bonnes volontés réunies.
J’entends que certains ne pourraient pas gouverner avec d’autres ; c’est stupide. La force et la beauté de la gauche, c’est sa pluralité. Son intelligence, c’est de savoir composer avec cette pluralité. C’est plus complexe que la culture monochrome du chef, de l’homme du moment et de la ligne unique, mais quand on y arrive, au plan local ou national, ça donne de belles choses, qui restent dans l’histoire. Plus tard on les appelle même des conquêtes...
Alors pour que l’on retrouve un peu d’espoir, une perspective d’une France solidaire, fraternelle, juste, écologiste, offrez-nous la chance d’un vrai débat entre toutes les couleurs de la gauche en janvier, condition de l’espoir de victoire en mai.

Le problème
Le renoncement de François Hollande ouvre une perspective nouvelle à la primaire de la gauche. Au lieu d’un débat qui aurait été inévitablement centré sur la personne du chef de l’Etat, limité à un « pour ou contre Hollande », nous allons pouvoir avoir un vrai débat de fond.
La droite, pourtant réputée la plus bête du monde, a été capable de l’organiser, et de créer la dynamique que l’on observe. Alors pourquoi pas la gauche ?
Parce qu’on ne veut pas prendre le risque de soutenir Hollande ou Valls à la fin (argument obsolète pour l’un, pusillanime pour l’autre) ? Parce qu’on a déjà fait le deuil de cette élection ? Parce qu’on prend date pour le coup d’après (cynisme égotiste) ? Parce qu’on pense qu’on ne débat pas avec ceux avec qui on n’est pas tout à fait d’accord (drôle d’argument en démocratie) ?
Parce qu’on est devenu la gauche la plus bête du monde ?
On dirait.
Nous sommes de nombreux citoyens, engagés ou non, à faire ce mauvais rêve d’un deuxième tour Fillon - Le Pen.
Et c’est ce qui arrivera, par simple arithmétique électorale, si la gauche et les écologistes arrivent encore en ordre dispersé, sous prétexte de se compter.
Avec la montée du FN et la logique triangulaire qu’il impose, le premier tour de la présidentielle n’est plus un tour pour se compter, pour peser sur la politique du futur président : c’est un tour pour se qualifier.
L’avènement des primaires et leur succès populaire a de fait inventé un avant premier tour propre à chaque camp pour remplir cet office : bouger les lignes, se compter, mesurer le poids de chaque tendance, après un débat démocratique ouvert, large et transparent. Idées contre idées. Projets contre projets. Sur la base d’un socle commun de valeurs qu’il serait facile d’identifier, si les egos étaient rangés et les bonnes volontés réunies.
J’entends que certains ne pourraient pas gouverner avec d’autres ; c’est stupide. La force et la beauté de la gauche, c’est sa pluralité. Son intelligence, c’est de savoir composer avec cette pluralité. C’est plus complexe que la culture monochrome du chef, de l’homme du moment et de la ligne unique, mais quand on y arrive, au plan local ou national, ça donne de belles choses, qui restent dans l’histoire. Plus tard on les appelle même des conquêtes...
Alors pour que l’on retrouve un peu d’espoir, une perspective d’une France solidaire, fraternelle, juste, écologiste, offrez-nous la chance d’un vrai débat entre toutes les couleurs de la gauche en janvier, condition de l’espoir de victoire en mai.

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Pétition lancée le 3 décembre 2016