Petitioning Secretary-General, United Nations Ban Ki-moon

Contribuez à assurer un océan vivant, l'alimentation et la prospérité. Proposez de nouvelles normes pour la protection de la haute mer

L'océan est en danger. Il est essentiel pour notre avenir. Faisons de sa protection une priorité de l'action des Nations Unies.

Il nous offre des aliments, de l’eau fraîche, de l’énergie, des médicaments, la moitié de l’oxygène que nous inspirons et même le cadre de nos vacances : un océan sain est essentiel à toute vie sur Terre.

Cependant, pendant trop longtemps, nous avons capturé trop de poissons, pollué aveuglément et dégradé de fragiles habitats des fonds marins. Nous poussons le système océanique jusqu’à son point de rupture, risquant ainsi notre propre santé et prospérité.

Les ressources marines et côtières atteignent une valeur de 3 000 milliards de dollars US par an – environ 5 % du PIB mondial – et, à travers le monde, 350 millions d’emplois sont liés à l’océan tandis que 97 % des pêcheurs vivent dans les pays en développement.

Mais sans la mise en œuvre de lois efficaces pour protéger un océan vivant, une minorité continuera à abuser de la liberté de la haute mer, à piller les richesses qui se trouvent sous sa surface, à prélever une part non équitable, et à en tirer profit au détriment du reste du monde, en particulier des plus pauvres.

La bonne nouvelle, c’est que nous avons l’extraordinaire possibilité de changer le cours des choses.

En septembre de cette année, l’Organisation des Nations unies (ONU) va entamer un débat sur l’avenir de la haute mer et sur la manière dont celle-ci devrait être gouvernée. Cela ne se reproduira pas de sitôt et c’est donc maintenant que nous devons tirer le meilleur parti de cette opportunité.

La haute mer – constituée des eaux internationales et recouvrant 45 % de la surface de la Terre – nous appartient à tous. Elle ressemble pourtant à un État en déliquescence au-delà de la juridiction de tout gouvernement. Personne n’en est globalement responsable, ce qui a pour conséquence alarmante un déclin important de la santé de tout l’océan.

Il est temps d’étendre l’État de droit jusqu’à cette moitié bleue de notre planète. Nous avons besoin d’un nouvel accord international (dans le cadre de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer) afin de garantir le bon état de l’océan, l’utilisation durable et équitable des ressources de la haute mer, et la préservation de celles-ci.

Cela aidera à nous assurer que nous disposons de suffisamment de nourriture pour tous, d’un accès équitable aux nouveaux médicaments issus des organismes d’eau profonde pour lutter contre le cancer et d’autres maladies graves, d’une résistance suffisante face aux effets les plus graves du changement climatique et d’une protection des habitats marins précieux contre les industries destructrices.

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est engagé en faveur de la santé et de la protection de l’océan, mais il a besoin de notre soutien pour être en position de force en septembre lorsqu’il appellera les dirigeants de la planète à préparer ce nouvel accord.

Joignez-vous à la mission pour un océan sain et vivant, et demandez à Ban Ki-moon de lancer un appel en faveur de la protection de la haute mer et de la santé de l’océan.

 

Autres versions de la pétition:

Afrique - par Trevor Manuel (Afrique du Sud)

Brésil - par Paulo Guilherme "Pinguim" Alves Cavalcanti

Canada - par Paul Martin

Chine - par Victor Chu (Hong Kong)

France - par Pascal Lamy

France - par Yann Arthus-Bertrand

Allemagne - par Hannes Jaenicke

Inde - par Ratan Tata

Japon - par Global Ocean Commission

Amérique Latine - par José María Figueres (Costa Rica) et Andrés Velasco (Chili)

Moyen Orient - par Global Ocean Commission

Russie - par Global Ocean Commission

Espagne - par Cristina Narbona

Pacifique Sud - par Foua Toloa (Tokelau)

Royaume Uni - par David Miliband 

International - par Global Ocean Commission

Letter to
Secretary-General, United Nations Ban Ki-moon
Monsieur le Secrétaire général,

Je sais que vous êtes personnellement engagé en faveur de la santé et de la protection de l’océan.

Il n’est pas besoin de vous rappeler que l’océan fournit la moitié de l’oxygène que nous inspirons, ni que des milliards d’entre nous dépendent de l’océan comme source d’aliments, d’eau potable, d’énergie, de transports et de médicaments, ni encore que ce même océan recouvre 70 % de la surface de la Terre et qu’il soutient toute forme de vie sur Terre.

De plus, étant donné que des ressources précieuses comme les médicaments seront de plus en plus souvent issues des eaux profondes à l’avenir, vous conviendrez certainement que nous devons nous assurer que les ressources marines soient protégées et gérées de manière responsable et équitable, et qu’elles doivent bénéficier à tous, y compris aux générations futures.

Trois milliards de personnes dépendent de l’océan pour leurs moyens de subsistance. Les ressources marines et côtières atteignent une valeur de 3 000 milliards de dollars US par an – environ 5 % du PIB mondial – et, à travers le monde, 350 millions d’emplois sont liés à l’océan tandis que 97 % des pêcheurs vivent dans les pays en développement.

Les scientifiques nous disent que nous poussons le système océanique jusqu’à son point de rupture et qu’en l’absence de gouvernance appropriée, nous mettons en danger la sécurité alimentaire, la prospérité mondiale, ainsi que notre propre santé et nos moyens de subsistance.

J’ai connaissance du fait que, lors de sa session débutant le 24 septembre 2014, l’Assemblée générale de l’ONU doit prendre une décision concernant la négociation d’un nouvel accord d’application sur la protection de la haute mer.

Je soutiens les nombreux États qui ont déjà appelé à l’adoption d’un accord d’application de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer qui permettrait la restauration de la productivité de l’océan, qui le protègerait de toute exploitation irresponsable, qui donnerait priorité à la santé de l’océan, qui favoriserait le partage équitable des bénéfices, et qui encouragerait la création d’aires marines protégées en haute mer afin de reconstituer les stocks de poissons.

Lors de l’allocution d’ouverture de l’Assemblée générale de septembre que vous adresserez aux dirigeants de la planète, je vous prie de bien vouloir compter ma voix parmi celles de millions d’autres qui souhaitent vous confiez, à vous ainsi qu’aux membres de l’Organisation des Nations unies, le soin d’entamer des négociations pour l’utilisation durable et la protection de la haute mer.

Il est temps que nous prenions soin correctement de notre océan. Nous vous prions d’appeler à un nouvel accord pour la protection de la haute mer et la santé de l’océan.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Secrétaire général, l’expression de ma très haute considération.