Mise à jour sur la pétitionLes mutilations commencent au bureau de vote.Rousseau, théoricien de l'autogestion du peuple
SOS men bashing
1 mars 2020

Les sociétés démocratiques sont fondées sur le mensonge. Certes, elles ne sont pas fondées exclusivement sur le mensonge. Mais cela n'empêche pas que le mensonge est une composante essentielle de la démocratie. Sans mensonge, pas de démocratie possible.

C'est pour cette raison qu'il nous faut, comme le disait Descartes dans son discours de la méthode, « ôter les opinions que nous avons reçues jusques alors en notre créance afin d'y en remettre par après, ou d'autres meilleures, ou bien les mêmes, après les avoir ajustées au niveau de la raison. »

Ajuster nos opinions au niveau de la raison, vaste programme. Plus facile à dire qu'à faire. Mais si tout ne peut être fait, cela ne veut pas dire que rien ne peut l'être. C'est pourquoi je vous propose une réflexion au sujet du Contrat social de Rousseau.

             Rousseau, théoricien de l'autogestion du peuple

Rousseau passe universellement pour le théoricien de la souveraineté du peuple parce que le pouvoir intellectuel (en premier lieu les juristes publics et les historiens) est unanime à le présenter comme le théoricien de la souveraineté du peuple. Les gens le croient bien évidemment pour diverses raisons, notamment parce qu’ils n’ont pas d’esprit critique. C'est la raison pour laquelle tous les gens, dans les sociétés occidentales, mais aussi à l’extérieur de ces sociétés, croient dur comme fer que Rousseau est l'auteur de la doctrine de la souveraineté du peuple. C'est faux. Rousseau n'est pas l'auteur de la doctrine de la souveraineté du peuple, mais l’auteur de la doctrine de l'autogestion du peuple.

La fraude introduite par Rousseau pour faire croire que sa doctrine était une doctrine de la souveraineté du peuple est l'expression : « Obéir à soi-même. » ou encore : « Exercer la souveraineté sur soi-même. » Cette manière de présenter les choses est captieuse. Si je décide de faire une action quelconque, traverser la rue, aller au cinéma, prendre un café, je fais ce que j'ai envie de faire, je n'exerce pas une souveraineté sur moi-même. Je ne me divise pas en une personne, le souverain, qui me donnerait l'ordre de traverser la rue, d'aller au cinéma ou de prendre un café, et une autre personne le sujet, qui obéirait au souverain. Cette manière de présenter les choses est absurde.

Ainsi, le système de Rousseau est un système sans souveraineté et sans État. À ma connaissance, un seul juriste public a fait cette remarque, Raymond Carré de Malberg dans sa Contribution à la théorie générale de l'État. Il écrit : « La doctrine de Rousseau, bien loin de fonder l'État et la souveraineté, implique la dénégation de l'un et de l'autre. » Raymond Carré de Malberg, Contribution à la théorie générale de l'État. N°325, p165.

Cependant, avant de louer Raymond Carré de Malberg pour sa lucidité et son honnêteté, intéressons-nous aux motifs qui l'ont amené à nous révéler que la doctrine de Rousseau ne fonde ni l'État ni la souveraineté. Si Raymond Carré de Malberg écrit cela, c'est à des fins intéressées, c'est-à-dire obscurantistes. Car Raymond Carré de Malberg, comme tous les juristes, comme tous les historiens, est un faussaire professionnel. Il est au service de l'État. Sa mission est de présenter l'État comme légitime pour amener les gens à la soumission. De ce point de vue, il exerce un pouvoir religieux inavoué. Il n'est pas un scientifique, mais un prêtre qui endoctrine des fidèles.

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