Les mutilations commencent au bureau de vote.


Les mutilations commencent au bureau de vote.
Le problème
L'indignation et la colère suscitées par l'usage sans retenue d'armes dangereuses contre des manifestants par la police, comme des grenades ou des armes à feu puissantes, a suscité de vives protestations. Un grand nombre de pétitions demandant leur interdiction ont été déposées. Certaines s'adressent directement aux responsables politiques. D'autres s'adressent à des organisations telles qu’Amnesty international ou la Cour européenne des droits de l'homme ou à des personnalités telles que le défenseur des droits en leur demandant d’intercéder auprès du pouvoir pour faire interdire ces outils à mutiler. Bien sûr, ces demandes sont légitimes, mais elles ne doivent pas nous empêcher de tenir compte de certains faits.
Le premier de ces faits est que si c'est le policier qui vise un manifestant à la tête et appuie sur la détente de son arme qui est le responsable direct de la perte d'un œil, il n'est ni le seul responsable, ni même le premier responsable. Les policiers ne décident pas de l’équipement qui leur sera attribué. C’est pourquoi la décision de les équiper d’instrument de mutilation a été prise au plus haut niveau de la hiérarchie policière et politique. Ce ne sont pas non plus les policiers qui décident des conditions dans lesquelles ils utiliseront leurs armes contre le peuple. Ils obéissent aux ordres de leur hiérarchie. Si, enfin, les policiers qui enfreignent les règles officielles d’utilisation de ces armes (ne pas viser la tête) ne sont pas sanctionnés, c'est parce que leur hiérarchie a décidé de ne pas les sanctionner. Il existe par conséquent une chaîne de complicités et de responsabilités : les politiques décident, la hiérarchie policière laisse la bride sur le cou, l’IGPN blanchit, le juge acquitte. Le policier n'est donc qu'un maillon dans une chaîne de responsabilités.
Le second fait dont nous devons tenir compte, c'est que les responsables politiques qui prennent des décisions au plus haut niveau s'abritent derrière le fait qu'ils sont le pouvoir légitime et qu'ils ont par conséquent le droit de décider comme ils l'entendent.
Il existe une chaîne de légitimation des autorités qui ordonnent l'usage des armes de mutilation. Et cette chaîne de légitimation, c'est par nous qu'elle commence. Elle commence par nos votes qui légitiment les députés. Les députés votent la loi. Le pouvoir exécutif se fonde sur la loi pour justifier ses décisions. Ainsi, alors que nous ne sommes pour rien dans la décision prise par les pouvoirs politiques d'utiliser des armes de mutilation contre des manifestants pacifiques, nous sommes pour beaucoup dans la légitimation du pouvoir politique qui a pris ces décisions.
C'est la raison pour laquelle notre devoir est de refuser nos votes à ces gens-là. Nous ne sommes pas des citoyens, nous sommes des sujets, des esclaves révoltés. Si nous nous considérions comme des citoyens, comme le pouvoir le souhaite, cela reviendrait à dire que nous considérons ce pouvoir comme le nôtre et ses décisions comme légitimes. Beaucoup pensent qu'en ne votant pas, ils laissent les autres s'exprimer à leur place. En réalité, c'est le contraire. Car le pouvoir politique considère que l'individu qui a voté a épuisé son droit d'expression et qu'il doit désormais laisser le pouvoir politique d'agir à sa guise. C’est pour cette raison, d’ailleurs, qu’il réprime violemment les manifestations. Même s’il reconnaît en parole le droit de manifester, au fond de lui-même il condamne cette forme d’expression et la considère comme illégitime. Il estime que la politique se fait à la chambre, dans les ministères, à la présidence de la république, mais pas dans la rue.
En refusant de voter, nous les empêcherons de prétendre que nous avons épuisé notre droit à l'expression en mettant un bulletin dans l’urne et nous disons que la seule manière de nous exprimer est dans la rue.
Le problème
L'indignation et la colère suscitées par l'usage sans retenue d'armes dangereuses contre des manifestants par la police, comme des grenades ou des armes à feu puissantes, a suscité de vives protestations. Un grand nombre de pétitions demandant leur interdiction ont été déposées. Certaines s'adressent directement aux responsables politiques. D'autres s'adressent à des organisations telles qu’Amnesty international ou la Cour européenne des droits de l'homme ou à des personnalités telles que le défenseur des droits en leur demandant d’intercéder auprès du pouvoir pour faire interdire ces outils à mutiler. Bien sûr, ces demandes sont légitimes, mais elles ne doivent pas nous empêcher de tenir compte de certains faits.
Le premier de ces faits est que si c'est le policier qui vise un manifestant à la tête et appuie sur la détente de son arme qui est le responsable direct de la perte d'un œil, il n'est ni le seul responsable, ni même le premier responsable. Les policiers ne décident pas de l’équipement qui leur sera attribué. C’est pourquoi la décision de les équiper d’instrument de mutilation a été prise au plus haut niveau de la hiérarchie policière et politique. Ce ne sont pas non plus les policiers qui décident des conditions dans lesquelles ils utiliseront leurs armes contre le peuple. Ils obéissent aux ordres de leur hiérarchie. Si, enfin, les policiers qui enfreignent les règles officielles d’utilisation de ces armes (ne pas viser la tête) ne sont pas sanctionnés, c'est parce que leur hiérarchie a décidé de ne pas les sanctionner. Il existe par conséquent une chaîne de complicités et de responsabilités : les politiques décident, la hiérarchie policière laisse la bride sur le cou, l’IGPN blanchit, le juge acquitte. Le policier n'est donc qu'un maillon dans une chaîne de responsabilités.
Le second fait dont nous devons tenir compte, c'est que les responsables politiques qui prennent des décisions au plus haut niveau s'abritent derrière le fait qu'ils sont le pouvoir légitime et qu'ils ont par conséquent le droit de décider comme ils l'entendent.
Il existe une chaîne de légitimation des autorités qui ordonnent l'usage des armes de mutilation. Et cette chaîne de légitimation, c'est par nous qu'elle commence. Elle commence par nos votes qui légitiment les députés. Les députés votent la loi. Le pouvoir exécutif se fonde sur la loi pour justifier ses décisions. Ainsi, alors que nous ne sommes pour rien dans la décision prise par les pouvoirs politiques d'utiliser des armes de mutilation contre des manifestants pacifiques, nous sommes pour beaucoup dans la légitimation du pouvoir politique qui a pris ces décisions.
C'est la raison pour laquelle notre devoir est de refuser nos votes à ces gens-là. Nous ne sommes pas des citoyens, nous sommes des sujets, des esclaves révoltés. Si nous nous considérions comme des citoyens, comme le pouvoir le souhaite, cela reviendrait à dire que nous considérons ce pouvoir comme le nôtre et ses décisions comme légitimes. Beaucoup pensent qu'en ne votant pas, ils laissent les autres s'exprimer à leur place. En réalité, c'est le contraire. Car le pouvoir politique considère que l'individu qui a voté a épuisé son droit d'expression et qu'il doit désormais laisser le pouvoir politique d'agir à sa guise. C’est pour cette raison, d’ailleurs, qu’il réprime violemment les manifestations. Même s’il reconnaît en parole le droit de manifester, au fond de lui-même il condamne cette forme d’expression et la considère comme illégitime. Il estime que la politique se fait à la chambre, dans les ministères, à la présidence de la république, mais pas dans la rue.
En refusant de voter, nous les empêcherons de prétendre que nous avons épuisé notre droit à l'expression en mettant un bulletin dans l’urne et nous disons que la seule manière de nous exprimer est dans la rue.
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Pétition lancée le 20 janvier 2019