Stoppons l'invasion des trottinettes en libre-service dans les rues de Paris

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15 000 solutions de mobilité partagée en libre-service et sans station d’attache encombrent les rues de Paris. Bientôt, ce seront 9, 10 ou 11 opérateurs qui déploieront 40 000 engins dans la ville.

Ni la déjà périmée loi d’orientation des mobilités (LOM), ni la charte de la Mairie de Paris, ne s’élèvent à la hauteur des enjeux. Il n’y a qu’une réponse, simple et ferme, à apporter : il faut interdire les trottinettes en free-floating.

En les soumettant à une taxe et en leur ménageant des espaces de stationnement dans le centre de la capitale, la Mairie de Paris n’encadre pas le free-floating. Au contraire, elle encourage son développement. Or, ce modèle est nuisible pour notre qualité de vie dans la ville.

C’est une absurdité écologique

Avec une durée de vie moyenne constatée de 28 jours les trottinettes électriques sont une aberration écologique et économique.

Ces dispositifs équipés de batteries au lithium, parfois rechargées avec des générateurs à essence, sont dangereux pour la ville et peuvent déverser les contenus toxiques de leurs batteries dans l’écosystème parisien, qui n’a pas besoin d’une source de pollution supplémentaire.

De plus, cette période d’exploitation est inférieure à leur durée de rentabilité. Cela indique que le seul horizon financier des opérateurs de trottinettes électriques est une hypothétique situation de monopole, qui permettrait un augmentation des prix en défaveur totale de l’usager. Il est urgent de s’assurer d’un plan de requalification des flottes des acteurs en place, afin d’éviter un cimetière de trottinettes à la prochaine faillite.


C’est un non-sens social

Un nouveau métier, payé à la tâche, s’est développé avec ces services en free-floating : les chargeurs de trottinettes. Qualifiés de partenaires par les plateformes, ces indépendants, qui ne bénéficient pas du statut de salariés, collectent et rechargent les trottinettes la nuit, dans les rues, sur leur temps de sommeil. 

Payés quelques dizaines d’euros par nuit, les chargeurs sont livrés à eux-mêmes, sans formation, ni équipement. Ce nouveau métier ubérisé ne repose ni sur un savoir-faire, ni sur une qualification et sa rémunération est fixée de manière discrétionnaire par l’opérateur.

C’est dangereux

Les trottinettes en libre-service payant obstruent les rues de la ville et perturbent le passage, de toutes et tous. Elles rendent la ville plus pénible à vivre pour les personnes à mobilité réduites, les enfants et les personnes âgées.


Le nombre de personnes blessées et tuées à trottinettes et scooter a augmenté de plus de 19% en un an à Paris. Ces dispositifs en free-floating rendent l’espace public plus dangereux encore pour les plus vulnérables.


Pour toutes ces raisons, il est nécessaire de mettre fin aux services de mobilité partagée de trottinettes en libre-service et sans station d’attache. Il existe un marché public entre la Ville de Paris et Vélib’. Pour en finir avec la concurrence des opérateurs privés, il convient de leur refuser l’octroi d’autorisation d’occupation du domaine public.

Ayons le courage d’imposer à l’anarchie du marché l’ordre des besoins humains.