

Hier, avec Sadam, Edith, Céline I. et M., ainsi que tous les amis de Sadam et les 6258 belles âmes qui nous ont soutenus, nous nous sommes octroyés le luxe du bonheur. Le luxe du répit. Pendant 24 heures, nous avons cessé d'avoir peur et portés par la vague immense de votre bienveillance, nous avons été heureux. Sadam a été heureux et a commencé à entrevoir cette toute nouvelle vie que votre mobilisation lui a offerte.
Aujourd'hui, malgré l'immense joie qui nous habite, nous nous sommes réveillés concentrés sur Salah. Aujourd'hui, Sadam s'est levé, nous nous sommes levées de nouveau habitées par la peur pour Salah qui est toujours enfermé et menacé d'expulsion vers le Soudan.
Hier, toujours pas de décision de l'OfPra, mais c'est un délai normal. Nous espérons une décision positive de l'OFPRA et peut-être pourrons nous vous annoncer un dénouement heureux. Cependant, hier, Salah est passé devant la cour d'appel qui a décidé de le maintenir en rétention. Nous craignons qu'un vol ne soit réservé pour lui cette semaine. Son nom était sur le suivant sur la liste des vols de la police. Sadam l'a vu lors de sa première tentative d'expulsion. Nous craignons qu'il ne soit expulsé dans les heures qui suivent si un avis négatif est formulé par l'OFPRA sans nous laisser le temps d'introduire un recours.
Aujourd'hui, nous avons peur, c'est vrai. Mais avec Sadam, nous avons réappris quelque chose que le trouble des temps nous avait fait oublier. Nous nous sommes souvenus qu'il ne faut jamais abandonner. Qu'il nous faut, toujours, tout tenter. Que si nous sommes fatigués, nous ne sommes pas seuls. Que si nous sommes apeurés, nous avons des bras où nous rassurer. Que notre voix porte plus loin quand nous parlons ensemble. Que nous sommes forts d'être ensemble. Que nous sommes fort de vous tous.
Salah n'est pas seul dans sa prison d'indifférence et de rejet. Vous êtes là. Nous sommes là. Pour que l'histoire ne s'arrête pas à Sadam. Yellah !
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