Aller simple pour la torture ? Ne laissez pas la France expulser Salah au Soudan

0 a signé. Allez jusqu'à 15 000 !


UPDATE 19/05
Les nouvelles ne sont pas bonnes. J'ai mis un peu de temps à les digérer et à être capable de vous les raconter. Tous les recours sont refusés les uns après les autres et l'expulsion de Salah vers le Soudan semble devenir inéluctable. Je me prépare mentalement à apprendre la nouvelle. Je frémis quand l'écran de mon téléphone affiche un numéro français.

Hier, nous avons envoyé par recommandé ce qu'on appelle un recours gracieux au Préfet du Pas-de-Calais, Fabien Sudry, et un recours hiérarchique au Ministre de l'intérieur d'un pays qui n'est même pas le mien, Christophe Castaner Je n'aurais jamais imaginé, avant tout ceci, que, dans nos pays, la vie d'un homme pouvait tenir dans les mains d'un autre, qu'il soit préfet ou ministre. Pourtant, aujourd'hui c'est bien de leur seule décision que dépend le destin de Salah. Toute une vie dans un coup de fil ou une signature sur un document.

Ces deux recommandés qui tiennent en 70 pages imprimées, où nous avons rassemblé tout ce que nous pensons devoir convaincre du danger pour Salah à être expulsé, ce sont nos dernières cartouches. Nos dernières cartouches. Et c'est d'autant plus étrange de devoir attendre le sauvetage de notre ami Salah que nous l'attendons de ceux-là même qui décident de son expulsion ou des règles qui y ont présidé. 70 pages pour convaincre un préfet ou un ministre, c'est assez ? 12.000 signatures ? Comment les convaincre alors même que Salah a échoué ?

Et qui suis-je, moi, d'ailleurs, pour juger de la qualité du récit migratoire de Salah ? Enfin de son adéquation à l'article 3 de la Convention de Genève ? Je ne suis qu'une femme, une mère, faite d'empathie et d'indignation politique, certes. Mais certainement pas une experte en trajectoires migratoires ni d'ailleurs des conflits au Soudan.

Pourquoi le croire alors quand il raconte qu'il a, à l'âge de neuf ans à peine, perdu toute sa famille dans le génocide qui a brisé le Darfour en 2003-2004 ? Et s'il n'avait pas été déplacé dans l'Est du Soudan ? Et qu'est ce qui peut me donner la preuve qu'une dizaine d'années plus tard, il a bel et bien été arrêté pour avoir tenté de venir en aide aux membres de sa tribu ? Comment savoir s'il ne me raconte pas des histoires quand il me raconte à petits mots lents et précautionneux, comme s'ils risquaient de me blesser, les jours d'emprisonnement, de coups, de peur et de torture ? A-t-il seulement eu le crâne brisé par leurs coups comme il le prétend ? C'est vrai, un certificat atteste de blessures qui corroborent son récit mais, finalement, il a tout aussi bien pu tomber d'un toit que de se faire battre. Je ne sais pas.

Je le crois. Je le crois mais je ne sais pas.

Ce que je sais, par contre, c'est que le Soudan est aujourd'hui encore le théâtre d'événements sanglants. D'événements violents. Des militaires y font feu sur des manifestants pacifiques, venus en famille protester avec dignité et courage contre la dictature.

Ce que je sais aussi c'est que le Tranitionnal military council qui a pris le pouvoir est celui des bourreaux qui ont organisé le génocide au Darfour. Qui ont, armes au poing, participé eux-mêmes à ce génocide. Aux mains aussi de la police politique qui persécute les opposants politiques depuis des dizaines d'années. Celle qui les emprisonne et les torture. Et finit parfois par les tuer.

Je sais également que, là-bas, il ne faut pas être un grand opposant politique prenant le maquis pour se battre pour la liberté, comme les romans et les films nous le font imaginer, pour être persécuté. Parfois il y suffit d'être là au mauvais endroit et au mauvais moment pour se retrouver suspendu par les chevilles, la tête dans un tonneau d'eau, ou recroquevillé par terre à chercher en vain à protéger son crâne des coups.

Ce que je sais encore c'est que des rapports attestent des mauvais traitements subis par les personnes que les pays occidentaux - la France, oui mais la Suisse, l'Italie, l'Angleterre, la Belgique aussi.- ont renvoyés là-bas. On est d'ailleurs toujours sans nouvelles de l'un des Soudanais expulsés par la France il y a plusieurs semaines. Tenter de trouver l'asile ici est un crime là-bas.

Ca devrait suffire, je crois. Au moins à avoir un doute raisonnable.

Quand je parle à Salah, là-bas, au fond de son centre de rétention, les mots sont durs à trouver. Ils se fraient un chemin dans ma gorge, presque douloureusement. Nous savons tous les deux que les dés sont jetés. Nous savons tous les deux que rien, à moins d'un miracle, ne le sauvera. Je lui dis combien je suis désolée. Combien nous sommes désolés. Je lui dis que vous êtes là. Si nombreux. Si bienveillants. Si courageux.

Salah me répond, de cette petite voix étrangement calme qu'il a. Il vous dit merci. Merci. Il me dit qu Il ne sait pas comment Mais il trouvera un moyen de nous remercier. Rendre ce que nous lui avons donne. D'ailleurs il ne comprend pas pourquoi vous faites cela pour lui. Il me dit que nous n'avons pas à faire tout cela pour lui. Que nous pouvons nous arrêter. Que je peux m'arrêter. Que je ne dois pas me tracasser pour lui. "Incha Allah, tout ira bien. Ne t'en fais pas. Ne t'en fais pas." Je crois qu'il est comme moi : il anticipe ce qui va se passer une fois qu'il aura été expulsé.

Et si je pense à ce qui lui arrivera, Salah, lui, pense à moi.

Continuez, si vous en avez le courage encore, à envoyer le même mail, un autre mail, un cri, votre voix, inlassablement. Tous les jours. Toutes les heures. Quand vous y pensez. Des que vous y pensez.
Si j'étais le préfet ou le ministre, j'attendrais sagement que nous nous fatiguions. Que nous arrêtions de dénoncer. De nous indigner. Et je le mettrais dans cet avion.

Ne fatiguons pas. Parlons. Dénonçons. Indignons-nous.

fabien.sudry@pas-de-calais.pref.gouv.fr
c.castaner@interieur.gouv.fr
copie à ankdeneve@yahoo.com

Vous êtes nombreux déjà à leur avoir adressé un mail. Ils sont magnifiques vos mails ❤️. Peut-être pourriez vous le publier sur vote mur ? avec un lien vers la pétition et en me taggant ? et par exemple avec #salah
si ce n'est pas trop demander �


UPDATE 13/05

Cette après-midi, Salah comparaissait devant le tribunal administratif de Lille. Un recours y avait été introduit pour contester la détention et l'oqtf Soudan, sur base notamment des empreintes en Espagne.
Salah nous a appelé vers 16H00 paniqué. Le juge a confirmé la détention et le Soudan. Il n'a tenu aucun compte des empreintes.

Dans l'agitation du coup de fil, nous croyons entendre les policiers parler de vol, d'aéroport, de Soudan. Nous n'y croyons pas. Comment un vol pourrait il déjà avoir été réservé sur base d'un jugement rendu dans l'instant ? Le téléphone est coupé. Salah ne répond plus. L'heure qui suit, plus moyen de le contacter.

Nous échafaudons des plans. Nous envisageons le pire. Le vol du soir vers Khartoum, c'est 22h. Pour parler aux passagers; les convaincre de refuser de s'assoir, il faut y être vers 20h00 au plus tard. Des bénévoles pourraient s'y rendre mais il faut les prévenir. Mais a-t-on seulement bien compris ? Les policiers sont ils bien occupés à amener Salah là-bas ? Cela parait tellement improbable. Je calcule le temps pour arriver jusqu'à Charles de Gaule depuis Louvain-la-Neuve. Compatible avec le cours de néerlandais de mon fils aîné ? Tout juste si je pars vers 17H30. Il faudra qu'il rentre à pied.

Salah finit par nous appeler. Il est dans la voiture de police. En direction de Paris. De nouveau, la communication est coupée.

Après deux heures d'angoisse, nous apprenons que Salah est rentré à Coquelles. Il a refusé l'expulsion. Pour cette fois, c'est bon. Mais tout va vite. Si vite. On fait le compte des recours encore disponibles. Plus beaucoup de chances, je crois, de convaincre que même si son récit n'a pas convaincu les agents de l'OFPRA, Salah est en danger là-bas.

J'ai lu son dossier et le compte-rendu de son interview. Si on en croit celui-ci, je peux comprendre pourquoi l'OFPRA n'a pas donné une réponse positive. Il est bref. Mais moi, j'ai entendu le récit de Salah dans le cadre d'une relation de confiance. Il était bien plus détaillé que ce que j'ai lu. Bien plus circonstancié. En l'écoutant, j'ai pleuré. Tout ce qu'il m'a raconté est terrible. Terrible et effrayant. Pour ce que le Soudan, la Libye et finalement l'Europe lui ont fait subir et pour cet homme droit et intègre que malgré tout il est resté, je sais que Salah mérite une deuxième chance.  Il mérite de vivre. Et d'avoir une vie.

Salah est inquiet. Il ne voudrait pas que je me sente responsable. Il me dit que tout ira bien, incha allah. Je n'y crois pas. Je ne sais pas s'il y croit.

UPDATE 11/05

Son vol est prévu lundi.
Direction : le Soudan

L'OFPRA a jugé, en trois heures d'interview, que son récit n'était pas assez circonstancié et sa demande d'asile a été finalement refusée hier soir. Un recours sera introduit mais il n'est pas suspensif de la décision d'expulsion.

Je devrais vous la raconter, moi, son histoire d'exil, vous dire sa lutte pour ses droits, vous parler de mois d'emprisonnement et de torture. Je devrais vous dire tout cela. Mais j'ai peur qu'on ne le lui fasse payer quand il sera là-bas.

Il n'a pas prévenu sa famille car ça les mettrait en danger.

Il m'a dit de ne pas pleurer.
Mais je n'y parviens pas.

Je lui ai dit de ne pas baisser les bras.
Il m'a dit "Ok" mais je sens bien qu'il n'y croit pas.

Il me dit merci. ll dit qu'il emportera avec lui le souvenir des 7000 personnes qui ont signé pour lui.

Je lui ai dit que je me battrai encore. Je lui ai dit que nous étions nombreux. Qu'il nous reste deux jours pour le sauver.

Il s'appelle Salah.
Il nous reste deux jours pour le sauver.

S'il vous plait, sauvez Salah avec moi

UPDATE 10/05
La décision de l'OFPRA est finalement tombée hier soir : la demande d'asile de Salah a été refusée car son récit n'était pas assez circonstancié.
Le préfet a immédiatement pris acte et réservé un vol pour le Soudan.
Salah doit être expulsé ce lundi 13/05

Il nous reste 48 heures pour sauver Salah

UPDATE 05/05
Sadam est libre. Et devant lui une vie. Une vie pour vous faire honneur, à vous qui l'avez sauvé de l'expulsion.

A Coquelles encore, Salah. Hier, toujours pas de décision de l'OfPra pour lui, mais c'est un délai normal. Nous espérons une décision positive de l'OFPRA et peut-être pourrons nous vous annoncer un dénouement heureux. Cependant, hier, Salah est passé devant la cour d'appel qui a décidé de le maintenir en rétention. Nous craignons qu'un vol ne soit réservé pour lui cette semaine. Son nom était sur le suivant sur la liste des vols de la police. Sadam l'a vu lors de sa première tentative d'expulsion. Nous craignons qu'il ne soit expulsé dans les heures qui suivent si un avis négatif est formulé par l'OFPRA sans nous laisser le temps d'introduire un recours.

Hier, avec Sadam, Edith, Céline I. et M., ainsi que tous les amis de Sadam et les 6258 belles âmes qui nous ont soutenus, nous nous sommes octroyés le luxe du bonheur. Le luxe du répit. Pendant 24 heures, nous avons cessé d'avoir peur et portés par la vague immense de votre bienveillance, nous avons été heureux. Sadam a été heureux et a commencé à entrevoir cette toute nouvelle vie que votre mobilisation lui a offerte.

Aujourd'hui, malgré l'immense joie qui nous habite, nous nous sommes réveillés concentrés sur Salah. Aujourd'hui, Sadam s'est levé, nous nous sommes levées de nouveau habitées par la peur pour Salah qui est toujours enfermé et menacé d'expulsion vers le Soudan.

Aujourd'hui, nous avons peur, c'est vrai. Mais avec Sadam, nous avons réappris quelque chose que le trouble des temps nous avait fait oublier. Nous nous sommes souvenus qu'il ne faut jamais abandonner. Qu'il nous faut, toujours, tout tenter. Que si nous sommes fatigués, nous ne sommes pas seuls. Que si nous sommes apeurés, nous avons des bras où nous rassurer. Que notre voix porte plus loin quand nous parlons ensemble. Que nous sommes forts d'être ensemble. Que nous sommes fort de vous tous.
Salah n'est pas seul dans sa prison d'indifférence et de rejet. Vous êtes là. Nous sommes là. Pour que l'histoire ne s'arrête pas à Sadam. Yellah !

Partagez, signez, parlez, envoyez des mails, des vidéos, de tamtam et de signaux de fumée. Joignez votre voix à la nôtre.

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Il n’a rien. Ni papiers d’identité, ni smartphone, ni sac de couchage, ni sac à dos, ni veste, ni bonnet, ni gants, ni chaussures adaptées. Il est frigorifié. Il gèle. Il est 20 h 30 au lieu de rendez vous des familles hébergeuses. C’est un soir, en hiver. Il se précipite vers ma voiture pour me demander de mettre un ami soudanais mineur à l’abri pour la nuit, dans une famille. Il cède volontiers sa place au chaud et en sécurité car il a toujours pris soin des plus petits. Dans sa famille au Soudan, mais aussi en Libye et durant la traversée de la Méditerranée.

Sadam, je l'ai rencontré il y a quelques mois. Nous l'hébergeons régulièrement. Il est fier et digne, élégant discret, cultivé curieux, un brin timide. Avec son accent « british », il sert d’interprète pour ses amis et les autres gars. Sadam, c’est un peu l’intello du groupe : il rêve de master, il cherche à comprendre les dessous de la politique d’asile en Belgique, il suit l’actualité politique de son pays au jour le jour. Une force se dégage : la force d’être en vie et de garder l’espoir qu’un jour, sa vie commencera.

Comme il se plaît à me le dire en souriant, le seul amour de sa vie, c'est sa maman.  Son large sourire ne suffit pas à cacher une immense douleur. Il n'a pas eu de nouvelles de sa maman depuis 4 ans. Car Sadam a passé presque chaque jour des 4 dernières années derrière les barreaux, au Soudan, terre de dictature où tout a commencé, en Lybie, terre de désespoir, et, aujourd'hui, en France, terre des libertés.

Parfois, il fait allusion à ce qu'il a subi de l'autre côté de la mer. Mais il se tait très vite. Par pudeur. Par peur de voir le barrage se briser. Pour ne pas me faire pleurer. Son malheur : avoir du fuir un pays qui l'a emprisonné et torturé pour la seule raison de son origine. De prison en prison, de coup en coup, presque à son corps défendant, il est aujourd'hui sur le territoire français. Illégal. Il dit qu’il ne se sent plus humain.

Le 2 avril 2019, jour de son arrestation à Calais et de son incarcération au Centre de rétention de Coquelle, il a reçu un ordre de quitter le territoire français et est menacé d'expulsion vers le Soudan. Ce n'est pas une menace en l'air : depuis plusieurs semaines, et alors que là-bas le peuple manifeste sans faillir sa désespérance, la France renvoie des Soudanais vers le chaos. Vers la peur. La peur d'être repris par ceux que l'on a fui. Aujourd'hui, il a échappé de peu à une expulsion forcée. Pour éviter qu'il ne résiste, les policiers en charge de son transfert lui ont dit qu'ils l'emmenaient voir le juge.

Privé de liberté, il ne parvient plus à penser à autre chose que ce qui lui arrivera une fois expulsé. Il ne dort plus, ne mange plus. Pourtant, au milieu de tout cela, il parvient à me sourire et me dit de ne pas m'inquiéter. Car Sadam est fort. Sadam est résilient. Sadam est sorti vivant d'épreuves dont nous n'avons pas idée. Mais aujourd'hui, il a besoin de nous, de vous pour porter sa voix par delà les barreaux qui le retiennent.

Son destin est aujourd'hui dans les mains d'un seul homme. Un homme comme vous et moi. Fabien Sudry, préfet du Pas-de-Calais, a autorité pour annuler l'ordre d'expulsion. C'est à lui qu'appartient la décision. Alors, je vous implore aujourd'hui de prêter votre voix à Sadam et de la porter jusqu'à lui.

Dites à Fabien Sudry toute la beauté de l'être humain auquel on tend la main. Parlez lui de ces libertés qui vous sont chères et qui ne valent que si elles sont celles de tous. Rappelez lui, si il l'a oublié, que l'avenir d'une communauté humaine se joue dans le sort qu'elle réserve aux plus malmenés. Racontez-lui votre France. Solidaire. Intègre. Juste.

Quant à moi, Monsieur le préfet, Fabien, je vous implore. Vous tenez entre vos mains la chance d'un jeune homme courageux et souriant de devenir l'être humain qu'il promet d'être. Si on lui laisse une chance ici, si on ne le tue pas là-bas, Sadam deviendra, est déjà, un bel humain. 

Quand Sadam nous a téléphoné depuis Coquelles, il nous a dit : "Salah est avec moi. Il est nouveau, il ne connait personne ici. Tu veux bien l'aider aussi ?" J'ai rencontré Salah dans une toute petite pièce fermée à double tour du Centre de rétention. Il ne connait que quelques mots d'anglais et ce sont ses yeux qui m'ont parlé. J'y ai lu la même peur que celle qui se cache dans le sourire de mon ami Sadam.

Je ne connais pas Salah et je ne peux pas vous le raconter pour vous le faire aimer. Mais, finalement, je ne crois pas qu'il soit obligatoire de l'aimer, ni même de le connaître pour être convaincu de l'impérieuse nécessité de ne pas expulser quelqu'un, qui qu'il soit, vers le pays qui l'a discriminé, emprisonné ou torturé. On n'expulse pas un homme ou une femme qui risque d'être emprisonné, torturé ou tué. Point.

Maintenant, c'est à vous tous de jouer. Faites entendre la voix de Sadam. Faites entendre votre voix. Maintenant, Monsieur le Préfet, c'est à vous de décider. 

Ce texte est la voix d'Isabelle, Edith, Virginie, Céline et Anne-Catherine
La photo a été prise par Frédéric Moreau de Bellaing. Elle aurait pu être celle de Sadam.

Le mail de Fabien Sudry où vous pouvez porter la voix de Sadam et faire entendre la vôtre est fabien.sudry@pas-de-calais.gouv.pref.fr