Empêcher la fusion entre Télécom ParisTech et Télécom SudParis


Empêcher la fusion entre Télécom ParisTech et Télécom SudParis
Le problème
La fusion de Télécom ParisTech avec Télécom SudParis pourrait avoir des effets néfastes sur la renommée de l'école, et sur la vie professionnelle future des étudiants et anciens élèves de Télécom ParisTech.
Le projet de fusion entre les deux écoles d’ingénieurs Télécom ParisTech et Télécom SudParis est un projet ambitieux et prometteur, cependant les étudiants et les anciens élèves de Télécom ParisTech ne sont pas totalement séduits par cette fusion. Malgré beaucoup d’interventions brillantes d’Yves Poilane à ce sujet, nous restons perplexes sur les bénéfices que pourrait apporter cette fusion.
Les principaux points de discorde
Le diplôme Télécom ParisTech
Le point principal évoqué a été celui du diplôme de Télécom ParisTech. Nous craignons tous que celui-ci soit sévèrement dévalué compte tenu de la grande différence de niveau entre les deux écoles. Nous ne sommes pas sans savoir que M. Poilane a affirmé le contraire ; cependant, si on garde bien la mémoire des diplômes d’origines, beaucoup d’entreprises ne la garderont peut-être pas. Pour l’instant, une étude est en cours comme l’a précisé le directeur de Télécom ParisTech, et elle semble indiquer que les entreprises ne sanctionneront pas les anciens élèves qui auraient intégré l’école avant la fusion. Cependant, si j’ai une parfaite confiance en notre directeur, je ne peux pas en dire autant quant aux intérêts personnels futurs des entreprises.
En effet, beaucoup de personnes m’ont fait part de leurs inquiétudes sur un éventuel fossé entre ce qu’affirment les entreprises aujourd’hui et leurs choix demain, c’est aussi pour cela que ces personnes sont contre ce projet de fusion. Parmi eux, notons que beaucoup d’Alumnis ont donné leur avis sur la fusion, et leurs retours étaient plus qu’inquiétants : ils ont affirmé – certains avec beaucoup d’assurance - que les entreprises changeraient d’attitude avec les diplômés Télécom ParisTech des suites de la fusion avec Télécom SudParis, autant au niveau des embauches que des salaires proposés.
Le prestige de l’école
Nous craignons que le prestige de l’école soit très diminué en conséquence de la fusion. Tout d’abord, notons que Télécom ParisTech est une des écoles d’ingénieurs les plus prestigieuses et qu’elle se repose beaucoup dessus à l’heure actuelle ; les étudiants et les diplômés brillent beaucoup par ce prestige hors de l’école, et s’en servent parfois plus que l’enseignement lui-même. Ainsi nous avons l’impression de perdre notre excellence et notre crédibilité par cette fusion avec Télécom SudParis, école qui est bien moins dure à obtenir que Télécom ParisTech.
Cela pourrait également avoir pour conséquence une plus faible attractivité de l’école, alors que c’est évidemment l’inverse que nous souhaitons.
Le niveau intrinsèque de l’école
Dans le cas d’une fusion, aurons-nous la garantie de bénéficier d’une qualité d’enseignement similaire à celle que nous avons aujourd’hui à Télécom ParisTech ? Nous ne connaissons pas la qualité des enseignants chercheurs à Télécom SudParis et donc certains redoutent que les étudiants des prochaines années puissent avoir des cours moins intéressants. Ce point reste néanmoins légèrement en retrait, car nous avons foi en l’équipe enseignante de Télécom SudParis et en notre directeur qui est beaucoup plus avisé que nous sur ce point.
Les admissions hors CPGE
La question n’a apparemment pas été évoquée lors des échanges sur la fusion : certains étudiants se sont interrogés sur les admissions hors CPGE, notamment des étrangers et des DUT. Ils se demandent quels seraient les quotas, seraient-ils alors moins sélectifs pour laisser passer plus de monde ? Cela inquiète également d’autres étudiants, qui ont peur que le réseau se dégrade en ayant un mode de sélection plus ouvert.
Les possibilités qu’offre Télécom ParisTech
Nous craignons de perdre des possibilités suite au projet. Nous risquons de passer à côté de certaines opportunités, comme le notent certains étudiants qui citent à titre d’exemple Oxford qui risque de ne plus accepter autant d’étudiants qu’auparavant. Elle accepte en effet des élèves de Télécom ParisTech de manière régulière aujourd’hui.
La taille de l’école
Le projet vise à augmenter la taille de l’école dans l’espoir, à terme, de se révéler sur la scène internationale en tant que grande école d’ingénieurs française du numérique. Cependant, d’après les propos du directeur lui-même, cette école n’aura pas la vocation de concurrencer les universités américaines. Cela sera le rôle de l’université Paris-Saclay, qui elle le pourra sûrement.
Hors l’école risque de ne pas avoir une taille appropriée. D’une part, elle n’aura pas la taille critique nécessaire pour avoir un vrai impact à l’international, d’après les dires de M. Poilane lui-même. D’autre part, Télécom SudParis est trop imposante du point de vue de sa taille pour que la fusion soit réellement favorable à notre école.
Un autre enjeu du projet est de faire des économies d’échelles, mais il y a d’autres moyens, comme l’ont souligné un bon nombre d’étudiants, de faire des économies sans nécessairement fusionner : elles seront compilées plus bas.
L’attractivité de Télécom ParisTech
La question de l’attractivité est un enjeu majeur dans notre école aujourd’hui. Mais après la fusion, nous sommes nombreux à nous demander quelle sera, après avoir constaté toutes ces failles dans le projet, l’argument d’attractivité pour les élèves de CPGE pour qu’ils souhaitent intégrer Télécom ParisTech. Ils ne disposeront pas du diplôme de Télécom ParisTech, mais d’un diplôme commun, auront une école où le prestige sera moindre comparé à aujourd’hui. Et si on se rend plus nombreux et plus visible à l’international, c’est au prix de la possible perte de notre excellence.
Alternatives possibles à la fusion
Les alternatives suivantes ont été proposées par des étudiants et Alumnis et constituent donc seulement des ébauches d’idées pour ne pas être contraints à la fusion. Cependant certaines écoles fonctionnant très bien sans nécessité de fusionner, l’école des Mines en étant un des plus éminents exemple, je suis convaincu qu’il serait possible de creuser et d’adopter certaines de ces solutions.
La visibilité à l’international
Il est évident que l’international est le plus important moteur de la fusion. Mais ne pouvons-nous pas se démarquer à l’international sans augmenter nos effectifs ? Certains ont pour cela proposé de booster nos échanges à l’international : il faudrait changer le fonctionnement des échanges, c’est-à-dire promouvoir beaucoup plus les départs à l’étranger, comme beaucoup d’autres écoles d’ingénieurs.
Les problèmes de budget
Ce point a été évoqué succinctement plus haut, et plusieurs personnes ont proposé des pistes pour alléger les dépenses de Télécom ParisTech et lui permettre de subsister sans avoir recours à la fusion.
Parmi les idées évoquées, nous avons une idée qui était inscrite dans le projet de fusion : développer le e-learning. Ainsi certains cours pourraient être dispensés avec des coûts moindres. On pourrait donner plus d’autonomie aux étudiants et réduire les dépenses dues aux nombreuses heures de cours. Ces idées émanant d’étudiants isolés, elle pourrait ne pas être acceptée par tous mais elles sont toutefois intéressantes à mettre en œuvre.
Conclusion
Pour conclure, nous craignons sérieusement que cette fusion soit néfaste aux étudiants de Télécom ParisTech. Les deux écoles sont beaucoup trop différentes, notamment au point de vue des effectifs et du niveau des élèves. Non seulement nous ne sommes pas convaincus que notre prestige et notre excellence soient conservés, ce qui pourrait causer une perte d’attractivité extrêmement dommageable à l’école, mais en plus les ambitions de l’école résultante pourraient ne pas être abouties compte tenu que l’impact à l’international risque d’être trop superficiel.
Enfin, je pense qu’il faudrait donc se focaliser sur des solutions moins préjudiciables ; les étudiants débordent d’idées, ce serait dommage de ne pas s’en inspirer.

Le problème
La fusion de Télécom ParisTech avec Télécom SudParis pourrait avoir des effets néfastes sur la renommée de l'école, et sur la vie professionnelle future des étudiants et anciens élèves de Télécom ParisTech.
Le projet de fusion entre les deux écoles d’ingénieurs Télécom ParisTech et Télécom SudParis est un projet ambitieux et prometteur, cependant les étudiants et les anciens élèves de Télécom ParisTech ne sont pas totalement séduits par cette fusion. Malgré beaucoup d’interventions brillantes d’Yves Poilane à ce sujet, nous restons perplexes sur les bénéfices que pourrait apporter cette fusion.
Les principaux points de discorde
Le diplôme Télécom ParisTech
Le point principal évoqué a été celui du diplôme de Télécom ParisTech. Nous craignons tous que celui-ci soit sévèrement dévalué compte tenu de la grande différence de niveau entre les deux écoles. Nous ne sommes pas sans savoir que M. Poilane a affirmé le contraire ; cependant, si on garde bien la mémoire des diplômes d’origines, beaucoup d’entreprises ne la garderont peut-être pas. Pour l’instant, une étude est en cours comme l’a précisé le directeur de Télécom ParisTech, et elle semble indiquer que les entreprises ne sanctionneront pas les anciens élèves qui auraient intégré l’école avant la fusion. Cependant, si j’ai une parfaite confiance en notre directeur, je ne peux pas en dire autant quant aux intérêts personnels futurs des entreprises.
En effet, beaucoup de personnes m’ont fait part de leurs inquiétudes sur un éventuel fossé entre ce qu’affirment les entreprises aujourd’hui et leurs choix demain, c’est aussi pour cela que ces personnes sont contre ce projet de fusion. Parmi eux, notons que beaucoup d’Alumnis ont donné leur avis sur la fusion, et leurs retours étaient plus qu’inquiétants : ils ont affirmé – certains avec beaucoup d’assurance - que les entreprises changeraient d’attitude avec les diplômés Télécom ParisTech des suites de la fusion avec Télécom SudParis, autant au niveau des embauches que des salaires proposés.
Le prestige de l’école
Nous craignons que le prestige de l’école soit très diminué en conséquence de la fusion. Tout d’abord, notons que Télécom ParisTech est une des écoles d’ingénieurs les plus prestigieuses et qu’elle se repose beaucoup dessus à l’heure actuelle ; les étudiants et les diplômés brillent beaucoup par ce prestige hors de l’école, et s’en servent parfois plus que l’enseignement lui-même. Ainsi nous avons l’impression de perdre notre excellence et notre crédibilité par cette fusion avec Télécom SudParis, école qui est bien moins dure à obtenir que Télécom ParisTech.
Cela pourrait également avoir pour conséquence une plus faible attractivité de l’école, alors que c’est évidemment l’inverse que nous souhaitons.
Le niveau intrinsèque de l’école
Dans le cas d’une fusion, aurons-nous la garantie de bénéficier d’une qualité d’enseignement similaire à celle que nous avons aujourd’hui à Télécom ParisTech ? Nous ne connaissons pas la qualité des enseignants chercheurs à Télécom SudParis et donc certains redoutent que les étudiants des prochaines années puissent avoir des cours moins intéressants. Ce point reste néanmoins légèrement en retrait, car nous avons foi en l’équipe enseignante de Télécom SudParis et en notre directeur qui est beaucoup plus avisé que nous sur ce point.
Les admissions hors CPGE
La question n’a apparemment pas été évoquée lors des échanges sur la fusion : certains étudiants se sont interrogés sur les admissions hors CPGE, notamment des étrangers et des DUT. Ils se demandent quels seraient les quotas, seraient-ils alors moins sélectifs pour laisser passer plus de monde ? Cela inquiète également d’autres étudiants, qui ont peur que le réseau se dégrade en ayant un mode de sélection plus ouvert.
Les possibilités qu’offre Télécom ParisTech
Nous craignons de perdre des possibilités suite au projet. Nous risquons de passer à côté de certaines opportunités, comme le notent certains étudiants qui citent à titre d’exemple Oxford qui risque de ne plus accepter autant d’étudiants qu’auparavant. Elle accepte en effet des élèves de Télécom ParisTech de manière régulière aujourd’hui.
La taille de l’école
Le projet vise à augmenter la taille de l’école dans l’espoir, à terme, de se révéler sur la scène internationale en tant que grande école d’ingénieurs française du numérique. Cependant, d’après les propos du directeur lui-même, cette école n’aura pas la vocation de concurrencer les universités américaines. Cela sera le rôle de l’université Paris-Saclay, qui elle le pourra sûrement.
Hors l’école risque de ne pas avoir une taille appropriée. D’une part, elle n’aura pas la taille critique nécessaire pour avoir un vrai impact à l’international, d’après les dires de M. Poilane lui-même. D’autre part, Télécom SudParis est trop imposante du point de vue de sa taille pour que la fusion soit réellement favorable à notre école.
Un autre enjeu du projet est de faire des économies d’échelles, mais il y a d’autres moyens, comme l’ont souligné un bon nombre d’étudiants, de faire des économies sans nécessairement fusionner : elles seront compilées plus bas.
L’attractivité de Télécom ParisTech
La question de l’attractivité est un enjeu majeur dans notre école aujourd’hui. Mais après la fusion, nous sommes nombreux à nous demander quelle sera, après avoir constaté toutes ces failles dans le projet, l’argument d’attractivité pour les élèves de CPGE pour qu’ils souhaitent intégrer Télécom ParisTech. Ils ne disposeront pas du diplôme de Télécom ParisTech, mais d’un diplôme commun, auront une école où le prestige sera moindre comparé à aujourd’hui. Et si on se rend plus nombreux et plus visible à l’international, c’est au prix de la possible perte de notre excellence.
Alternatives possibles à la fusion
Les alternatives suivantes ont été proposées par des étudiants et Alumnis et constituent donc seulement des ébauches d’idées pour ne pas être contraints à la fusion. Cependant certaines écoles fonctionnant très bien sans nécessité de fusionner, l’école des Mines en étant un des plus éminents exemple, je suis convaincu qu’il serait possible de creuser et d’adopter certaines de ces solutions.
La visibilité à l’international
Il est évident que l’international est le plus important moteur de la fusion. Mais ne pouvons-nous pas se démarquer à l’international sans augmenter nos effectifs ? Certains ont pour cela proposé de booster nos échanges à l’international : il faudrait changer le fonctionnement des échanges, c’est-à-dire promouvoir beaucoup plus les départs à l’étranger, comme beaucoup d’autres écoles d’ingénieurs.
Les problèmes de budget
Ce point a été évoqué succinctement plus haut, et plusieurs personnes ont proposé des pistes pour alléger les dépenses de Télécom ParisTech et lui permettre de subsister sans avoir recours à la fusion.
Parmi les idées évoquées, nous avons une idée qui était inscrite dans le projet de fusion : développer le e-learning. Ainsi certains cours pourraient être dispensés avec des coûts moindres. On pourrait donner plus d’autonomie aux étudiants et réduire les dépenses dues aux nombreuses heures de cours. Ces idées émanant d’étudiants isolés, elle pourrait ne pas être acceptée par tous mais elles sont toutefois intéressantes à mettre en œuvre.
Conclusion
Pour conclure, nous craignons sérieusement que cette fusion soit néfaste aux étudiants de Télécom ParisTech. Les deux écoles sont beaucoup trop différentes, notamment au point de vue des effectifs et du niveau des élèves. Non seulement nous ne sommes pas convaincus que notre prestige et notre excellence soient conservés, ce qui pourrait causer une perte d’attractivité extrêmement dommageable à l’école, mais en plus les ambitions de l’école résultante pourraient ne pas être abouties compte tenu que l’impact à l’international risque d’être trop superficiel.
Enfin, je pense qu’il faudrait donc se focaliser sur des solutions moins préjudiciables ; les étudiants débordent d’idées, ce serait dommage de ne pas s’en inspirer.

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Pétition lancée le 25 novembre 2016