Accueil des allophones à l'Éducation Nationale menacé!

Accueil des allophones à l'Éducation Nationale menacé!

Le problème

Les UPE2A en collège menacées, les professeurs surchargés !

Les dispositifs d’accueil pour élèves migrants (UPE2A : Unité Pédagogique pour Elèves Allophones Arrivants) permettent aux jeunes allophones arrivant en France de suivre entre 12h et 18h de cours de français (Français Langue Seconde) par semaine pour s’insérer progressivement en 1 an dans le système scolaire français. C’est le cadre que pose la circulaire nationale relative à la scolarisation des élèves allophones (No 2012-141 du 2-10-2012), texte officiel fort malmené.

Les cours sont assurés par des professeurs formés ayant la certification FLE/FLS. Ces derniers s’occupent aussi de l’accueil, du positionnement et de l’intégration de ces élèves à leur arrivée ainsi que de leur orientation et aiguillage social (vers l’aide sociale, l’infirmière, les psychologues) ultérieur. Ce travail chronophage est réalisé grâce à l’expertise des enseignant.es de FLS dans tous les rouages des collèges et lycées et de l’Education Nationale. La souplesse du fonctionnement et les moyens alloués pour ces classes produit bien souvent des résultats et des progrès spectaculaires.

Or sous prétexte d’ouvrir plus de classes (à moyens constants), le rectorat de Dijon a décidé sans concertation de réduire les UPE2A en collège en Côte d’Or à des dispositifs de 9h de FLS/semaine, les 3h réglementaires restantes devant être prises en charge par des professeurs-documentalistes volontaires formés en à peine une journée ou imposées à des AED.  La logique du rectorat est purement comptable : à moyens constants, on veut afficher des UPE2A vitrines (nombre de dispositifs en augmentation) mais qui sont en réalité dépouillées de moyens viables pour assurer l’intégration des élèves.

Quant aux missions de positionnement, de suivi et d’orientation, on ne sait pas si elles seront dévolues aux professeurs principaux des classes dans lesquelles ces élèves seront inclus, ce qui induira forcément une surcharge énorme de travail. De plus, ce nouveau dispositif ne permettra pas aux élèves qui n’ont jamais été scolarisé.es d’être pris en charge spécifiquement. 

On déshabille Yacine pour habiller Vlady ! 

Nous réclamons

  • 18h pour tous les dispositifs UPE2A de l’académie, avec un professeur certifié, a fortiori quand ces structures accueillent des Non Scolarisés Antérieurement (NSA).
  • une réflexion sur des organisations temporaires d’accueil pour gérer l’afflux sporadique des élèves allophones en cours d’année et ainsi éviter des classes surchargées à plus de 30 élèves
  • une réelle formation pour les collègues qui auront à inclure ces élèves dans leurs classes
  • une vraie politique d’inclusion pour une prise en charge de qualité pour ces élèves qui ont aussi des besoins éducatifs particuliers

Que veut-on ? 

Soit une prise en charge qui permet aux élèves de progresser, de s’intégrer et de réussir leur parcours scolaire ?

Soit comme le met en place le rectorat, un pseudo-dispositif inefficace et maltraitant pour les élèves comme pour les professeurs ? 

Des enseignant.es d’UPE2A en colère

Soutenu.es par les organisations syndicales de Côte d’Or :

 SNES-FSU, SUD Education, CNT21, FNEC-FP-FO et CGT Educ’action. 

 

 

Cette pétition avait 741 signataires

Le problème

Les UPE2A en collège menacées, les professeurs surchargés !

Les dispositifs d’accueil pour élèves migrants (UPE2A : Unité Pédagogique pour Elèves Allophones Arrivants) permettent aux jeunes allophones arrivant en France de suivre entre 12h et 18h de cours de français (Français Langue Seconde) par semaine pour s’insérer progressivement en 1 an dans le système scolaire français. C’est le cadre que pose la circulaire nationale relative à la scolarisation des élèves allophones (No 2012-141 du 2-10-2012), texte officiel fort malmené.

Les cours sont assurés par des professeurs formés ayant la certification FLE/FLS. Ces derniers s’occupent aussi de l’accueil, du positionnement et de l’intégration de ces élèves à leur arrivée ainsi que de leur orientation et aiguillage social (vers l’aide sociale, l’infirmière, les psychologues) ultérieur. Ce travail chronophage est réalisé grâce à l’expertise des enseignant.es de FLS dans tous les rouages des collèges et lycées et de l’Education Nationale. La souplesse du fonctionnement et les moyens alloués pour ces classes produit bien souvent des résultats et des progrès spectaculaires.

Or sous prétexte d’ouvrir plus de classes (à moyens constants), le rectorat de Dijon a décidé sans concertation de réduire les UPE2A en collège en Côte d’Or à des dispositifs de 9h de FLS/semaine, les 3h réglementaires restantes devant être prises en charge par des professeurs-documentalistes volontaires formés en à peine une journée ou imposées à des AED.  La logique du rectorat est purement comptable : à moyens constants, on veut afficher des UPE2A vitrines (nombre de dispositifs en augmentation) mais qui sont en réalité dépouillées de moyens viables pour assurer l’intégration des élèves.

Quant aux missions de positionnement, de suivi et d’orientation, on ne sait pas si elles seront dévolues aux professeurs principaux des classes dans lesquelles ces élèves seront inclus, ce qui induira forcément une surcharge énorme de travail. De plus, ce nouveau dispositif ne permettra pas aux élèves qui n’ont jamais été scolarisé.es d’être pris en charge spécifiquement. 

On déshabille Yacine pour habiller Vlady ! 

Nous réclamons

  • 18h pour tous les dispositifs UPE2A de l’académie, avec un professeur certifié, a fortiori quand ces structures accueillent des Non Scolarisés Antérieurement (NSA).
  • une réflexion sur des organisations temporaires d’accueil pour gérer l’afflux sporadique des élèves allophones en cours d’année et ainsi éviter des classes surchargées à plus de 30 élèves
  • une réelle formation pour les collègues qui auront à inclure ces élèves dans leurs classes
  • une vraie politique d’inclusion pour une prise en charge de qualité pour ces élèves qui ont aussi des besoins éducatifs particuliers

Que veut-on ? 

Soit une prise en charge qui permet aux élèves de progresser, de s’intégrer et de réussir leur parcours scolaire ?

Soit comme le met en place le rectorat, un pseudo-dispositif inefficace et maltraitant pour les élèves comme pour les professeurs ? 

Des enseignant.es d’UPE2A en colère

Soutenu.es par les organisations syndicales de Côte d’Or :

 SNES-FSU, SUD Education, CNT21, FNEC-FP-FO et CGT Educ’action. 

 

 

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Pétition lancée le 9 juin 2023