Plan d'urgence pour l'éducation en Seine-Saint-Denis


Plan d'urgence pour l'éducation en Seine-Saint-Denis
Le problème
Illustration : cantine de l'école Anatole-France à Pierrefitte dont le plafond s'est effondré en 2019.
La mobilisation des enseignants, parents et élèves de Seine-Saint-Denis pour obtenir un investissement d'urgence pour l'éducation témoigne des énormes carences constatées dans tout le système éducatif du département : manque d'enseignants, d'accompagnants, de personnel médical et extrême vétusté des locaux.
Aidez-nous à convaincre le gouvernement, la région et le département d'adopter un plan d'urgence pour l'éducation dans le 93 !
Un département pauvre, à la démographie en hausse et à la pyramide des âges jeune :
La Seine-Saint-Denis est le département le plus pauvre de la France métropolitaine. Avec un taux de pauvreté de 28,4 % en 2021 (données INSEE), le département se situe après la Martinique (26,8 %) et les Pyrénées-Orientales (21,2 %).
L'indice de position sociale, qui mesure le statut social des élèves à partir des professions et catégories sociales de leurs parents (donc leur chance de réussite scolaire), est également le plus faible de France métropolitaine.
La population est en hausse continue depuis 1968, avec 1 655 422 habitants en 2020, contre 1 571 028 en 2014 et 1 249 606 en 1968.
La pyramide des âges est jeune :
Cette démographie jeune et en hausse montre à elle seule qu'il faut et qu'il faudra consentir des efforts budgétaires importants pour scolariser la jeunesse du département. Et, compte-tenu de la grande précarité de beaucoup de familles, il est indispensable de fournir des moyens éducatifs au moins égaux (ce qui n'est pas le cas) et même supérieurs à ceux accordés aux autres collectivités.
Des carences importantes dans le système éducatif local :
Parents d'élèves et personnels éducatifs du département constatent tous de graves dysfonctionnements dans la scolarité des enfants du département : classes fermées ou surchargées, nombre d'enseignants insuffisant, remplacements tardifs (il faut attendre deux semaines pour obtenir le remplacement d'un enseignant), accompagnants des élèves en situation de handicap en nombre très insuffisant, extrême vétusté des locaux.
Deux rapports parlementaires, de MM. François CORNUT-GENTILLE et Rodrigue KOKOUENDO en 2018 et de Mme Christine DECODTS et M. Stéphane PEU en 2023, font état d'une situation très préoccupante pour le département et appellent à une mobilisation de moyens qui soit enfin à la hauteur de cette situation.
Une consultation auprès des écoles, collèges et lycées du département, réalisée par l'Intersyndicale 93, a montré d'importantes carences en personnel et en qualité du bâti. Les besoins sont immenses :
- 5000 postes d'enseignants,
- 175 CPE (Conseiller Principal d'Éducation),
- 650 assistants d'éducation,
- 320 assistants pédagogiques,
- 2200 AESH (Accompagnants des Élèves en Situation de Handicap),
- 2/3 des écoles en mauvais ou très mauvais état.
D'importants moyens nationaux dont l'allocation est discutable :
A l'heure où l'on déplore que l'OCDE publie les performances médiocres du système éducatif français en comparaison avec les autres pays du monde, il est impensable qu'on laisse la jeunesse du 93 dans une situation où elle ne dispose d'aucune chance de bénéficier d'une scolarité adéquate.
Au lieu d'allouer des moyens pour le renforcement des personnels enseignants et accompagnants, et pour la réparation d'un bâti dans un état de grande vétusté, on parle de l'introduction d'uniformes dans les classes dont le coût pourrait avoisinez les 2 milliards d'euros si elle devait être généralisée. Ces resources financières considérables, mobilisées pour un projet dont la pertinence pédagogique est très discutable, feraient sans aucun doute mieux d'être utilisées en partie pour améliorer les conditions d'enseignement de nos enfants.
Et c'est sans parler du coût du SNU (Service National Universel), qui est estimé à au moins 2 milliards d'euros s'il était généralisé lui-aussi.
Exigeons en nombre l'adoption d'un plan d'urgence pour l'éducation en Seine-Saint-Denis :
Parents d'élèves, élèves, enseignants et accompagnants, et plus généralement habitants de la Seine-Saint-Denis, signez cette pétition et aidez-nous à obtenir des moyens pour que notre jeunesse bénéficie de la scolarité qu'elle mérite !
Au nom des parents délégués de l'école élémentaire Joliot-Curie 2 à Montreuil.

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Le problème
Illustration : cantine de l'école Anatole-France à Pierrefitte dont le plafond s'est effondré en 2019.
La mobilisation des enseignants, parents et élèves de Seine-Saint-Denis pour obtenir un investissement d'urgence pour l'éducation témoigne des énormes carences constatées dans tout le système éducatif du département : manque d'enseignants, d'accompagnants, de personnel médical et extrême vétusté des locaux.
Aidez-nous à convaincre le gouvernement, la région et le département d'adopter un plan d'urgence pour l'éducation dans le 93 !
Un département pauvre, à la démographie en hausse et à la pyramide des âges jeune :
La Seine-Saint-Denis est le département le plus pauvre de la France métropolitaine. Avec un taux de pauvreté de 28,4 % en 2021 (données INSEE), le département se situe après la Martinique (26,8 %) et les Pyrénées-Orientales (21,2 %).
L'indice de position sociale, qui mesure le statut social des élèves à partir des professions et catégories sociales de leurs parents (donc leur chance de réussite scolaire), est également le plus faible de France métropolitaine.
La population est en hausse continue depuis 1968, avec 1 655 422 habitants en 2020, contre 1 571 028 en 2014 et 1 249 606 en 1968.
La pyramide des âges est jeune :
Cette démographie jeune et en hausse montre à elle seule qu'il faut et qu'il faudra consentir des efforts budgétaires importants pour scolariser la jeunesse du département. Et, compte-tenu de la grande précarité de beaucoup de familles, il est indispensable de fournir des moyens éducatifs au moins égaux (ce qui n'est pas le cas) et même supérieurs à ceux accordés aux autres collectivités.
Des carences importantes dans le système éducatif local :
Parents d'élèves et personnels éducatifs du département constatent tous de graves dysfonctionnements dans la scolarité des enfants du département : classes fermées ou surchargées, nombre d'enseignants insuffisant, remplacements tardifs (il faut attendre deux semaines pour obtenir le remplacement d'un enseignant), accompagnants des élèves en situation de handicap en nombre très insuffisant, extrême vétusté des locaux.
Deux rapports parlementaires, de MM. François CORNUT-GENTILLE et Rodrigue KOKOUENDO en 2018 et de Mme Christine DECODTS et M. Stéphane PEU en 2023, font état d'une situation très préoccupante pour le département et appellent à une mobilisation de moyens qui soit enfin à la hauteur de cette situation.
Une consultation auprès des écoles, collèges et lycées du département, réalisée par l'Intersyndicale 93, a montré d'importantes carences en personnel et en qualité du bâti. Les besoins sont immenses :
- 5000 postes d'enseignants,
- 175 CPE (Conseiller Principal d'Éducation),
- 650 assistants d'éducation,
- 320 assistants pédagogiques,
- 2200 AESH (Accompagnants des Élèves en Situation de Handicap),
- 2/3 des écoles en mauvais ou très mauvais état.
D'importants moyens nationaux dont l'allocation est discutable :
A l'heure où l'on déplore que l'OCDE publie les performances médiocres du système éducatif français en comparaison avec les autres pays du monde, il est impensable qu'on laisse la jeunesse du 93 dans une situation où elle ne dispose d'aucune chance de bénéficier d'une scolarité adéquate.
Au lieu d'allouer des moyens pour le renforcement des personnels enseignants et accompagnants, et pour la réparation d'un bâti dans un état de grande vétusté, on parle de l'introduction d'uniformes dans les classes dont le coût pourrait avoisinez les 2 milliards d'euros si elle devait être généralisée. Ces resources financières considérables, mobilisées pour un projet dont la pertinence pédagogique est très discutable, feraient sans aucun doute mieux d'être utilisées en partie pour améliorer les conditions d'enseignement de nos enfants.
Et c'est sans parler du coût du SNU (Service National Universel), qui est estimé à au moins 2 milliards d'euros s'il était généralisé lui-aussi.
Exigeons en nombre l'adoption d'un plan d'urgence pour l'éducation en Seine-Saint-Denis :
Parents d'élèves, élèves, enseignants et accompagnants, et plus généralement habitants de la Seine-Saint-Denis, signez cette pétition et aidez-nous à obtenir des moyens pour que notre jeunesse bénéficie de la scolarité qu'elle mérite !
Au nom des parents délégués de l'école élémentaire Joliot-Curie 2 à Montreuil.

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Les décisionnaires




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Pétition lancée le 20 mars 2024