Pour la régulation du trafic aérien à l'aéroport de Grenoble-Isère

Signataires récents:
Alexandre PARISOT et 19 autres ont signé récemment.

Le problème


Lettre ouverte des résidents de la plaine de Bièvre-Isère et de la CNABI, contact@cnabi38.com, à Mr Barbier, Président du département de l'Isère et à Mr Neuder, député de la 7ème circonscription de l'Isère :

Dans le dernier numéro du magazine du Département de l’Isère, vous écrivez :  « Notre engagement, c’est d’être à vos côtés, pour que l’Isère reste une terre où il fait bon vivre,  tournée vers l’avenir. » 

Nous souhaitons attirer votre attention sur une réalité qui contredit profondément cette affirmation  pour de nombreux habitants du territoire de Bièvre Isère, et tout particulièrement pour les milliersde riverains résidant à proximité de l’aéroport de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs. 

Depuis près de deux ans, il ne fait plus bon vivre à Saint-Hilaire-de-la-Côte ni dans de nombreuses  communes environnantes.  Les nuisances sonores liées à l’activité de l’aéroport ont atteint un niveau tel, qu’elles impactent  gravement la santé, la vie quotidienne et la valeur des biens immobiliers des riverains. 

Aviation légère particulièrement bruyante (ENAC, aéroclubs basés, sociétés de location d’avions),  tours de piste répétés, activités de loisirs non régulées – notamment le club de parachutisme, dont  les vols s’étendent du vendredi au dimanche, du lever au coucher du soleil, parfois jusqu’à dix jours  consécutifs –, arrivée de la compagnie Oyonnair, entraînements de plus en plus fréquents  d’aéroclubs non basés en raison des restrictions mises en place sur d’autres plateformes, sans  oublier les passages réguliers de jets et d’avions extérieurs :  l'augmentation de l’ensemble de ces activités, du matin au soir, week-ends et jours fériés compris,  transforme notre cadre de vie en un véritable meeting aérien permanent.  

Ces nuisances ne sont ni ponctuelles ni exceptionnelles. Elles sont quotidiennes, continues, et  s’étendent parfois jusque tard dans la nuit.  Elles affectent des habitants situés jusqu’à 20 kilomètres de l’aéroport, bien au-delà des zones  officiellement reconnues, et en l’absence de tout dispositif réel et efficace de protection des  populations.  

Pour beaucoup d’entre nous, les conséquences sont lourdes : troubles du sommeil, stress chronique,  anxiété, acouphènes, impossibilité de profiter de notre logement et de notre cadre de vie. Des  projets de vente ou d’installation sont abandonnés dès lors que les personnes prennent conscience  de la réalité des nuisances. Le territoire perd de son attractivité, et les habitants ont le sentiment  d’être durablement sacrifiés. 

L’aéroport de Grenoble Alpes Isère est géré dans le cadre d’une délégation de service public, dont le  Département est un acteur central. À ce titre, il ne peut être un simple spectateur des conséquences  de cette gestion sur la population. Or, jusqu’à présent, aucune mesure sérieuse n’a été prise pour  encadrer, limiter ou réguler les activités les plus nuisibles, malgré les alertes répétées des riverains  et des collectifs.   

La récente décision de confier la future délégation à un nouveau gestionnaire à partir de 2026  renforce encore l’inquiétude : sans cadre clair, sans exigences fortes en matière de nuisances  sonores, le risque est grand de voir la situation empirer encore. 

Monsieur le Président, « être aux côtés des Isérois » ne peut pas se résumer à un engagement de  principe. Cela suppose d’entendre celles et ceux qui souffrent, de reconnaître la réalité des  nuisances, et d’agir concrètement pour préserver la santé, le cadre de vie et l’équité territoriale. 

Nous ne demandons pas la disparition de l’aéroport. Nous demandons des règles, des limites, une  cohabitation supportable et respectueuse. Nous demandons que le droit à un environnement sain et à  une vie paisible soit enfin considéré comme une priorité, au même titre que les enjeux  économiques. 

Nous vous remercions par avance de l’attention que vous porterez à ce courrier et restons dans  l’attente d’une réponse cl

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Association CNABI38Lanceur de pétitionAssociation contre les nuisances aériennes en Bièvre Isère

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Dans le dernier numéro du magazine du Département de l’Isère, vous écrivez :  « Notre engagement, c’est d’être à vos côtés, pour que l’Isère reste une terre où il fait bon vivre,  tournée vers l’avenir. » 

Nous souhaitons attirer votre attention sur une réalité qui contredit profondément cette affirmation  pour de nombreux habitants du territoire de Bièvre Isère, et tout particulièrement pour les milliersde riverains résidant à proximité de l’aéroport de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs. 

Depuis près de deux ans, il ne fait plus bon vivre à Saint-Hilaire-de-la-Côte ni dans de nombreuses  communes environnantes.  Les nuisances sonores liées à l’activité de l’aéroport ont atteint un niveau tel, qu’elles impactent  gravement la santé, la vie quotidienne et la valeur des biens immobiliers des riverains. 

Aviation légère particulièrement bruyante (ENAC, aéroclubs basés, sociétés de location d’avions),  tours de piste répétés, activités de loisirs non régulées – notamment le club de parachutisme, dont  les vols s’étendent du vendredi au dimanche, du lever au coucher du soleil, parfois jusqu’à dix jours  consécutifs –, arrivée de la compagnie Oyonnair, entraînements de plus en plus fréquents  d’aéroclubs non basés en raison des restrictions mises en place sur d’autres plateformes, sans  oublier les passages réguliers de jets et d’avions extérieurs :  l'augmentation de l’ensemble de ces activités, du matin au soir, week-ends et jours fériés compris,  transforme notre cadre de vie en un véritable meeting aérien permanent.  

Ces nuisances ne sont ni ponctuelles ni exceptionnelles. Elles sont quotidiennes, continues, et  s’étendent parfois jusque tard dans la nuit.  Elles affectent des habitants situés jusqu’à 20 kilomètres de l’aéroport, bien au-delà des zones  officiellement reconnues, et en l’absence de tout dispositif réel et efficace de protection des  populations.  

Pour beaucoup d’entre nous, les conséquences sont lourdes : troubles du sommeil, stress chronique,  anxiété, acouphènes, impossibilité de profiter de notre logement et de notre cadre de vie. Des  projets de vente ou d’installation sont abandonnés dès lors que les personnes prennent conscience  de la réalité des nuisances. Le territoire perd de son attractivité, et les habitants ont le sentiment  d’être durablement sacrifiés. 

L’aéroport de Grenoble Alpes Isère est géré dans le cadre d’une délégation de service public, dont le  Département est un acteur central. À ce titre, il ne peut être un simple spectateur des conséquences  de cette gestion sur la population. Or, jusqu’à présent, aucune mesure sérieuse n’a été prise pour  encadrer, limiter ou réguler les activités les plus nuisibles, malgré les alertes répétées des riverains  et des collectifs.   

La récente décision de confier la future délégation à un nouveau gestionnaire à partir de 2026  renforce encore l’inquiétude : sans cadre clair, sans exigences fortes en matière de nuisances  sonores, le risque est grand de voir la situation empirer encore. 

Monsieur le Président, « être aux côtés des Isérois » ne peut pas se résumer à un engagement de  principe. Cela suppose d’entendre celles et ceux qui souffrent, de reconnaître la réalité des  nuisances, et d’agir concrètement pour préserver la santé, le cadre de vie et l’équité territoriale. 

Nous ne demandons pas la disparition de l’aéroport. Nous demandons des règles, des limites, une  cohabitation supportable et respectueuse. Nous demandons que le droit à un environnement sain et à  une vie paisible soit enfin considéré comme une priorité, au même titre que les enjeux  économiques. 

Nous vous remercions par avance de l’attention que vous porterez à ce courrier et restons dans  l’attente d’une réponse cl

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Association CNABI38Lanceur de pétitionAssociation contre les nuisances aériennes en Bièvre Isère
82 personnes ont signé cette semaine

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