Pour la régulation du trafic aérien à l'aéroport de Grenoble-Isère


Pour la régulation du trafic aérien à l'aéroport de Grenoble-Isère
Le problème
Lettre ouverte des résidents de la plaine de Bièvre-Isère et de la CNABI, contact@cnabi38.com, à Mr Barbier, Président du département de l'Isère et à Mr Neuder, député de la 7ème circonscription de l'Isère :
Dans le dernier numéro du magazine du Département de l’Isère, vous écrivez : « Notre engagement, c’est d’être à vos côtés, pour que l’Isère reste une terre où il fait bon vivre, tournée vers l’avenir. »
Nous souhaitons attirer votre attention sur une réalité qui contredit profondément cette affirmation pour de nombreux habitants du territoire de Bièvre Isère, et tout particulièrement pour les milliersde riverains résidant à proximité de l’aéroport de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs.
Depuis près de deux ans, il ne fait plus bon vivre à Saint-Hilaire-de-la-Côte ni dans de nombreuses communes environnantes. Les nuisances sonores liées à l’activité de l’aéroport ont atteint un niveau tel, qu’elles impactent gravement la santé, la vie quotidienne et la valeur des biens immobiliers des riverains.
Aviation légère particulièrement bruyante (ENAC, aéroclubs basés, sociétés de location d’avions), tours de piste répétés, activités de loisirs non régulées – notamment le club de parachutisme, dont les vols s’étendent du vendredi au dimanche, du lever au coucher du soleil, parfois jusqu’à dix jours consécutifs –, arrivée de la compagnie Oyonnair, entraînements de plus en plus fréquents d’aéroclubs non basés en raison des restrictions mises en place sur d’autres plateformes, sans oublier les passages réguliers de jets et d’avions extérieurs : l'augmentation de l’ensemble de ces activités, du matin au soir, week-ends et jours fériés compris, transforme notre cadre de vie en un véritable meeting aérien permanent.
Ces nuisances ne sont ni ponctuelles ni exceptionnelles. Elles sont quotidiennes, continues, et s’étendent parfois jusque tard dans la nuit. Elles affectent des habitants situés jusqu’à 20 kilomètres de l’aéroport, bien au-delà des zones officiellement reconnues, et en l’absence de tout dispositif réel et efficace de protection des populations.
Pour beaucoup d’entre nous, les conséquences sont lourdes : troubles du sommeil, stress chronique, anxiété, acouphènes, impossibilité de profiter de notre logement et de notre cadre de vie. Des projets de vente ou d’installation sont abandonnés dès lors que les personnes prennent conscience de la réalité des nuisances. Le territoire perd de son attractivité, et les habitants ont le sentiment d’être durablement sacrifiés.
L’aéroport de Grenoble Alpes Isère est géré dans le cadre d’une délégation de service public, dont le Département est un acteur central. À ce titre, il ne peut être un simple spectateur des conséquences de cette gestion sur la population. Or, jusqu’à présent, aucune mesure sérieuse n’a été prise pour encadrer, limiter ou réguler les activités les plus nuisibles, malgré les alertes répétées des riverains et des collectifs.
La récente décision de confier la future délégation à un nouveau gestionnaire à partir de 2026 renforce encore l’inquiétude : sans cadre clair, sans exigences fortes en matière de nuisances sonores, le risque est grand de voir la situation empirer encore.
Monsieur le Président, « être aux côtés des Isérois » ne peut pas se résumer à un engagement de principe. Cela suppose d’entendre celles et ceux qui souffrent, de reconnaître la réalité des nuisances, et d’agir concrètement pour préserver la santé, le cadre de vie et l’équité territoriale.
Nous ne demandons pas la disparition de l’aéroport. Nous demandons des règles, des limites, une cohabitation supportable et respectueuse. Nous demandons que le droit à un environnement sain et à une vie paisible soit enfin considéré comme une priorité, au même titre que les enjeux économiques.
Nous vous remercions par avance de l’attention que vous porterez à ce courrier et restons dans l’attente d’une réponse cl
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Le problème
Lettre ouverte des résidents de la plaine de Bièvre-Isère et de la CNABI, contact@cnabi38.com, à Mr Barbier, Président du département de l'Isère et à Mr Neuder, député de la 7ème circonscription de l'Isère :
Dans le dernier numéro du magazine du Département de l’Isère, vous écrivez : « Notre engagement, c’est d’être à vos côtés, pour que l’Isère reste une terre où il fait bon vivre, tournée vers l’avenir. »
Nous souhaitons attirer votre attention sur une réalité qui contredit profondément cette affirmation pour de nombreux habitants du territoire de Bièvre Isère, et tout particulièrement pour les milliersde riverains résidant à proximité de l’aéroport de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs.
Depuis près de deux ans, il ne fait plus bon vivre à Saint-Hilaire-de-la-Côte ni dans de nombreuses communes environnantes. Les nuisances sonores liées à l’activité de l’aéroport ont atteint un niveau tel, qu’elles impactent gravement la santé, la vie quotidienne et la valeur des biens immobiliers des riverains.
Aviation légère particulièrement bruyante (ENAC, aéroclubs basés, sociétés de location d’avions), tours de piste répétés, activités de loisirs non régulées – notamment le club de parachutisme, dont les vols s’étendent du vendredi au dimanche, du lever au coucher du soleil, parfois jusqu’à dix jours consécutifs –, arrivée de la compagnie Oyonnair, entraînements de plus en plus fréquents d’aéroclubs non basés en raison des restrictions mises en place sur d’autres plateformes, sans oublier les passages réguliers de jets et d’avions extérieurs : l'augmentation de l’ensemble de ces activités, du matin au soir, week-ends et jours fériés compris, transforme notre cadre de vie en un véritable meeting aérien permanent.
Ces nuisances ne sont ni ponctuelles ni exceptionnelles. Elles sont quotidiennes, continues, et s’étendent parfois jusque tard dans la nuit. Elles affectent des habitants situés jusqu’à 20 kilomètres de l’aéroport, bien au-delà des zones officiellement reconnues, et en l’absence de tout dispositif réel et efficace de protection des populations.
Pour beaucoup d’entre nous, les conséquences sont lourdes : troubles du sommeil, stress chronique, anxiété, acouphènes, impossibilité de profiter de notre logement et de notre cadre de vie. Des projets de vente ou d’installation sont abandonnés dès lors que les personnes prennent conscience de la réalité des nuisances. Le territoire perd de son attractivité, et les habitants ont le sentiment d’être durablement sacrifiés.
L’aéroport de Grenoble Alpes Isère est géré dans le cadre d’une délégation de service public, dont le Département est un acteur central. À ce titre, il ne peut être un simple spectateur des conséquences de cette gestion sur la population. Or, jusqu’à présent, aucune mesure sérieuse n’a été prise pour encadrer, limiter ou réguler les activités les plus nuisibles, malgré les alertes répétées des riverains et des collectifs.
La récente décision de confier la future délégation à un nouveau gestionnaire à partir de 2026 renforce encore l’inquiétude : sans cadre clair, sans exigences fortes en matière de nuisances sonores, le risque est grand de voir la situation empirer encore.
Monsieur le Président, « être aux côtés des Isérois » ne peut pas se résumer à un engagement de principe. Cela suppose d’entendre celles et ceux qui souffrent, de reconnaître la réalité des nuisances, et d’agir concrètement pour préserver la santé, le cadre de vie et l’équité territoriale.
Nous ne demandons pas la disparition de l’aéroport. Nous demandons des règles, des limites, une cohabitation supportable et respectueuse. Nous demandons que le droit à un environnement sain et à une vie paisible soit enfin considéré comme une priorité, au même titre que les enjeux économiques.
Nous vous remercions par avance de l’attention que vous porterez à ce courrier et restons dans l’attente d’une réponse cl
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Pétition lancée le 21 mars 2026