Pétition #WOULEAU: Appel urgent à l'eau potable en Guadeloupe


Pétition #WOULEAU: Appel urgent à l'eau potable en Guadeloupe
Le problème
L'accès à l'eau potable en Guadeloupe est problématique depuis plus de 30 ans et est devenu un enjeu vital depuis la crise du Covid-19.
- Jusqu’à 80% de l'eau produite est perdue à cause de fuites dans les réseaux. Des coupures d'eau surviennent quotidiennement et peuvent durer plus d'un mois.
- Lorsque l’eau est disponible, elle n'est pas potable en raison de :
- La vétusté des canalisations, non correctement entretenues depuis 30 ans ;
-
- La défaillance de l’assainissement : 80 % des stations d'épuration ne sont pas aux normes ;
- La pollution aux pesticides, dont le chlordécone.
- Cela entraîne des risques pour la santé tant à la maison, à l’école et à l'hôpital, qu’à la mer et à la rivière.
- L’eau au robinet, comme en supermarché, est la plus chère de France.
Cette situation touche plus de 380 000 personnes. Les personnes les plus vulnérables paient le plus lourd tribut, y compris les femmes enceintes, les enfants, les personnes âgées et les personnes vivant avec un handicap.
La violation du droit à l’eau et à l’assainissement en Guadeloupe, comme dans les autres territoires dits d'outremer, entraîne une série d’autres violations graves des droits humains de la population guadeloupéenne, en particulier les droits à la santé, à l’éducation, au logement, à l’environnement et à un niveau de vie suffisant.
Le 2 juin 2023, le Comité des droits de l’enfant de l’ONU a conclu à une urgence de santé publique et a exhorté la France à « de toute urgence alimenter la population guadeloupéenne en eau potable en attendant la mise en place effective et réparation complète des systèmes d'eau et d'assainissement et à accorder réparation et indemnisation à tous les enfants lésés, en particulier les enfants touchés par la pollution au chlordécone. ».
Cette Recommandation a été portée à l’attention des autorités qui, hélas, à ce jour ne l'ont toujours pas appliquée.
Nous demandons pour la population et les institutions publiques (écoles, hôpitaux, administrations):
- des citernes raccordées pour pallier les coupures;
- des fontaines domestiques à filtres ou bonbonnes pour pallier la non potabilité de l'eau;
- l'annulation/réduction des factures, la tarification sociale de l'eau (baisse du prix de l'eau et chèques eau) et l'arrêt des saisies sur comptes, en application de la loi Brottes 2013;
- l'information exhaustive (causes, durée, mesures de compensation et voies de réclamation) et en temps réel de la population en cas d'interdiction de consommation de l'eau.
La France sera bientôt examinée à nouveau par l’ONU. C’est l’occasion de réitérer l’appel urgent de la population à l’eau potable en Guadeloupe.
#Wouleau!
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Le problème
L'accès à l'eau potable en Guadeloupe est problématique depuis plus de 30 ans et est devenu un enjeu vital depuis la crise du Covid-19.
- Jusqu’à 80% de l'eau produite est perdue à cause de fuites dans les réseaux. Des coupures d'eau surviennent quotidiennement et peuvent durer plus d'un mois.
- Lorsque l’eau est disponible, elle n'est pas potable en raison de :
- La vétusté des canalisations, non correctement entretenues depuis 30 ans ;
-
- La défaillance de l’assainissement : 80 % des stations d'épuration ne sont pas aux normes ;
- La pollution aux pesticides, dont le chlordécone.
- Cela entraîne des risques pour la santé tant à la maison, à l’école et à l'hôpital, qu’à la mer et à la rivière.
- L’eau au robinet, comme en supermarché, est la plus chère de France.
Cette situation touche plus de 380 000 personnes. Les personnes les plus vulnérables paient le plus lourd tribut, y compris les femmes enceintes, les enfants, les personnes âgées et les personnes vivant avec un handicap.
La violation du droit à l’eau et à l’assainissement en Guadeloupe, comme dans les autres territoires dits d'outremer, entraîne une série d’autres violations graves des droits humains de la population guadeloupéenne, en particulier les droits à la santé, à l’éducation, au logement, à l’environnement et à un niveau de vie suffisant.
Le 2 juin 2023, le Comité des droits de l’enfant de l’ONU a conclu à une urgence de santé publique et a exhorté la France à « de toute urgence alimenter la population guadeloupéenne en eau potable en attendant la mise en place effective et réparation complète des systèmes d'eau et d'assainissement et à accorder réparation et indemnisation à tous les enfants lésés, en particulier les enfants touchés par la pollution au chlordécone. ».
Cette Recommandation a été portée à l’attention des autorités qui, hélas, à ce jour ne l'ont toujours pas appliquée.
Nous demandons pour la population et les institutions publiques (écoles, hôpitaux, administrations):
- des citernes raccordées pour pallier les coupures;
- des fontaines domestiques à filtres ou bonbonnes pour pallier la non potabilité de l'eau;
- l'annulation/réduction des factures, la tarification sociale de l'eau (baisse du prix de l'eau et chèques eau) et l'arrêt des saisies sur comptes, en application de la loi Brottes 2013;
- l'information exhaustive (causes, durée, mesures de compensation et voies de réclamation) et en temps réel de la population en cas d'interdiction de consommation de l'eau.
La France sera bientôt examinée à nouveau par l’ONU. C’est l’occasion de réitérer l’appel urgent de la population à l’eau potable en Guadeloupe.
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Pétition lancée le 22 septembre 2023